Coup d’œil sur les familles et l’alimentation au Canada

L’alimentation est au cœur de la vie de famille. Il s’agit bien sûr d’une nécessité biologique dont dépendent la survie et le bien-être, mais le portrait est en fait beaucoup plus large… Les choix alimentaires sont-ils seulement guidés par des caprices et des préférences individuelles? Bien souvent, l’alimentation n’est pas étrangère à l’identité culturelle, communautaire et familiale. Et parfois, ces choix nous sont en quelque sorte imposés en fonction de l’accessibilité et de la disponibilité des aliments.

Peu importe la situation, les familles parviennent à s’adapter et à réagir pour répondre aux besoins nutritionnels de chacun. Certaines familles ont souvent l’occasion de manger ensemble, et les repas familiaux sont alors l’occasion de « moduler » ces relations familiales en procurant un cadre favorable à l’expression des dynamiques internes, qu’il s’agisse de déléguer les responsabilités pour faire la cuisine, de discuter des prochaines vacances ou de négocier la corvée de vaisselle… D’autres familles sont plutôt contraintes de manger « sur le pouce », parfois en raison d’horaires chargés ou à cause des impératifs de la mobilité pour le travail.

Le document intitulé Coup d’œil sur les familles et l’alimentation au Canada jette un regard sur l’évolution des rapports qu’entretient la famille avec l’alimentation au pays, en mettant notamment en lumière diverses études et statistiques au sujet des repas familiaux, des habitudes alimentaires, de la nutrition, de la sécurité alimentaire, etc.

Quelques faits saillants…

  • En 2017, plus des six dixièmes des Canadiens interrogés (62 %) disent souper en famille au moins cinq fois par semaine.
  • Au Canada, plus du quart des personnes interrogées en 2017 (26 %) s’accordent pour dire qu’il leur est « impossible de préparer des repas ou de manger à la maison en raison des impératifs de la conciliation travail-vie personnelle ».
  • Selon les plus récentes données, 12 % des ménages au Canada (1,3 million) ont été affectés par l’insécurité alimentaire en 2014, soit 3,2 millions de personnes.
  • Plus de la moitié (52 %) des Inuits de l’Inuit Nunangat((Selon Statistique Canada : « Inuit Nunangat est la patrie des Inuits du Canada. Elle comprend les communautés incluses dans les quatre régions inuites : Nunatsiavut (la côte nord du Labrador), Nunavik (Nord du Québec), le territoire du Nunavut et la région Inuvialuit des Territoires du Nord-Ouest. Ensemble, ces régions englobent le territoire traditionnellement habité par les Inuits au Canada. » Lien : http://bit.ly/2xQYE0A)) âgés de 25 ans ou plus vivaient au sein d’un ménage touché par l’insécurité alimentaire en 2012.
  • En 2015, les ménages au Canada ont dépensé en moyenne 8 600 $ en épicerie, soit une hausse de 9,9 % par rapport à 2010.
  • Devant la hausse des prix, les quatre dixièmes des répondants qui trouvent que la facture d’épicerie s’alourdit affirment devoir faire des compromis dans leurs choix pour une saine alimentation.
  • D’après une étude menée en 2017, plus des trois quarts des Canadiens négligent de consommer le nombre recommandé de portions quotidiennes de fruits et légumes recommandées par le Guide alimentaire canadien, ce qui entraîne un fardeau socioéconomique annuel estimé à 4,39 milliards de dollars.
  • Pour le seul mois de mars 2016, plus de 863 000 personnes ont eu recours aux banques alimentaires au Canada (soit 28 % de plus qu’en 2008), et les familles avec enfants représentaient 40 % des ménages ayant eu recours à une telle aide.
  • Des travaux de recherche révèlent que la malnutrition généralisée qu’ont connue les enfants autochtones ayant fréquenté les pensionnats indiens au Canada a eu des incidences multigénérationnelles (qui persistent aujourd’hui) sur la santé et le bien-être de leurs enfants et petits-enfants, accentuant ainsi la prévalence de maladies chroniques.

Cette publication bilingue sera régulièrement mise à jour en fonction des nouvelles données. Inscrivez-vous à notre infolettre mensuelle pour connaître les mises à jour et les autres nouvelles concernant les publications, les projets et les initiatives de l’Institut Vanier.

Téléchargez le document Coup d’œil sur les familles et l’alimentation au Canada publié par l’Institut Vanier de la famille.

 

Pour en savoir davantage au sujet des familles et de l’alimentation au Canada :

 


Cette publication de la série Coup d’œil sur les statistiques est dédiée à David Northcott, CM, OM, directeur général retraité de la banque alimentaire Winnipeg Harvest, et fondateur de l’Association canadienne des banques alimentaires et de l’Association manitobaine des banques alimentaires. David a récemment achevé son deuxième mandat complet au sein du conseil d’administration de l’Institut Vanier. Toute l’équipe de l’Institut a largement bénéficié de son enthousiasme, de son dévouement pour le bien-être de la famille, ainsi que de sa grande générosité.

Publié le 20 septembre 2017

 




Données du Recensement de 2016 : nouveau regard sur le budget de la famille au Canada

La publication aujourd’hui des données sur le revenu tirées du Recensement de Statistique Canada met en relief la diversité et la complexité du budget familial, à l’image des familles elles-mêmes. Même si la question des finances familiales donne d’abord à penser au travail rémunéré, ces nouvelles données de recensement brossent un tableau élargi qui tient compte des revenus d’autres sources, comme les placements, les paiements de transfert, les avantages sociaux, l’aide sociale, etc. Par ailleurs, deux nouvelles parutions dans la série « Recensement en bref » proposent des analyses ciblées portant sur les enfants des ménages à faible revenu et les taux de cotisation à certains régimes enregistrés d’épargne.

Toutefois, ces données ne procurent pas un profil exhaustif du budget de la famille, puisqu’il faut aussi tenir compte des nombreux transferts intergénérationnels diversifiés et complexes qui échappent au Recensement, notamment la contribution financière des grands-parents au profit des plus jeunes générations (ex. : REEE, paiement des colonies de vacances), ou encore la participation financière des parents pour leurs enfants d’âge adulte (ex. : contrat de téléphonie cellulaire, etc.).

Les données du Recensement en matière de revenu jettent un éclairage utile sur certains aspects du budget familial dans une perspective élargie auxquels l’Institut Vanier s’est intéressé, entre autres :

 

Le Canada compte de plus en plus d’aînés sur le marché du travail…

  • En 2016, 14 % des aînés occupaient un emploi rémunéré, soit plus du double qu’en l’an 2000 (6 %).
  • Parmi les Canadiens qui pensent travailler après l’âge de 65 ans, environ six dixièmes des répondants le feront par nécessité, alors que les quatre dixièmes restants le feront plutôt par choix.
  • Au Canada, l’âge moyen de la retraite se situait à 63,4 ans en 2015 (par rapport à 60,9 ans en 1998).

 

Les familles jouent un rôle essentiel pour soutenir le parcours scolaire des plus jeunes générations…

  • En 2015, la moitié des nouveaux diplômés universitaires au Canada déclaraient traîner une dette d’étude, à hauteur de 27 000 $ en moyenne.
  • Au Canada, les six dixièmes des étudiants qui sortaient de l’université en 2015 affirmaient avoir bénéficié d’une aide financière aux études de la part de leurs parents, de leur famille ou d’un conjoint.

 

Pour en savoir davantage sur le budget de la famille au Canada :

 

En collaborant avec divers organismes comme Statistique Canada, l’Institut Vanier cherche à favoriser la mise en commun de faits vécus inspirants et de données de recherche probantes et factuelles en vue de mieux comprendre les familles modernes, et ce, par l’entremise de diverses ressources, publications et initiatives de participation publique. Pour en apprendre un peu plus sur la nature de notre collaboration avec Statistique Canada, consultez le blogue intitulé Découvrir les familles diversifiées du Canada avec Nora Spinks de l’Institut Vanier de la famille.

 

Pour solliciter une entrevue, communiquez avec le Col (retraité) Russell Mann, conseiller spécial de l’Institut Vanier, au 613-406-8501 ou par courriel à l’adresse :
rmann@institutvanier.ca.


Publié le 13 septembre 2017




La santé des grands-parents et le bien-être de la famille

Rachel Margolis, Ph. D.

Au Canada, quelque 7,1 millions de grands-parents et d’arrière-grands-parents procurent un apport unique, diversifié et précieux aux familles et à la société, entre autres par leur mentorat, leur rôle d’éducateurs et leur savoir-faire, ou en tant que dépositaires de la mémoire familiale. À l’instar de la population canadienne, le groupe démographique des grands-parents connaît un vieillissement rapide qui suscite certaines préoccupations dans les médias et l’opinion publique quant à l’impact éventuel de ce « tsunami gris ».

Toutefois, même s’il gagne en âge, le groupe des grands-parents serait en meilleure santé qu’il y a 30 ans si l’on se fie aux statistiques dans ce domaine. Il s’agit là d’une tendance éventuellement favorable aux familles, puisque la bonne santé des grands-parents leur permet de mieux contribuer à la vie de famille et d’aider les plus jeunes générations à assumer diverses responsabilités familiales, comme les soins aux enfants et le budget du ménage.

L’amélioration de la santé des grands-parents leur permet de mieux contribuer à la vie de famille et d’aider les plus jeunes générations à assumer leur diverses responsabilités familiales.

Le Canada vieillit, et les grands-parents aussi…

Le vieillissement du groupe démographique des grands-parents fait écho à celui de l’ensemble de la population canadienne. Selon les plus récentes données du Recensement de 2016, les aînés occupent désormais 16,9 % du poids démographique au pays, soit presque deux fois plus qu’en 1981 (9,6 %). Il s’agit de la proportion la plus élevée jamais enregistrée jusqu’ici, et cette croissance devrait se poursuivre au cours des prochaines décennies : si la tendance se maintient, les Canadiens de 65 ans ou plus représenteront près du quart de la population (23 %) d’ici 2031. En outre, la tranche des Canadiens les plus âgés (100 ans ou plus) connaît actuellement la croissance la plus rapide : on comptait 8 200 centenaires en 2016 (soit 41 % de plus qu’en 2011), et ils seront vraisemblablement 40 000 d’ici 2051.

Dans un tel contexte, le vieillissement global du groupe démographique des grands-parents n’est pas une surprise. Ainsi, alors que 41 % des grands-parents avaient 65 ans ou plus en 1985, cette proportion était passée à 53 % en 2011. La représentation des grands-parents âgés de 80 ans ou plus a connu une croissance encore plus marquée, passant pratiquement du simple au double pour atteindre 13,5 % en 2011 (contre 6,8 % en 1985).

Des grands-parents plus âgés compte tenu de l’espérance de vie

L’augmentation de l’espérance de vie figure parmi les facteurs qui sous-tendent le vieillissement du groupe démographique des grands-parents. Statistique Canada estime que l’espérance de vie à la naissance suit une courbe ascendante constante, qui atteignait 83,8 ans chez les femmes et 79,6 ans chez les hommes pour la période de 2011 à 2013. Il s’agit d’un gain d’environ une décennie de vie en à peine un demi-siècle : les hommes et les femmes vivent respectivement 9,5 années et 11,2 années de plus qu’en 1960-1962.

Par ailleurs, puisque le taux de mortalité recule chez les personnes de moins de 65 ans, le nombre de Canadiens à passer ce cap s’accroît. Selon les données colligées par Statistique Canada, 86 % des filles nées entre 1980 et 1982 pouvaient espérer franchir le cap des 65 ans, mais 92 % de celles nées entre 2011 et 2013 pouvaient en espérer autant. Chez les garçons nés durant les mêmes intervalles, la proportion est passée de 75 % à 87 %.

Du reste, les gens vivent aussi plus longtemps au sein du groupe des aînés, comme en fait foi l’augmentation constante de l’espérance de vie à l’âge de 65 ans. (Cette mesure s’avère particulièrement utile pour évaluer le bien-être des populations plus âgées puisqu’elle ne tient pas compte du taux de mortalité des personnes qui n’atteignent pas 65 ans.) Selon les estimations de Statistique Canada pour la période de 2011 à 2013, l’espérance de vie à l’âge de 65 ans se situait à 21,9 années pour les femmes et à 19 années pour les hommes, soit respectivement 3 années et 4,4 années de plus qu’en 1980-1982.

Les femmes deviennent mères plus tardivement qu’auparavant, ce qui se répercute sur l’âge auquel on devient grands-parents. Par conséquent, le groupe démographique des grands-parents augmente en âge.

Parmi les facteurs responsables du vieillissement du groupe démographique des grands-parents, il faut aussi tenir compte du fait que, en règle générale, les femmes deviennent mères plus tardivement qu’auparavant, et cette tendance de la fécondité fait augmenter l’âge auquel on devient grands-parents. Depuis 1970, l’âge moyen des mères à la naissance d’un premier enfant a suivi une ascension soutenue, passant de 23,7 ans pour atteindre 28,8 ans en 2013. De même, le nombre de mères âgées de 40 ans ou plus à la naissance d’un premier enfant est en hausse : on en comptait 3 648 en 2013, comparativement à 1 172 en 1993 (+210 %). Par conséquent, si les femmes sont de plus en plus nombreuses à retarder l’âge de la procréation, elles repoussent vraisemblablement l’âge de la grand-parentalité. De nos jours, les nouveaux grands-parents sont des baby-boomers, cette génération qui a différé l’âge de la procréation des femmes pour leur permettre de se consacrer à leurs études et d’acquérir de l’expérience professionnelle. Dans le sillage de celles-ci, la génération suivante tend aussi à avoir des enfants tardivement. L’effet cumulatif de ces deux générations influence certainement la tendance à la hausse de l’âge d’accession au statut de grands-parents.

Cependant, même si le groupe démographique des grands-parents se fait vieillissant, la grand-parentalité occupe une portion de l’existence plus longue qu’auparavant. De fait, si les grands-parents accèdent à ce statut plus tard, ils vivent aussi plus longtemps pour en profiter. Cet allongement favorise les occasions de nouer, d’entretenir et de consolider des relations avec les plus jeunes générations. D’après les conclusions de mes récents travaux, compte tenu du portrait démographique actuel au Canada, les femmes pourraient être grands-parents pendant 24,3 ans en moyenne au cours de leur vie, et les hommes durant 18,9 ans. Bref, ils auront plus ou moins deux décennies pour assumer ce rôle important pour la vie de famille.

Des grands-parents plus âgés, mais en meilleure santé

Selon les données de l’Enquête sociale générale (ESG), non seulement les grands-parents canadiens vivent-ils plus longtemps, mais ils sont également susceptibles de vivre en meilleure santé qu’auparavant. Alors que 70 % d’entre eux qualifiaient leur santé de « bonne, très bonne ou excellente » en 1985, cette proportion atteignait 77 % en 2011. Corollairement, la proportion de grands-parents estimant leur état de santé « passable ou mauvais » avait reculé de 31 % à 23 % dans le même intervalle. Dans l’ensemble, les grands-parents étaient 44 % plus susceptibles de s’estimer en bonne santé en 2011 qu’en 1985.

Durant le dernier demi-siècle, diverses tendances ont favorisé la santé des grands-parents et de l’ensemble des aînés au Canada. D’une part, d’importants progrès en santé publique ont amélioré la prévention, le dépistage et le traitement des maladies. Combinés à d’autres éléments, ces progrès ont contribué à réduire considérablement les décès causés par les maladies du système circulatoire (ex. : cardiopathies), soit l’un des principaux facteurs ayant permis d’allonger l’espérance de vie chez les hommes depuis 50 ans.

D’autre part, l’amélioration de l’état de santé des grands-parents au Canada est aussi attribuable à l’augmentation du niveau de scolarité au sein de ce groupe démographique. En effet, des études ont montré que l’éducation peut avoir des incidences favorables directes et indirectes pour la santé au cours de la vie. Parmi les retombées directes, on compte notamment l’amélioration de la littératie ou des connaissances en matière de santé, des rapports entre les patients et le système de santé, ainsi que de la capacité et de la volonté de ces derniers de faire valoir leur point de vue auprès des fournisseurs de soins de santé. Quant aux retombées indirectes, elles concernent notamment la diversification des ressources disponibles (notamment les revenus) et des possibilités d’emploi (travail à plus faible risque ou moins exigeant physiquement, emploi assorti d’indemnités en cas de maladie, etc.).

Il existe un lien entre le niveau d’éducation et l’état de santé : il s’agit là d’un facteur important puisque la proportion des grands-parents ayant fait des études postsecondaires a plus que triplé en trois décennies.

Il s’agit là d’importants facteurs à prendre en compte en contexte canadien, puisque la proportion de grands-parents ayant un diplôme d’études postsecondaires a plus que triplé au pays depuis trois décennies, passant de 13 % en 1985 à près de 40 % en 2011.

La santé des grands-parents au bénéfice de la famille

L’état de santé des grands-parents peut avoir des répercussions importantes pour les familles. De fait, lorsque la santé de l’un ou de plusieurs grands-parents se dégrade, les membres de la famille sont souvent les premiers à fournir et à structurer les soins pour contribuer à leur bien-être, et à en payer la facture. Cet état de fait n’est pas à négliger dans le portrait des soins à domicile au pays, puisque les aidants familiaux assument de 70 % à 75 % des soins à domicile fournis à l’ensemble des aînés, selon le Conseil canadien de la santé.

D’après l’ESG de 2012, près des trois dixièmes des Canadiens (28 %) affirmaient avoir prodigué des soins à un membre de la famille durant l’année précédente, et le motif le plus souvent évoqué à cet égard concernait les problèmes liés au vieillissement (28 % des aidants). De tous les bénéficiaires de soins au Canada, 13 % étaient des grands-parents, et ces derniers représentaient aussi le principal groupe de bénéficiaires des jeunes aidants (de 15 à 29 ans). De fait, les quatre dixièmes d’entre eux affirmaient que leur principal bénéficiaire était un grand-parent.

Même si 95 % des aidants disent s’acquitter plutôt bien de leur charge de soins, des études ont montré que de telles responsabilités entraînent parfois des répercussions négatives selon les contextes, notamment pour le bien-être, l’avancement professionnel et le budget de la famille. Ces risques guettent particulièrement ceux qui occupent aussi un emploi rémunéré, ce qui implique les trois quarts des aidants et le tiers de tous les Canadiens en emploi.

Par contre, lorsque les grands-parents sont en bonne santé, ce sont les familles elles-mêmes qui peuvent en bénéficier, de diverses façons. Non seulement ces grands-parents nécessiteront-ils moins de soins, mais ils seront mieux à même de contribuer de manière constructive à la vie de famille, entre autres en s’occupant des enfants et en participant financièrement au budget familial.

Des grands-parents pour s’occuper des enfants des générations montantes

Bon nombre de grands-parents jouent un rôle de premier plan en s’occupant de leurs petits-enfants, épaulant ainsi les parents de la « génération intermédiaire » qui tentent de conjuguer soins aux enfants et responsabilités professionnelles. Au cours des dernières décennies, certaines tendances socioéconomiques et contextuelles convergentes ont accentué l’apport important de ces grands-parents soucieux de participer aux soins aux enfants pour le bien-être des familles.

Bon nombre de grands-parents jouent un rôle de premier plan en s’occupant de leurs petits-enfants, épaulant ainsi les parents de la « génération intermédiaire » qui tentent de conjuguer soins aux enfants et responsabilités professionnelles.

Au Canada, le nombre de couples à deux soutiens est en hausse depuis 40 ans. Alors que seulement 36 % des familles avec enfants comptaient sur deux soutiens en 1976, cette proportion a pratiquement doublé pour atteindre 6 % en 2014. Or, plus de la moitié de ces couples (51 %) sont des parents qui travaillent tous deux à plein temps. Dans un tel contexte, les services de garde non parentaux sont de plus en plus sollicités. Les données de l’ESG de 2011 en font foi : alors que presque la moitié (46 %) de tous les parents disaient avoir eu besoin de services de garde quelconques pour leurs enfants de 14 ans ou moins durant l’année précédente, cette proportion était plus marquée chez les couples de parents à deux soutiens ayant des enfants de 0 à 4 ans (71 %) ou de 5 à 14 ans (49 %).

Compte tenu de l’évolution de la structure et de la composition des familles au fil des générations, un nombre accru d’entre elles se tournent désormais vers les services de garde non parentaux. Par exemple, la proportion de familles monoparentales a fait un bond important depuis un demi-siècle : alors que celles-ci représentaient 8,4 % de toutes les familles en 1961, elles occupaient une portion de 16 % en 2016. Les données recueillies dans le cadre de l’ESG de 2011 montrent que près des six dixièmes (58 %) des parents seuls ayant des enfants de 4 ans ou moins recouraient à des services de garde non parentaux.

Dans certains cas, en l’absence de génération intermédiaire (c’est-à-dire les parents), ce sont les grands-parents qui assument l’entière responsabilité d’élever leurs petits-enfants. Cette situation touchait 12 % de tous les grands-parents vivant sous le même toit que leurs petits-enfants selon l’ESG de 2011, qui fait état de 51 000 familles caractérisées par « l’absence d’une génération » au Canada. Les familles sans génération intermédiaire sont plus fréquentes parmi certains groupes, notamment chez les Premières Nations (28 %), les Métis (28 %) ou les Inuits (18 %), comparativement à 11 % au sein de la population non autochtone.

Enfin, lorsqu’il s’avère impossible de dénicher une place en service de garde structuré et de qualité au sein de leur collectivité, plusieurs parents se tournent vers les grands-parents. En 2014, les centres de la petite enfance réglementés ne pouvaient accueillir plus du quart (24 %) des enfants de 5 ans ou moins au pays. Même s’il s’agit là d’une amélioration notable par rapport au taux de 12 % enregistré en 1992, il n’en demeure pas moins que plus des trois quarts des enfants de ce groupe d’âge n’ont pas accès à une place en garderie réglementée. La disponibilité (ou le manque) de places en garderie n’est pas négligeable : pour les familles formées d’un couple de parents, il s’agit d’un élément déterminant susceptible d’influencer la décision de participer ou non au marché du travail.

Par ailleurs, le coût des services de garde pourrait également inciter certains parents à faire appel aux grands-parents pour s’occuper des enfants, particulièrement pour les familles vivant dans les centres urbains. En 2015, une étude sur le coût des services de garde dans les villes canadiennes a été réalisée à partir de données administratives sur les frais de garde et au terme de divers sondages téléphoniques aléatoires auprès de garderies à domicile ou de centres de la petite enfance. On a constaté que les tarifs les plus élevés au Canada étaient concentrés à Toronto, où le coût médian des services de garde non subventionnés était évalué à 1 736 $ par mois pour la garde à plein temps d’un nourrisson (moins de 18 mois) et à 1 325 $ pour les tout-petits (d’1 an et demi à 3 ans).

L’engagement des grands-parents peut favoriser le bien-être des enfants

Peu importe les raisons qui motivent les grands-parents à consacrer du temps à leurs petits-enfants, il n’en demeure pas moins que leur engagement dans la vie de famille peut contribuer au bien-être de ces derniers. Des études ont permis de constater que l’implication des grands-parents dans la vie de famille exerce un ascendant marqué sur le bien-être des enfants, et pourrait notamment favoriser leur engagement scolaire et l’adoption d’un comportement social positif. D’ailleurs, cette situation n’est pas seulement bénéfique aux enfants puisque, comme l’ont révélé d’autres travaux de recherche, les relations étroites entre grands-parents et petits-enfants ont des retombées positives pour la santé mentale des uns et des autres. Au sein des familles des Premières Nations, les grands-parents jouent aussi un rôle important auprès des générations montantes quant aux aspects culturels associés à la santé et à la guérison.

Selon certaines études, l’implication des grands-parents dans la vie de famille exerce un ascendant marqué sur le bien-être des enfants, et pourrait notamment favoriser leur engagement scolaire et l’adoption d’un comportement social positif.

Dans l’ensemble, l’amélioration de la santé des grands-parents représente une bonne nouvelle pour de nombreuses familles. En effet, plus ceux-ci sont en santé, plus ils seront en mesure de participer à diverses activités avec leurs enfants et petits-enfants. À cet égard, des études ont montré que l’état de santé des grands-parents influence directement la qualité de leurs interactions avec les jeunes.

Un appui financier important de la part de nombreux grands-parents

En outre, les grands-parents en meilleure santé sont plus susceptibles d’occuper un emploi rémunéré pour consolider leur propre situation financière ainsi que leur capacité d’aider les plus jeunes générations à cet égard.

Les grands-parents en meilleure santé sont plus susceptibles d’occuper un emploi rémunéré pour consolider leur propre situation financière tout comme leur capacité d’aider les plus jeunes générations.

Il n’existe pas beaucoup de données récentes portant précisément sur les tendances de l’emploi des grands-parents au Canada, mais l’augmentation du nombre d’aînés qui travaillent est largement documentée depuis quelques décennies. Pour la période de 1997 à 2003, le taux de participation des aînés au marché du travail a oscillé entre 6 % et 7 %, avant de connaître une hausse constante jusqu’à atteindre environ 14 % pour la première moitié de 2017 (le taux étant encore plus élevé pour le groupe des 65 à 69 ans, à hauteur de 27 %). Par conséquent, puisqu’environ 80 % des aînés au pays sont aussi des grands-parents, on peut penser qu’un nombre croissant de grands-parents occupent un emploi à l’heure actuelle.

Sachant que 8 % des grands-parents vivent au sein d’un ménage multigénérationnel, leur capacité d’y contribuer financièrement n’est donc pas à négliger. D’après les données du Recensement de 2016, ce type de ménage connaît la plus forte croissance à l’heure actuelle, en fonction d’une augmentation de près de 38 % entre 2011 et 2016, culminant à 403 810 foyers. De même, le nombre de familles sans génération intermédiaire connaît une tendance similaire, et ce mode de cohabitation s’avère plus fréquent parmi les familles autochtones et immigrantes, lesquelles occupent une portion grandissante du portrait familial au Canada.

Les ménages sans génération intermédiaire sont plus fréquents parmi les familles autochtones et immigrantes, lesquelles occupent une portion grandissante du portrait familial au Canada.

D’après les données de l’ESG de 2011, plus de la moitié (50,3 %) des quelque 584 000 grands-parents ayant adopté de tels modes de cohabitation affirmaient jouer un certain rôle sur le plan financier au sein du ménage. Toutefois, la participation au budget familial est variable et s’avère beaucoup plus élevée chez les grands-parents vivant au sein d’un ménage sans génération intermédiaire (80 %) ou d’un ménage multigénérationnel où la génération intermédiaire se compose d’un parent seul (75 %).

Diversification des liens familiaux avec les grands-parents

Au Canada, le vieillissement de la population totale en général – et du groupe démographique des grands-parents en particulier – pose certains défis sociétaux, notamment en ce qui a trait aux soins communautaires, au logement, au transport et à la sécurité du revenu. En contrepartie, l’augmentation de l’espérance de vie des grands-parents ainsi que l’amélioration globale de leur état de santé ouvre certains horizons pour les individus et leur famille. Plusieurs grands-parents contribuent déjà aux diverses responsabilités familiales en aidant les plus jeunes générations, entre autres pour les soins aux enfants et la gestion du budget familial, et cette tendance devrait se poursuivre au cours des années à venir. Il s’agit là d’une facette positive parfois oubliée lorsqu’il est question du « tsunami gris ».

Par ailleurs, puisque leur état de santé s’est généralement amélioré, bon nombre de grands-parents peuvent désormais entretenir de meilleures relations avec les plus jeunes au sein des familles, tant sur le plan quantitatif que qualitatif. En misant sur leur capacité de s’adapter et de réagir au contexte socioéconomique et culturel, les grands-parents continueront de jouer un rôle important – et probablement grandissant – dans la vie de famille, au bénéfice des générations à venir.

 


Rachel Margolis, Ph. D., est professeure agrégée au Département de sociologie de l’Université Western Ontario.

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Publié le 5 septembre 2017




Fiche infographique : les couples modernes au Canada

Si les familles évoluent au fil des générations, c’est aussi le cas des relations de couple, qui représentent un volet central du « paysage familial » au Canada. Ces changements perpétuels sont tributaires de certaines forces socioéconomiques, culturelles et contextuelles en évolution, qui façonnent la vie de famille et vice-versa.

Fréquentations, mariages, cohabitation, unions de fait : il y a autant de façons de s’unir (ou de se désunir) qu’il y a de couples… Néanmoins, certaines tendances se dessinent au pays à l’heure où les structures familiales se diversifient, où les couples se forment de plus en plus tardivement dans la vie, et où le budget familial repose sur une base plus égalitaire.

En fonction des nouvelles données du Recensement de 2016, l’Institut Vanier de la famille a produit une fiche infographique illustrant la situation des couples modernes au Canada.

Quelques faits saillants…

  • En 2016, les couples mariés représentaient 79 % de l’ensemble des couples au Canada (par rapport à 93 % en 1981).
  • Le quart des Canadiens « jamais mariés » n’ont pas l’intention de le faire.
  • En 2016, les couples en union de fait représentaient 21 % de l’ensemble des couples au Canada (comparativement à 6 % en 1981).
  • La proportion des personnes dans la vingtaine qui vivent en couple a fondu de près de moitié depuis 1981, tant chez les femmes (passant de 59 % à 37 %) que chez les hommes (de 45 % à 25 %).
  • En 2016, les familles recomposées représentaient 12,4 % de l’ensemble des familles formées d’un couple ayant des enfants de moins de 25 ans au Canada (par rapport à 12,6 % en 2011).
  • Le Canada compte 73 000 couples de même sexe, dont 12 % élèvent des enfants.
  • En 2011, un cinquième des Canadiens interrogés affirmaient que leurs parents étaient soit séparés, soit divorcés (par rapport à 10 % en 2001).
  • La proportion de personnes vivant au sein d’unions mixtes a pratiquement doublé, passant de 2,6 % en 1991 à 4,6 % en 2011((D’après Statistique Canada, les unions mixtes désignent « les couples au sein desquels un conjoint ou partenaire fait partie d’un groupe de minorités visibles, mais pas l’autre, ainsi que les couples où les deux conjoints ou partenaires appartiennent à des groupes de minorités visibles différents ».)).
  • En 2014, 69 % des couples avec enfants comptaient sur deux soutiens (comparativement à 36 % en 1976).

 
Téléchargez la fiche infographique Les couples modernes au Canada publiée par l’Institut Vanier de la famille.
 
 
Pour en savoir davantage au sujet des relations contemporaines au Canada :


Publié le 4 août 2017

 




Le Recensement de 2016 met en relief la diversité familiale au Canada

Selon les statistiques publiées aujourd’hui par Statistique Canada, les familles du Canada sont de plus en plus diversifiées. Les données du Recensement de 2016 sur les familles, les ménages et l’état matrimonial offrent un aperçu du « paysage familial » au Canada ainsi que de son évolution au fil du temps.

Outre des produits analytiques, tels que des faits saillants en tableaux, des fiches infographiques et une courte vidéo de la réalité des familles au Canada à la Confédération et aujourd’hui, trois articles de la série Recensement en bref mettent l’accent sur l’évolution des familles et de la vie familiale d’un océan à l’autre :

 

– Les jeunes adultes vivant avec leurs parents au Canada en 2016

Pour en apprendre davantage au sujet des familles modernes et des cadres familiaux au Canada :

 

Portrait de la vie familiale des enfants au Canada en 2016

Pour en apprendre davantage au sujet des enfants et des relations familiales dans toute leur diversité au Canada :

 

 Les couples de même sexe au Canada en 2016

Pour en savoir davantage au sujet des couples de même sexe au Canada :

 

Par l’entremise de diverses ressources et publications, l’Institut Vanier, en collaboration avec des organismes comme Statistique Canada, propose des faits vécus et des conclusions de recherche à propos des familles modernes, en s’inspirant de données factuelles et probantes. Pour en apprendre davantage sur notre relation avec Statistique Canada, consultez l’article Découvrir les familles diversifiées du Canada avec Nora Spinks de l’Institut Vanier de la famille, publié sur leur blogue.

Pour solliciter une entrevue, communiquez avec le Col (retraité) Russell Mann, conseiller spécial, au 613-406-8501 ou par courriel à l’adresse rmann@institutvanier.ca.

 

Pour en apprendre davantage sur l’évolution des familles et de la vie de famille au Canada :

 


Publié le 2 août 2017




Appel à tous – Symposium du Canada atlantique sur les familles, la mobilité et le travail

Travaillez-vous auprès de familles confrontées à des séparations en raison de la mobilité pour le travail dans le domaine pétrolier ou gazier, ou encore dans le secteur de la construction, du camionnage, des soins de santé, de la foresterie, des forces armées, des pêches, de l’agriculture, de l’éducation, du tourisme ou d’autres types d’emplois? Le Symposium du Canada atlantique sur les familles, la mobilité et le travail est à la recherche de conférenciers, de délégués et de commanditaires en prévision du rassemblement de l’année prochaine, qui aura lieu à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard, du 15 au 17 mai 2018.


Téléchargez un prospectus en format PDF – Merci de faire circuler l’information!

Les familles au Canada sont diversifiées et s’adaptent sans cesse aux réalités changeantes du marché du travail. Cette évolution résulte notamment de certaines mouvances sectorielles de l’emploi, ainsi que de la multiplication des emplois mobiles et précaires qui supposent souvent des déplacements importants et complexes. Cette mobilité géographique pour le travail comprend notamment des déplacements longs et complexes entre le domicile et le travail sur une base quotidienne ou régulière, et suppose parfois des absences prolongées de la maison.

Dans certains cas, il s’agit de déplacements à partir du domicile vers un milieu de travail fixe, mais aussi parfois vers des emplacements multiples, transitoires ou éloignés, voire mobiles comme pour le camionnage ou le travail ambulant. De nombreux Canadiens et de plus en plus de travailleurs venus d’ailleurs sont aujourd’hui appelés à travailler dans d’autres régions ou provinces, voire en pays étranger, ce qui les force souvent à s’éloigner de leurs proches et de leur collectivité pour faire de longues journées de travail ou à s’absenter pendant une semaine, un mois ou plus longtemps.

Le Symposium du Canada atlantique sur les familles, la mobilité et le travail mettra l’accent sur les interrelations entre les familles dans toute leur diversité, sur les différentes situations de travail et sur la mobilité géographique pour le travail en contexte canadien. Diverses études ont déjà documenté les défis associés à certains types de mobilité pour le travail (déplacements sur de longues distances ou déplacements importants sur une base quotidienne), et ce, pour certaines familles comme celles des professionnels ou des migrants occupant des emplois non spécialisés. Cependant, on s’est encore peu intéressé à l’éventail complet des enjeux liés à la mobilité géographique pour le travail en contexte canadien, qui touchent plusieurs types de familles.

Ce symposium favorisera le dialogue et les échanges parmi les intervenants qui s’emploient à étudier, à servir et à soutenir les familles touchées par la mobilité géographique pour le travail, en mettant notamment en relief les politiques et les pratiques courantes et émergentes, que ce soit à la maison, au travail ou au sein de la collectivité. Cette activité sera l’occasion de réunir (en personne ou virtuellement) différents décideurs politiques et leaders de la société civile dans divers secteurs, ou encore des chercheurs qui s’intéressent aux liens entre les familles et la mobilité géographique pour le travail au Canada, ainsi que des familles directement touchées par cette question.

Voici quelques-uns des thèmes qui alimenteront ces échanges…

À la maison :

  • Quelles sont les incidences de la mobilité géographique pour le travail par rapport à la planification familiale, aux questions touchant la fécondité et la procréation, ou encore la parentalité?
  •  Quels sont les effets de la mobilité géographique pour le travail sur les responsabilités parentales et les soins aux enfants, les soins aux aînés, ou encore les soins auprès de personnes ayant une incapacité? Dans quelle mesure les absences prolongées causées par la mobilité pour le travail affectent-elles ces relations de soins?
  •  Quelles sont les répercussions pour les familles d’origine des travailleurs migrants internationaux venus travailler temporairement au Canada atlantique?

Au travail :

  • Comment les employeurs ainsi que les organisations syndicales et professionnelles tiennent-ils compte de la situation familiale en cas d’absences prolongées?
  •  Dans quelle mesure la précarité d’emploi ou les horaires atypiques contribuent-ils à alourdir le fardeau de la mobilité géographique pour le travail, au détriment du bien-être personnel et familial des travailleurs mobiles?

Dans la collectivité :

  • Quelles sont les incidences de la mobilité sur les collectivités qui voient partir ou qui accueillent ces travailleurs mobiles? Quelles sont les conséquences pour les familles de ces derniers?
  • Comment les professionnels de la santé, les fournisseurs de services communautaires, les éducateurs, les chefs religieux ou conseillers spirituels ainsi que les autres intervenants parviennent-ils à s’adapter et à répondre le plus efficacement possible aux besoins des familles confrontées à d’importants déplacements pour le travail?

Ce symposium est organisé grâce au soutien du Partenariat en mouvement et de l’initiative « A Tale of Two Islands » (financée par le CRSH), en collaboration avec l’Institut Vanier de la famille, l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard et l’Université Memorial de Terre-Neuve.

Les organisateurs sont ouverts à toute participation ou tout partenariat avec d’autres groupes ou programmes de recherche, y compris les intervenants du secteur gouvernemental ou de la société civile qui souhaitent contribuer à mieux comprendre les interrelations entre les familles et l’emploi, ainsi que les incidences de la mobilité géographique pour le travail à cet égard. Nous invitons également les familles directement touchées par la mobilité pour le travail à participer à cette initiative.

Les personnes qui souhaiteraient prendre part à un partenariat, proposer une présentation ou participer au symposium sont priées de communiquer avec Christina Murray, Faculté des sciences infirmières, Université de l’Île-du-Prince-Édouard (à l’adresse cfmurray@upei.ca) ou avec Danielle Devereaux du Partenariat en mouvement, Université Memorial (à l’adresse devereau@mun.ca), et ce, d’ici le 15 septembre 2017.

 


Publié le 27 juillet 2017




La famille canadienne : redéfinir l’inclusion (vidéo)

Le 22 juin 2017, la directrice générale de l’Institut Vanier, Nora Spinks, participait à une présentation dans le cadre d’une série de conférences en 2017 sous le thème « La famille canadienne : redéfinir l’inclusion ». Chapeautée par l’organisme Racines de l’empathie, cette initiative réunissait divers leaders et éducateurs pour discuter de diversité, d’inclusion et de la situation des familles contemporaines au Canada.

L’un des objectifs institutionnels de l’organisme Racines de l’empathie consiste à favoriser l’inclusion. À l’occasion de cette table ronde dynamique et inspirante, Nora Spinks s’est jointe à d’autres intervenants réunis pour explorer cette réalité concrète pour les familles au Canada, aux côtés de Zeena Al Hamdan (directrice des programmes, Centre communautaire arabe de Toronto), de Paul Cormier (professeur adjoint, Université Lakehead, et membre de la Première Nation de Lake Helen – bande de Red Rock) et de Tesa Fiddler (orthopédagogue en milieu autochtone, conseil scolaire catholique de Thunder Bay). La discussion était dirigée par Cheryl Jackson (directrice des communications, Racines de l’empathie).

Pour en savoir davantage au sujet de la diversité familiale au Canada :

 

Visionnez « La famille canadienne : redéfinir l’inclusion » sur la chaîne YouTube de l’organisme Racines de l’empathie.

 


Publié le 26 juillet 2017




Faits et chiffres : les familles et les loisirs actifs au Canada (mise à jour de 2017)

Qu’il s’agisse d’une baignade à la plage en été, de glissades en hiver ou de sports structurés l’année durant, plusieurs familles privilégient un mode de vie physiquement actif dans le cadre de leurs loisirs, ce qui peut favoriser le bien-être individuel et familial. Toutefois, il est de plus en plus inquiétant de constater que le niveau d’activité physique de plusieurs Canadiens demeure en deçà du seuil recommandé, souvent à cause d’horaires trop chargés ou faute de passer un peu trop de temps « devant un écran ».

Pour en apprendre davantage sur les moyens mis en œuvre par les Canadiens de tous âges afin de rester en forme tout en s’amusant, consultez notre fiche de renseignements actualisée portant sur les familles et les loisirs actifs au Canada!

Téléchargez le document Faits et chiffres : les familles et les loisirs actifs au Canada publié par l’Institut Vanier de la famille.

 


Publié le 25 juillet 2017




Félicitations à la prochaine gouverneure générale du Canada

Au nom de l’Institut Vanier de la famille, la directrice générale, Nora Spinks, tient à féliciter Mme Julie Payette pour sa nomination à titre de 29e gouverneure générale du Canada. Sa brillante carrière et ses nombreuses réalisations sont une source d’inspiration pour les Canadiens de tous âges et de tous horizons, et nous comptons sur son leadership pour conduire le Canada vers un avenir prometteur alors qu’il vient de commémorer les 150 ans de la Confédération.

Fondé en 1965 par Son Excellence le très honorable général Georges P. Vanier et Mme Pauline Vanier, l’Institut Vanier de la famille est un organisme de bienfaisance national et indépendant, dont les activités visent à mieux comprendre la diversité et la complexité des familles, ainsi que la réalité de la vie de famille au Canada. Dans nos efforts pour concrétiser la vision des Vanier, nous proposons un vaste éventail de publications, d’initiatives de recherche, de présentations et d’interactions dans les médias sociaux afin de mieux comprendre comment les familles interagissent avec les forces socioéconomiques, contextuelles et culturelles, dans quelle mesure elles les influencent et comment elles réagissent à celles-ci.

Depuis le début de leur mandat, nous avons travaillé en étroite collaboration avec Leurs Excellences, le très honorable David Johnston et Mme Sharon Johnston dans divers contextes pour faciliter le travail de ceux et celles qui s’emploient à étudier, à servir et à soutenir les familles du Canada, dans toute leur diversité. Nous sommes heureux de poursuivre ce partenariat de longue date entre l’Institut Vanier et le Bureau du gouverneur général.

 


Publié le 14 julliet 2017




Nouvelles de l’Institut Vanier : juin 2017

Quoi de neuf?

 

Nos lectures

 

Dans les médias

  • The Changing Role of Fathers. Article de Global News avec la participation de la directrice générale de l’Institut Vanier, Nora Spinks.

 

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