Demande de propositions : Coordination de la Conférence sur les familles au Canada 2019

Les 27 et 28 mars 2019 à Ottawa, Ontario, l’Institut Vanier de la famille sera l’hôte de la Conférence sur les familles au Canada 2019 – une conférence nationale pancanadienne qui chapeautera plusieurs conférences régionales secondaires organisées conjointement avec des partenaires universitaires de partout au Canada. Cette série d’évènements uniques et inclusifs rassemblera divers chefs de file de partout au pays pour deux journées vouées à la mise en commun du savoir en vue d’amorcer un dialogue inspirant.

L’Institut Vanier de la famille sollicite des propositions concurrentielles d’organismes qualifiés qui souhaitent organiser et gérer une conférence nationale multisite.

L’entrepreneur retenu travaillera sous la supervision générale de la directrice des programmes de l’Institut Vanier et devra s’occuper notamment de la gestion des opérations et de la logistique; des activités de promotion; des inscriptions en ligne et sur le site; de la coordination et de la gestion des médias; en plus de coordonner l’accueil et d’offrir un soutien sur place aux conférenciers, aux panélistes et aux invités de marque.

De plus amples informations, y compris les exigences de qualification, les détails de l’évaluation et les instructions de présentation, se trouvent dans le document de demande de propositions :

Télécharger la DP pour la Coordination de la Conférence sur les familles au Canada 2019

Les soumissions doivent être reçues par courriel au plus tard le 21 septembre 2018 à 16 h (heure normale de l’Est). (Veuillez noter que la date limite – initialement le 10 septembre – a été reportée.)

 


Publié le 23 août 2018

Mise à jour : 13 septembre 2018




L’ancienne directrice de l’Institut Vanier Daurene Lewis est honorée à Annapolis Royal, N.-É.

Le 9 septembre 2018, Daurene Lewis, OC, ancienne membre du conseil d’administration de l’Institut Vanier de la famille, a été honorée à titre posthume à Annapolis Royal, Nouvelle-Écosse, alors que l’on rebaptisait l’hôtel de ville et que l’on dévoilait un buste de bronze en son honneur. Décédée en 2013, Daurene était une femme remarquable qui a touché des milliers de Canadiens et qui a su se distinguer comme leader au sein de la Nouvelle-Écosse ainsi que de la communauté néo-écossaise d’origine africaine.

Daurene s’est fait connaître en 1984 alors qu’elle devenait la première femme noire au Canada à être élue au poste de maire et la première femme noire à se présenter aux élections provinciales, mais ses réalisations dépassaient déjà largement l’urne électorale. Éducatrice de formation, Daurene a également assumé les fonctions de directrice du campus de l’Institute of Technology et du campus Akerley du Nova Scotia Community College, en plus d’avoir été directrice générale du Centre for Women in Business de l’Université Mount Saint Vincent. Elle était également engagée au sein de sa communauté, notamment comme présidente de l’Africville Heritage Trust, lors du rétablissement de l’Église baptiste unie Seaview, nouvellement reconstruite. Enfin, elle a siégé au conseil d’administration de l’Institut Vanier de 2005 à 2011.

Ses contributions à la santé, à l’éducation et au gouvernement local étaient bien reconnues partout au Canada ainsi qu’à l’international. Elle a été récipiendaire de l’Ordre du Canada, de la Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II, du prix Citoyen du monde des Nations Unies, du prix du Progress Club of Halifax Woman of Excellence dans la catégorie Affaires publiques

 


Publié le 12 septembre 2018




Statistique Canada : 100 ans bien comptés (événement de décembre 2018)

Statistique Canada célèbre cette année son 100e anniversaire, ce qui représente cent ans à aider les Canadiens et les chercheurs de partout dans le monde à découvrir, à explorer et à mieux comprendre les tendances démographiques, sociales et économiques qui façonnent notre pays. Au cours des cinquante dernières années, l’Institut Vanier de la famille a grandement contribué à analyser, à synthétiser, à organiser et à mobiliser les données de Statistique Canada, offrant une « perspective familiale » aux gens qui étudient, servent et soutiennent les familles au Canada.

Les 6 et 7 décembre 2018, l’Institut canadien pour les identités et les migrations, en collaboration avec Statistique Canada et l’Institut Vanier de la famille, organisera à Ottawa une conférence qui portera sur l’évolution de la population du Canada au cours des cent dernières années et sur la contribution de Statistique Canada dans l’observation et la mesure des tendances sociales et démographiques.

Statistique Canada : 100 ans bien comptés permettra un dialogue constructif entre les chercheurs, les acteurs de la société civile et les décideurs politiques à propos des défis et des innovations liés à la mesure des identités au Canada.

L’Appel de propositions est maintenant ouvert pour cet événement – veuillez partager largement! (Suivez le lien pour tous les détails.)

STATISTIQUE CANADA : 100 ANS BIEN COMPTÉS
Deuxième conférence annuelle organisée par l’Association d’études canadiennes
6 et 7 décembre 2018
Delta Hotel by Marriott Ottawa City Centre
101, rue Lyon Nord
Ottawa (Ontario)  K1R 7Y5

Pour en savoir davantage :

 


Publié le 7 septembre 2018




Date à retenir : Conférence sur les familles au Canada 2019

Les 27 et 28 mars 2019 à Ottawa, Ontario, l’Institut Vanier de la Famille sera l’hôte de la Conférence sur les familles au Canada 2019 – une conférence nationale pancanadienne qui chapeautera plusieurs conférences régionales secondaires organisées conjointement avec des partenaires universitaires de partout au Canada.

Cette série d’évènements uniques et inclusifs rassemblera divers chefs de file de partout au pays qui s’emploient à étudier, à servir et à soutenir les familles au Canada, pour deux journées vouées à la mise en commun du savoir en vue d’amorcer un dialogue inspirant.

INSCRIVEZ-VOUS à l’infolettre de la Conférence sur les familles au Canada 2019 pour connaître les mises à jour et les annonces concernant la Conférence sur les familles au Canada 2019.

Quand : 27 et 28 mars 2019

Où : Centre des congrès Infinity et virtuellement sur les campus universitaires participants à travers le Canada

Centre des congrès Infinity
2901, promenade Gibford
Gloucester (Ontario)  K1V 2L9

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Téléchargez la carte postale « Une date à retenir » de la Conférence sur les familles au Canada 2019 et partagez-la!

Demeurez à l’affût! De plus amples informations suivront bientôt, notamment le site Web de la Conférence sur les familles au Canada 2019 et de l’information sur l’inscription, les conférenciers, la trousse de commandite et plus encore!

 

Informez-vous, impliquez-vous, laissez-vous inspirer.

Courriel FAM2019@institutvanier.ca

Twitter : @InstitutVanier, #FAM2019

Facebook : www.facebook.com/FAM2019

 


Publié le 22 août 2018




Les mots pour le dire : définir la famille dans la diversité sociale

Alan Mirabelli

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Depuis plus de 50 ans, l’Institut Vanier de la famille a agi à titre de ressource nationale dédiée à l’exploration et à la compréhension des familles du Canada dans toutes leurs diversités. Au cours de cette période, l’Institut aura cherché à mobiliser les connaissances et à approfondir sa compréhension des familles canadiennes en faisant des recherches pour exposer la richesse et la complexité de la vie de famille, des familles elles-mêmes, ainsi que de leur réalité, leurs attentes et leurs aspirations. Depuis la fin des années 80, l’Institut exerce ses activités de recherche autour d’un axe central, soit la définition fonctionnelle de la famille.

L’Institut Vanier définit par le terme « famille » toute forme d’alliance durable entre deux ou plusieurs personnes, que ce soit par des liens de consentement mutuel ou par procréation, adoption ou placement, et qui assument conjointement des rôles dans des domaines de responsabilités tels que : soutien et soins offerts aux membres du groupe sur le plan physique, ajout de nouveaux membres par la procréation, l’adoption ou le placement; socialisation des enfants; encadrement social des membres; production; consommation et distribution de biens et services; soutien affectif (c’est-à-dire amour).

L’Institut Vanier cherchait une définition de la « famille » autour de laquelle on pourrait discuter plutôt que débattre. À cet égard, il était primordial de respecter le principe d’inclusion, si bien qu’il fallait nécessairement que cette définition s’applique à toutes les réalités familiales, peu importe les antécédents, la nationalité, le statut socioéconomique, l’appartenance ethnoraciale, l’orientation sexuelle ou le type de structure familiale. Or, à cette époque, les définitions utilisées par les organismes et les individus faisaient surtout écho à la réalité personnelle des intervenants appelés eux-mêmes à en formuler les termes. À partir de leur propre vécu familial, ceux-ci avaient tendance à projeter leur perception dans la sphère des politiques publiques ou dans les échanges sociologiques et communautaires.

L’Institut Vanier cherchait une définition de la « famille » autour de laquelle on pourrait discuter plutôt que débattre. À cet égard, il était primordial de respecter le principe d’inclusion.

Tout cela est tout à fait concevable, puisque les gens perçoivent généralement les institutions sociales à partir de leur propre réalité et du contexte où ils évoluent. Il est vrai que les familles n’ont jamais été homogènes, même à l’époque des débuts de l’Institut Vanier où leur structure et leur composition étaient moins diversifiées. Par conséquent, cette définition initiale de la famille ne tenait pas compte de certains modèles de famille comme les familles monoparentales, les familles reconstituées et les familles LGBTQ+. Plutôt que de s’intéresser à l’image que projettent les familles, l’Institut s’en est quant à lui plutôt remis à une définition fondée sur leur manière d’être, sans égard à leur structure particulière ou à la répartition des rôles au sein de celles-ci.

Toutefois, le caractère volontairement générique de la définition de l’Institut Vanier a d’abord suscité une certaine controverse. Dès les premières publications de l’Institut, les médias ont voulu savoir si cette définition touchait, par exemple, les familles dirigées par des parents LGBTQ+. Sans hésiter, on a répondu par l’affirmative : oui, parce que cette définition englobe sans distinction tous ceux et celles qui s’emploient à élever une nouvelle génération. Cette première controverse était sans doute inévitable. En tout cas, elle était nécessaire pour ne pas renier l’approche inclusive choisie par l’Institut.

La définition de l’Institut Vanier n’est pas conditionnée par le statut des adultes qui s’occupent de leurs enfants. La famille représente plutôt un ensemble de relations liant plusieurs individus sur une certaine période et basées sur l’entraide. Il n’est pas nécessairement question de mariage, mais plutôt d’une forme quelconque d’engagement, qu’il s’agisse d’une union de fait, de soutien monoparental ou de toute autre structure familiale. Selon une telle définition, les enfants ne sont pas une condition absolue, mais il faut nécessairement des liens entre un adulte et une autre personne, et qu’ils s’inscrivent dans une certaine continuité, ce qui suppose alors une forme d’engagement. Somme toute, la définition ne renvoie ni à un cadre ni à une structure familiale en particulier.

Plutôt que de s’intéresser à l’image que projettent les familles, l’Institut Vanier s’en est plutôt remis à une définition fondée sur leur manière d’être.

Au cours des années ayant précédé l’Année internationale de la famille, en 1994, cette définition fonctionnelle s’est révélée particulièrement pertinente, alors que les gouvernements exploraient diverses définitions de la famille pour fonder leurs politiques publiques familiales. Jusque-là, les gens cherchaient encore à légitimer la famille nucléaire ou leur propre réalité familiale, plutôt que de chercher une approche globale qui rendrait mieux compte de l’ensemble des familles. Vers le milieu des années 90, on a commencé à reprendre la définition de l’Institut Vanier dans divers ouvrages, si bien qu’elle figure aujourd’hui parmi les plus citées à l’échelle nationale dans le domaine des études sur la famille.

Du reste, cette définition engendre des échanges intéressants parce qu’elle met en relief le fait que toutes les familles accomplissent les mêmes choses, en adoptant cependant des moyens différents (même si elles semblent parfois bien similaires). Au siècle dernier, il fallait cultiver pour nourrir sa famille, c’est-à-dire préserver la nourriture en conserves ou autrement, l’apprêter et la servir aux autres membres de la famille. Quelques générations plus tard, la nourriture se trouvait plutôt à l’épicerie et les gens n’avaient plus qu’à cuisiner pour garnir les assiettes de la famille autour de la table. Désormais, les restaurants proposent aussi des plats préparés à déguster en compagnie des proches. Et cette évolution a entraîné l’apparition des supermarchés d’aujourd’hui, où l’on trouve des mets préparés tout autant que des ingrédients de base pour nourrir les familles contemporaines. Or, les familles assument toujours la même fonction essentielle, soit l’alimentation, mais grâce à des moyens différents. Autrement dit, les familles sont de nature dynamique, en ceci qu’elles accomplissent toujours les mêmes fonctions tout en s’adaptant au contexte socioéconomique et culturel en constante évolution.

Enfin, le caractère bidirectionnel des liens entre la famille et la société se reflétait aussi dans cette définition : la famille réagit et se moule aux facteurs socioéconomiques et culturels, mais elle influe également sur ces mêmes forces. En fonction des aspirations familiales, de sa volonté de participer ou non au marché du travail, ou de ses choix de consommer certains produits et services, elle provoque le changement dans son propre microcosme. Collectivement, ces petits changements s’accumulent au fil du temps pour susciter une transformation à grande échelle, c’est-à-dire dès lors que les institutions et les organismes réagissent aux modèles comportementaux des familles. Ces dernières ne sont pas seulement un pôle autour duquel les politiques gouvernementales ou de l’emploi sont élaborées : elles y prennent part, y résistent ou contribuent à les modifier en fonction de leurs besoins immédiats et personnels. Il s’agit donc d’un processus permanent de négociation et de renégociation entre la famille et la culture. Agissant comme agent de changement, les familles se conforment aussi, à certains égards, aux normes culturelles.

« L’Institut Vanier de la famille doit s’intéresser de près à la vie de famille dans toute sa diversité, c’est-à-dire non pas à l’idéal familial, mais plutôt à la réalité des gens. »
– Beryl Plumptre (ancienne directrice générale de l’Institut Vanier), 1972

Il ressort de la définition de l’Institut Vanier une certaine constante au fil du temps : en cherchant à préparer les jeunes à l’économie et à la société qui les attend, les familles adoptent diverses mesures au bénéfice de leurs membres et pour l’avancement de la société. De fait, la société tire profit de l’éventuelle contribution de ces enfants, qui deviendront bientôt la prochaine génération d’employés, de contribuables et de membres de la collectivité.

Puisqu’elle reconnaît la diversité, la complexité et la nature dynamique de la famille, la définition retenue par l’Institut Vanier favorise le dialogue au sujet des familles et de la vie de famille, sans privilégier les intérêts d’un type de famille au détriment d’un autre. C’était d’ailleurs un problème récurrent avant la formulation de cette définition, puisque l’on avait tendance à juger un type de famille par rapport à un autre selon sa structure ou sa composition. Cette approche était sans doute accablante pour les familles ciblées et dommageable pour notre culture. Pour paraphraser Elise Boulding, il n’y a pas assez d’amour en ce bas monde pour se permettre de rejeter certains liens affectifs, quelle que soit leur forme. En s’intéressant à la manière d’être des familles, il est plus facile d’adopter le point de vue du témoin plutôt que du critique. Cette approche renforce l’idée que tout ce que les familles et les parents mettent en mouvement finit par rejaillir sur la culture collective.

D’une certaine façon, tous ces aspects de la définition ne décrivent pas seulement la famille en soi, mais aussi toute la collectivité qui l’entoure. Cette dernière joue un rôle à chaque tournant, parce qu’elle reprend le flambeau là où s’arrête le rôle de la famille. D’ailleurs, le caractère très inclusif de cette définition s’explique ainsi : c’est une façon de dire que nous avons tous et toutes une responsabilité à assumer et c’est une responsabilité commune. Nous n’élevons pas seulement des individus, mais nous formons une culture par l’agrégation de familles qui remplissent les mêmes fonctions au nom de la société.

Téléchargez le document Les mots pour le dire : définir la famille dans la diversité sociale (PDF)


Pendant plus d’une trentaine d’années, Alan Mirabelli a été un membre engagé de l’équipe de l’Institut Vanier, où il a notamment agi comme directeur général (volet administration) et directeur des communications. Alan Mirabelli est décédé paisiblement le 20 décembre 2017 à l’âge de 69 ans. Que ce soit comme ami, collègue ou mentor, son départ laisse un grand vide. L’Institut Vanier de la famille bénéficiera indéfiniment de ses réalisations et de sa contribution.

Publié d’abord sous forme d’article dans le magazine Transition, en décembre 2015.

Mise à jour et nouvelle notice biographique le 21 août 2018.

Aussi :

Coup d’œil sur la diversité familiale au Canada