L’Institut Vanier et la CCDP tiennent une table ronde sur les droits de la personne et la diversité en milieu de travail

Le 28 février 2017, l’Institut Vanier de la famille et la Commission canadienne des droits de la personne organisaient conjointement une table ronde du Cercle canadien du leadership pour la conciliation travail-vie personnelle portant sur les droits de la personne et la diversité en milieu de travail. Cette initiative concertée a permis de réunir divers chefs de file canadiens qui s’intéressent de près ou de loin à la conciliation travail-vie personnelle, en vue d’alimenter le dialogue permanent à propos des réalités touchant le travail, la vie personnelle et la famille au Canada.

Dans le cadre de cette table ronde, diverses présentations et discussions ont permis d’amorcer les échanges, notamment :

  • Les droits de la personne et leurs incidences en milieu de travail : dialogue sur les perspectives d’avenir au carrefour entre les droits de la personne et les politiques en milieu de travail (Marie‑Claude Landry, Ad. E., présidente, Commission canadienne des droits de la personne)
  • Diversité, inclusion et droits de la personne en milieu de travail : discussion à propos de la diversité des employés et de leur famille, et des incidences sur les politiques en milieu de travail (Nicole Nussbaum, avocate-conseil à l’interne, Aide juridique Ontario)
  • Pratiques exemplaires et prometteuses : échanges axés sur les politiques et les pratiques en milieu de travail, comme l’obligation de prendre des mesures d’adaptation fondées sur la situation familiale, le droit de demander des modalités flexibles ou encore la prolongation des congés pour raisons familiales.

 
« L’idée même de la famille évolue sans cesse, et il importe que nos milieux de travail en fassent autant », a affirmé Marie‑Claude Landry, avocate émérite (Ad. E.), membre du Barreau et présidente de la Commission canadienne des droits de la personne. « L’adaptation en milieu de travail, ce n’est pas travailler moins : c’est travailler différemment. Tout le monde a intérêt à aider les employés devant leurs obligations familiales. »

« Plusieurs dimensions législatives touchent les familles, notamment en ce qui concerne les droits de la personne, le droit de la famille, le droit du travail et de l’emploi ou le droit de l’immigration, et celles-ci sont parfois discordantes », a souligné la directrice générale de l’Institut Vanier de la famille, Nora Spinks. « Qu’il s’agisse de politiques encadrées ou de modalités ponctuelles, les mesures d’adaptation en milieu de travail doivent tenir compte de la complexité et de la diversité des familles pour permettre aux employés de mener de front leurs responsabilités personnelles et professionnelles. »

 

Voici quelques ressources de l’Institut Vanier pour en savoir davantage au sujet de la conciliation travail-vie personnelle, de la conciliation travail-famille et de la diversité au Canada :

 


Publié le 2 mars 2017




Des leaders font le point sur les progrès en matière de littératie militaire au Canada

Ottawa (Ontario), 24 janvier 2017. – Hier, Son Excellence Sharon Johnston, C. C., a rencontré divers représentants du Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans, afin d’appuyer leurs initiatives en vue d’accroître le degré de littératie militaire des associations professionnelles et des organismes communautaires, pour favoriser la situation des familles des militaires et des vétérans.

Son Excellence a souligné les efforts mis en œuvre dans le but de resserrer le cercle de soutien au bénéfice des familles des militaires et des vétérans : « À l’heure des célébrations du cent cinquantenaire de la Confédération, le Cercle du leadership illustre la force générée par la collaboration et l’engagement communautaire dans toutes les régions du pays au profit des familles des militaires et des vétérans. »‎

Le Canada compte 40 000 familles de militaires de la Force régulière, 14 000 familles de militaires de la Force de réserve et plus de 600 000 vétérans qui font appel à divers services et programmes dans leurs milieux respectifs, notamment des services à la petite enfance et aux aînés, des soins en santé physique et mentale, des services d’éducation ainsi que des mesures de soutien à l’emploi et à la transition professionnelle. La littératie militaire des professionnels et des praticiens (c’est-à-dire leur compréhension de la réalité unique des familles des militaires et des vétérans de même que des éléments stressants relatifs à leur mode de vie, comme la mobilité, l’éloignement et les risques) favorise l’ouverture et l’inclusion relativement aux programmes communautaires pour les familles des militaires et des vétérans. Dans cette optique, le Cercle du leadership contribue à faciliter les collaborations et les partenariats novateurs visant à consolider la littératie militaire.

Statistiques concernant les familles des militaires et des vétérans au Canada :

  • Au milieu des années 90, 80 % des familles des militaires au Canada vivaient SUR une base militaire, alors que 85 % d’entre elles vivent aujourd’hui HORS d’une base;
  • 49 % des militaires en service au sein des FAC et 37 % des vétérans ont des enfants de moins de 18 ans;
  • La majorité (54 %) des enfants interrogés au sein des familles de militaires se disent fiers de leurs parents appelés en déploiement;
  • 87 % des conjoints ou des conjointes des FAC interrogés affirment se sentir en contrôle sur le plan affectif malgré l’absence de leur partenaire appelé en déploiement;
  • Les trois dixièmes des conjoints ou des conjointes des FAC disent n’avoir subi AUCUNE incidence en emploi à cause des impératifs du service militaire de leur partenaire;
  • 8 % des vétérans affirment vivre avec un faible revenu, comparativement à 15 % des Canadiens.

« Le mode de vie des militaires est unique et rempli d’aventures. L’efficacité et le bien-être de nos militaires reposent sur la force, la résilience et la fierté de leur famille, et c’est essentiellement ce que visent à préserver les programmes et les services offerts par les divers organismes réunis au sein du Cercle du leadership », a affirmé le major-général Wayne Eyre, commandant adjoint du Commandement du personnel militaire.

« L’accès à des soins et à des mesures de soutien appropriés est un déterminant important de la prospérité des familles des militaires et des vétérans au Canada. Les déménagements fréquents auxquels elles sont confrontées entraînent souvent des difficultés particulières dans leur nouvelle collectivité ou leur nouvelle province lorsqu’il s’agit de se trouver un médecin de famille ou d’assurer la continuité des études de leurs enfants », a souligné le colonel Dan Harris, directeur des Services aux familles des militaires et coprésident du Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans. « Ayant participé à la création du Cercle du leadership, les Services aux familles des militaires sont fiers de pouvoir collaborer avec leurs nombreux partenaires, qui ont tous à cœur d’accroître la littératie militaire parmi les associations et les organismes au pays. »

« La véritable valeur du Cercle du leadership repose sur la volonté de ses membres de collaborer sans relâche pour concevoir des outils pertinents, élaborer des programmes novateurs et créer des liens solides », a ajouté Nora Spinks, directrice générale de l’Institut Vanier de la famille et coprésidente du Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans.

« Quand un homme ou une femme s’engage dans les Forces armées canadiennes, c’est toute sa famille qui s’engage à ses côtés. Afin de mieux conscientiser les gens, il s’avère essentiel de partager des idées novatrices et de renseigner judicieusement les professionnels et les praticiens des collectivités à propos de la réalité des familles des militaires et des vétérans », a affirmé Karen McCrimmon, secrétaire parlementaire du ministre des Anciens Combattants et ministre associé de la Défense nationale, qui était également présente. « Le ministère canadien des Anciens Combattants est fier de collaborer avec autant d’organismes dévoués envers les familles des vétérans en vue de mieux comprendre leur situation, d’élargir l’accessibilité, de multiplier les ressources et de favoriser les soins. »

Le Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans résulte d’une concertation entre divers organismes et chefs de file de toutes les régions du pays, en vue de favoriser la conscientisation et de consolider les capacités, les compétences et les collectivités au bénéfice des familles des militaires et des vétérans. Cette initiative en pleine croissance regroupe actuellement plus d’une soixantaine d’intervenants représentant plus de 50 organismes, dont 38 qui desservent directement les familles des militaires et des vétérans au Canada.

 


Pour en savoir davantage au sujet des plateformes du Cercle du leadership :

Visionnez le message vidéo (en anglais seulement) de l’hon. Kent Hehr, ministre des Anciens Combattants et ministre associé de la Défense nationale, à l’intention des membres et participants du Cercle du leadership.

Pour en savoir davantage à propos des familles des militaires et des vétérans au Canada, consultez le document Coup d’œil sur les familles des militaires et des vétérans au Canada.

Visionnez la vidéo du CMFC sur l’importance d’un accès équitable à des soins de qualité pour les familles des militaires.

 




Clavardage sur Twitter : Les familles des militaires en transition vers la vie civile

Reconnues pour leur diversité, leur résilience et leur force hors du commun, les familles des militaires et des vétérans du Canada sont une source de fierté pour le pays tout entier et elles constituent une trame incontournable du paysage familial du Canada. Par leur service et leur dévouement, les membres des Forces armées canadiennes et leurs familles ont depuis longtemps mérité notre respect, notre reconnaissance et notre soutien le plus complet.

Le mardi 5 avril, l’Institut Vanier de la famille sera l’hôte conjoint de la première d’une série de Twitter chats en compagnie de l’ombudsman des vétérans, Guy Parent, de 19 h à 20 h HAE. Le thème de cette causerie sera Les familles des militaires en transition vers la vie civile, et nous invitons les vétérans, les familles, les prestataires de service ainsi que les experts à prendre part aux discussions sur les défis auxquels les familles font face durant leur transition.

Cette série de Twitter chats facilitera l’établissement de liens entre l’ombudsman des vétérans et la communauté des vétérans du Canada, permettant à ceux qui ont servi notre pays de faire entendre leurs préoccupations et d’exprimer leur opinion, ce qui orientera les priorités de l’ombudsman.

Pour participer, veuillez tweeter @OmbudVeterans (français) ou @VetsOmbudsman (anglais) puis utiliser/suivre le mot-clic #OVOChat. Tout au long des discussions, nous poserons des questions, fournirons des renseignements et en apprendrons également davantage de la part des familles des militaires ainsi que de ceux qui les étudient, les servent et les soutiennent.

Pour en savoir plus sur le travail de l’Institut Vanier auprès des familles des militaires et des vétérans, visitez nos pages portant sur l’Initiative pour les familles des militaires et des vétérans au Canada et le Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans.

À très bientôt sur Twitter!




Les droits de la personne et l’équilibre travail-famille

Marie-Claude Landry

Présidente de la Commission canadienne des droits de la personne

La présidente de la Commission canadienne des droits de la personne, Marie-Claude Landry, a prononcé cette allocution à l’occasion d’une table ronde du Cercle canadien du leadership pour la conciliation travail-vie personnelle, le 26 février 2016. Chapeautée par l’Institut Vanier de la famille et la Caisse Alterna, cette activité a permis de réunir des employeurs ainsi que des praticiens et des professionnels en ressources humaines pour favoriser le dialogue au sujet de l’équilibre travail-vie personnelle, des modalités de travail flexibles et des changements intergénérationnels en milieu de travail.


 

Bonjour!

J’ai eu hâte toute la semaine de prendre part à cette discussion. Merci beaucoup de nous inviter à y participer.

Comme présidente de la Commission canadienne des droits de la personne, je suis heureuse de parler de l’équilibre travail-famille du point de vue des droits de la personne.

Je crois que cette discussion est extrêmement importante et j’espère qu’elle contribuera à améliorer l’avenir de nos enfants.

Ce sujet me tient particulièrement à cœur, pour l’avoir vécu personnellement – en tant qu’employeuse, fille, mère et grand-mère.

De nos jours, beaucoup d’employés à travers le Canada éprouvent des difficultés à concilier leurs obligations professionnelles et familiales.

Bien sûr, s’adapter aux obligations des familles représente un ensemble de défis bien réels pour les employeurs aussi.

Mais en vérité, devenir plus flexible et proactif dans ses mesures d’adaptation familiale est l’une des meilleures décisions qu’un employeur puisse prendre.

Voici pourquoi : je vais vous fournir trois raisons.

Premièrement : parce que la définition de la famille évolue chaque jour, nos milieux de travail devraient évoluer dans le même sens.

Deuxièmement : parce que l’adaptation veut dire travailler différemment, pas moins.

Et finalement : parce qu’en aidant les employés à respecter leurs obligations familiales, tout le monde y gagne.

Avant de poursuivre, j’aimerais vous dire quelques mots sur les activités de la Commission canadienne des droits de la personne.

Nous sommes le chien de garde des droits de la personne au Canada.

Nous sommes indépendants du gouvernement dans notre façon de fonctionner.

Nous nous battons pour les personnes victimes de discrimination au Canada.

… les personnes qui n’ont pas accès à toutes les chances d’épanouissement qu’elles devraient avoir;
… les personnes qui ne sont pas tout à fait intégrées.

Comme vous le savez, la Loi canadienne sur les droits de la personne inclut la « situation de famille » comme un motif de distinction illicite.

La situation de famille – ou un motif nommé différemment pour évoquer l’état familial – est incluse dans presque tous les codes provinciaux régissant les droits de la personne, incluant le Code des droits de la personne de l’Ontario.

Récemment, les tribunaux ont confirmé que la prestation de soins est protégée en vertu de la « situation de famille ».

Cela signifie que, quelles que soient les politiques internes ou les pratiques en vigueur chez un employeur, celui-ci doit s’adapter aux salariés qui doivent fournir des soins à leurs proches.

Comme je l’ai dit précédemment, le défi de l’employeur, de nos jours, réside dans le fait que le concept de « famille » est plus complexe que jamais.

Cela m’amène à parler de la première raison : la définition de la famille évolue d’un jour à l’autre.

Il y a environ 40 ans, quand la Loi canadienne sur les droits de la personne a été créée, la définition socialement répandue de la famille était très restreinte.

Beaucoup de choses ont changé depuis ce temps.

Le mot « famille » ne désigne plus seulement une mère, un père, un frère et une sœur.

C’est une maman avec une autre maman, ce sont deux papas, c’est un grand-parent avec un enfant, c’est un ami prenant soin d’un voisin, et ainsi de suite.

Qu’est-ce que cela signifie pour les employeurs?

Cela signifie que les employeurs doivent avoir l’esprit ouvert lorsqu’il est question d’obligations familiales.

Les employeurs devraient revoir et mettre à jour leurs politiques de congés et d’avantages sociaux pour reconnaître les différentes formes que peut prendre la famille.

L’un des exemples de cette nouvelle diversité en matière de « format familial » est la reconnaissance accrue des droits des personnes transgenres.

Un changement important à la Loi canadienne sur les droits de la personne surviendra bientôt, espérons-le. Il fera en sorte de clarifier les droits de toute personne transgenre vivant au Canada dans la législation fédérale sur les droits de la personne.

Cela s’en vient. Et dans plusieurs provinces, c’est déjà fait, comme en Ontario, une province où la discrimination et le harcèlement fondés sur l’identité sexuelle ou sur l’expression de l’identité sexuelle contreviennent à la loi.

Les politiques en vigueur dans les milieux de travail doivent être faites pour inclure tout le monde et soutenir ainsi les personnes qui changent de sexe, de même que les employés qui sont en couple avec une personne transgenre ou qui ont un enfant transgenre à la maison.

Il existe plusieurs agences, dont Egale et The 519 en Ontario, qui peuvent aider les employeurs à mieux inclure, dans l’environnement de travail, les personnes transgenres ainsi que leur famille.

Il y a des employeurs qui sont inquiets. Ils croient que, la définition de « famille » s’élargissant, cela se traduira par plus de demandes d’adaptation, plus d’absences et une productivité réduite.

C’est faux.

Cela m’amène à la deuxième raison : l’adaptation veut dire travailler différemment, pas moins.

S’adapter aux employés veut dire essayer de trouver des façons pour qu’ils puissent respecter à la fois leurs responsabilités professionnelles et leurs obligations familiales, et ce, en faisant preuve de flexibilité et de créativité.

Notre Guide sur la conciliation des responsabilités professionnelles et des obligations familiales des proches aidants fournit quelques exemples de modalités de travail flexibles.

Ce document explique également que l’adaptation fonctionne dans les deux sens.

C’est une affaire de compromis, de part et d’autre.

Les employeurs ne sont pas obligés de s’adapter à tous les désirs et à toutes les préférences d’un employé concernant sa façon de prendre soin de sa famille.

Par exemple, quitter son lieu de travail plus tôt pour assister au match de soccer de son enfant est avant tout, la plupart du temps, un choix personnel.

Mais partir plus tôt pour emmener un enfant blessé à l’hôpital, alors qu’aucun autre aidant n’est disponible pour en prendre soin, c’est une obligation de l’employé à laquelle il faut s’adapter.

Les solutions trouvées ne sont pas nécessairement idéales. Ainsi, un employé qui doit partir plus tôt pour prendre soin d’un proche devra peut-être rattraper les heures perdues au travail.

Tous deux, l’employeur ET l’employé, doivent travailler ensemble pour trouver une solution réaliste et satisfaisante pour chaque partie, une solution qui fonctionne pour tout le monde.

Évidemment, du point de vue de la protection des droits de la personne, il existe quelque chose d’encore mieux que des solutions individuelles d’adaptation.

Et cela m’amène à parler de la troisième raison : dans un milieu de travail inclusif et proactif en matière d’adaptation aux obligations familiales, tout le monde sort gagnant.

Des études démontrent que les milieux de travail ouverts aux horaires flexibles sont caractérisés par :

• de plus bas taux d’absentéisme,
• plus de loyauté envers l’employeur,
• une rétention du personnel plus élevée,
• une productivité accrue.

Un environnement de travail flexible donne aux employés plus d’options pour équilibrer leurs responsabilités professionnelles et leurs obligations familiales.

Cela peut, de fait, réduire les demandes d’adaptation ponctuelles.

Alors, un milieu de travail flexible et inclusif est mieux pour les employés…

… ce qui est meilleur pour la productivité…
… pour l’employeur…
… pour l’économie…
… pour la société.

Pensez-y…

Il n’y a pas si longtemps, on n’aurait pas envisagé de prendre une année de congé parental.

Aujourd’hui, on tient cela pour acquis.

Une modification de nos politiques peut créer un changement de culture dans nos milieux de travail. Cela permet à tous de travailler et de prendre soin des personnes qui nous sont chères. Il s’agit d’être proactif.

Pourquoi?

… parce que la définition de la famille évolue chaque jour, nos milieux de travail devraient évoluer dans le même sens.

… parce que l’adaptation veut dire travailler différemment, pas moins.

… parce que, lorsque nous sommes proactifs dans notre adaptation aux obligations familiales de notre personnel, tout le monde y gagne.

Merci.


Cliquez ici pour télécharger cet article en format PDF.

Ce document est également disponible sur le site Internet de la Commission canadienne des droits de la personne




Analyse comparative sur la flexibilité en milieu de travail

Sara MacNaull et Nora Spinks

La flexibilité en milieu de travail et les modalités de travail flexibles (MTF) continuent d’être des sujets de grand intérêt pour les employeurs et les employés.

L’évolution des caractéristiques sociodémographiques (le vieillissement de la main-d’œuvre, les nouvelles générations), les progrès technologiques et les attentes croissantes en matière de flexibilité en milieu de travail chez les employés, obligent les organisations partout à travers le Canada à revoir leurs initiatives en matière de flexibilité. Elles sont d’ailleurs nombreuses à avoir également entrepris une analyse approfondie de leurs philosophies, de leurs politiques et de leurs pratiques organisationnelles en matière de travail flexible.

Parrainé par un membre du Cercle canadien du leadership pour la conciliation travail-vie personnelle, l’Analyse comparative sur la flexibilité en milieu de travail s’est intéressée aux approches adoptées par 15 organisations offrant des perspectives uniques (services professionnels, institutions financières et sociétés d’État), relativement à la flexibilité en milieu de travail.

Principales constatations émanant de l’Analyse comparative sur la flexibilité en milieu de travail

1. La flexibilité n’est désormais plus une option : les lieux de travail sont des endroits dynamiques et la flexibilité est un élément clé en matière de gestion de talents, particulièrement en ce qui concerne le recrutement et la fidélisation des meilleurs employés.

2. Les organisations peuvent choisir de poursuivre leur évolution ou de revenir en arrière : plusieurs organisations ont adapté leurs pratiques, passant des horaires typiques (p. ex. 9 h à 17 h) à des formules de travail flexibles, à la personnalisation de masse des carrières, et à la souplesse et la fluidité, alors que d’autres ont ralenti leur rythme, voire diminué la flexibilité offerte à leurs employés.

3. La flexibilité est désormais moins formelle, moins bureaucratique, moins structurée : les modalités de travail flexibles ne sont pas souvent officialisées par écrit et reposent davantage sur une entente verbale entre les gestionnaires et les employés, afin de déterminer quels arrangements fonctionneront le mieux du point de vue de la performance et de la productivité.

4. La considération et l’avis donné à l’équipe vs la recherche d’autorisation : la flexibilité et le télétravail sont possibles dans la mesure où les collègues sont informés des changements qui surviennent à l’horaire (p. ex. choisir de travailler à domicile un jour en particulier); il ne convient donc pas seulement d’obtenir l’aval de son supérieur pour modifier son horaire.

Principaux moteurs de flexibilité

  • La productivité et la performance
  • L’importance d’un milieu de travail sain, l’engagement envers la qualité de vie des employés
  • L’engagement envers le développement durable et la protection de l’environnement (responsabilité sociale des entreprises)
  • La démographie
  • La transition vers la performance de l’équipe
  • La technologie (mobilité)
  • La diversité et l’inclusion

 


Sara MacNaull travaille comme directrice des programmes au sein de lInstitut Vanier de la famille. Elle est en voie dobtenir le titre d’intervenante agréée dans le domaine de la conciliation travail-vie personnelle.

Nora Spinks est la directrice générale de l’Institut Vanier de la famille.

Pour obtenir de plus amples renseignements à propos de la conciliation travail-famille, des principes de diversité et d’inclusion ou du bien-être en milieu de travail, communiquez avec l’Institut Vanier de la famille à l’adresse suivante : travail-vie@institutvanier.ca.




La directrice générale de l’Institut Vanier, Nora Spinks, présentera l’édition 2016 de la Conférence Harshman

Le 23 février 2016, la directrice générale de l’Institut Vanier, Nora Spinks, présentera l’édition de cette année de la Conférence Harshman, à l’Université de Guelph.

Dans sa présentation intitulée Les familles au Canada : complexes, dynamiques et diversifiées, Mme Spinks s’intéressera aux enjeux liés aux droits de la personne en ce qui a trait aux familles modernes au pays, en mettant en relief la réalité changeante des familles ainsi que les politiques, pratiques et procédures qui permettent actuellement de soutenir les familles canadiennes.

« Il nous faut mieux comprendre la diversité des familles elles-mêmes ainsi que la complexité de la vie de famille, souligne Mme Spinks. Le soutien sur lequel comptent la plupart des familles est fondé sur un modèle plutôt traditionnel où l’on retrouve la mère, le père et les enfants, ou un couple et leurs enfants. Pourtant, les familles élargies et d’autres structures familiales occupent une place de plus en plus grande au sein de ce paysage. »

Selon Mme Spinks, il faudra aussi que le soutien communautaire et en milieu de travail tienne compte des familles en transition, comme les nouveaux immigrants, les familles qui comptent des enfants en bas âge ou des aînés, les familles des militaires, ou encore celles dont l’un des membres est incarcéré.

L’admission est gratuite. Une réception suivra.

Cette série de conférences a été créée en 1977, soit un an après le décès de M. Page Harshman, ex-président de la Fondation Harshman, commanditaire de cette initiative. Auparavant engagée auprès de l’Université de Guelph par l’entremise de l’ancien Collège d’études sur la famille et la consommation, la Fondation Harshman offre désormais des bourses de 1er cycle et de cycles supérieurs aux étudiants du Collège des sciences sociales et humaines appliquées.

Détails de l’activité :

Les familles au Canada : complexes, dynamiques et diversifiées
Mardi 23 février 2016, de 19 h à 20 h 30

Université de Guelph, Cutten Fields
190, College Avenue Est
Guelph (Ontario)




Soutien aux familles des militaires et des vétérans au Canada

À l’occasion de la deuxième réunion annuelle du Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans, des chefs de file du monde des affaires, de plusieurs organismes communautaires, du gouvernement et des Forces armées canadiennes (FAC) ainsi que les familles des militaires et des vétérans se sont rencontrés le 29 janvier au Musée canadien de la guerre, à Ottawa, dans le but d’améliorer et de consolider les relations, de permettre la collaboration, de même que favoriser l’innovation à travers l’élaboration et la mise sur pied de programmes de soutien pour les familles des militaires et des vétérans du Canada.

Développer la conscientisation et renforcer les compétences, les capacités et les collectivités

Cette deuxième réunion du Cercle du leadership prenait appui sur la réussite de l’événement inaugural de l’an dernier, lors duquel 32 chefs de file du monde des affaires et des organismes communautaires, du ministère de la Défense et des Anciens Combattants, ainsi que des services aux familles des militaires et des Centres de ressources pour les familles des militaires, se sont réunis afin de favoriser et de consolider le soutien offert aux familles des militaires et des vétérans.

Parmi les 21 organisations présentes l’an dernier, 18 se sont inscrites à titre de membres et deux nouvelles organisations se sont ajoutées cette année. Plus d’une quarantaine de délégués provenant de 37 organisations se sont rencontrés dans ce cadre, y compris tous les membres présents depuis le début.

Les familles des militaires et des vétérans d’aujourd’hui sont diversifiées, complexes et en pleine évolution

Les familles des militaires et des vétérans, comme les familles civiles, sont à la fois diversifiées, complexes et dynamiques, tout en présentant un caractère unique. De nos jours, le Canada compte près d’un demi-million de familles de militaires et de vétérans, et plus de 1 000 familles de militaires sont affectées aux États-Unis et en Europe. D’un bout à l’autre du pays, près d’un demi-million d’enfants grandissent au sein d’une famille de militaires et de vétérans.

Les familles des militaires et des vétérans jouent une multitude de rôles au sein du foyer, au travail et dans leur communauté. Globalement, 20 % des membres de la Force régulière qui ont des enfants sont des parents seuls, ce qui est le cas de 16 % des vétérans ayant des enfants. Tout comme dans les familles civiles à travers le Canada, les deux adultes de la plupart des couples de militaires et de vétérans contribuent au revenu du ménage. Aujourd’hui, les membres des FAC disent passer en moyenne plus du quart de leur temps hors du foyer en raison de leurs responsabilités militaires.

La vie au sein de la famille de militaires et de vétérans est en perpétuelle évolution. Il y a 20 ans, 80 % des familles de la Force régulière des FAC vivaient sur une base militaire; aujourd’hui, 85 % de ces familles vivent à l’extérieur d’une base. Quelque 40 000 réservistes habitent dans diverses collectivités partout au pays – loin d’une base ou d’un escadron, et souvent à grande distance de ceux-ci. Près de 600 000 vétérans vivent également dans des collectivités civiles.

Comme dans toutes les familles, les familles des militaires et des vétérans ont accès à divers programmes et services dans leur communauté, notamment des services aux aînés et de garde d’enfants, des programmes de santé et de santé mentale, des services communautaires récréatifs et de loisirs, et des programmes reliés à l’éducation et à l’emploi. Ces programmes et services sont souvent offerts par des professionnels et des intervenants qui disposent d’une connaissance, d’une compréhension ou d’une expérience insuffisante, voire inexistante, auprès des familles de militaires ou de vétérans.

La connaissance militaire, essentielle pour offrir du soutien aux familles des militaires et des vétérans

Au fur et à mesure que s’agrandit la communauté des familles des militaires et des vétérans au Canada, la nécessité de bénéficier d’une connaissance militaire s’accroît, d’où l’importance d’augmenter la sensibilisation par rapport aux réalités uniques de ces familles et aux « facteurs de stress militaires » (comme la grande mobilité, les séparations prolongées et/ou inattendues et le risque) qui ont des répercussions sur les parents des FAC et leurs enfants.

Les intervenants et les organisations qui ont une connaissance militaire disposent de la compétence et de l’assurance nécessaires pour offrir en permanence des services de qualité qui répondent et s’adaptent aux réalités, aux aspirations et au point de vue des familles des militaires et des vétérans.

Les partenaires du Cercle de leadership travaillent en collaboration afin de soutenir les familles de militaires et de vétérans

Les organisations qui s’appuient sur la connaissance militaire contribuent à créer des milieux qui sont accueillants et inclusifs pour les familles des militaires et des vétérans, ce qui leur permet d’offrir des programmes et des services fondés sur des données probantes et élaborés expressément pour soutenir ces familles.

Les Centres de ressources pour les familles des militaires sont un exemple parmi tant d’autres. Dans le cadre d’un projet pilote inauguré en 2014, ces centres offrent aux vétérans libérés pour des raisons médicales, ainsi qu’à leur famille, un accès assuré à des services spécialisés pendant une période allant jusqu’à deux ans.

L’entreprise de services de santé Calian, en partenariat avec les services aux familles des militaires, a décidé d’offrir un accès à des soins de santé en milieu familial par l’intermédiaire de ses cliniques situées à Toronto, Winnipeg et Halifax, dans le cadre de leur récent programme Réseau de médecins à l’intention des familles des militaires. Ce programme permet aux familles de militaires de consulter un médecin en vue d’améliorer la qualité et la continuité des soins – ce qui répond à l’une des principales constatations soulevées dans le cadre du rapport de 2013 de l’Ombudsman de la Défense nationale et des Forces canadiennes sur les familles des militaires.

La Fédération canadienne des services de garde à l’enfance s’est associée à l’Institut Vanier afin d’élaborer, à l’intention des éducateurs de la petite enfance, une variété de ressources pouvant servir de prototype pour une campagne globale de sensibilisation.

L’entreprise de services Accenture Canada collabore avec les services aux familles des militaires et les Centres de ressources pour les familles des militaires afin d’offrir aux conjoints des militaires des formations liées à l’emploi, qui peuvent être dispensées en personne ou virtuellement par l’entremise du programme Les clés du succès.

L’Institut Vanier a été créé dans le cadre d’un partenariat avec des familles de militaires et de vétérans

Le soutien aux familles des militaires et des vétérans du Canada a toujours été au cœur des préoccupations de l’Institut Vanier, la création de l’Institut reposant elle-même sur une collaboration avec des militaires.

Nos fondateurs étaient issus de familles de militaires. Son Excellence le très honorable major-général Georges P. Vanier, vétéran de deux guerres mondiales, est revenu chez lui après avoir perdu une partie de sa jambe sur le champ de bataille. En 1964, dans ses fonctions de gouverneur général, Son Excellence et son épouse madame Pauline Vanier – inspirés par une équipe de leadership comptant des travailleurs sociaux militaires – ont organisé la Conférence canadienne de la famille à Rideau Hall. C’est cette conférence qui a donné naissance à l’Institut Vanier de la famille.

Approfondir les relations permet de consolider l’offre de soutien

Dorénavant, les occasions se multiplieront pour partager, consolider et agrandir ce cercle. L’une des publications prévues dès la fin de cette réunion sera un recueil des partenariats et collaborations qui sont en cours à travers le Canada. Cette publication fera ressortir tous les efforts qui sont mis de l’avant d’un bout à l’autre du pays et contribuera à encourager de nouveaux joueurs à se joindre à cette initiative en expansion. Le message fort qui sera transmis aux familles des militaires et des vétérans sera clair : le pays est derrière elles pendant qu’elles-mêmes soutiennent leurs proches.

Les partenariats et collaborations comme celui du Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans démontrent à quel point il est important de travailler ensemble et de mettre à profit les forces de chacun. Ceux qui étudient, servent et soutiennent les familles des militaires et des vétérans profitent magnifiquement de cette collaboration, car elle leur permet d’accomplir davantage que ce qu’il leur est possible de faire seuls, de faire plus de progrès en moins de temps et de réaliser plus de gains en sollicitant moins d’énergie et de ressources. Cette collaboration permet d’assurer à ceux qui servent – et ont servi – notre pays, ainsi qu’à leur famille, un accès à des services communautaires et à des initiatives de soutien qui saisissent pleinement les réalités, les aspirations et les points de vue uniques à la vie des familles des militaires et des vétérans.




Mobilisation des chefs de file du monde des affaires et du milieu communautaire pour améliorer la situation des familles des militaires canadiens

Les familles des militaires et des vétérans au Canada sont diversifiées, fortes et résilientes. Elles sont la fierté de notre pays et y occupent un rôle central parmi le paysage familial. Aujourd’hui, à l’occasion de la deuxième réunion annuelle du Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans au Musée canadien de la guerre, à Ottawa, les familles des militaires et des vétérans rencontrent divers chefs de file du monde des affaires, du milieu communautaire, du gouvernement et des Forces armées canadiennes dans le but de consolider la communauté du savoir autour des questions touchant les familles des militaires et des vétérans.

À cette occasion, Karen McCrimmon, secrétaire parlementaire du ministre des Anciens Combattants et ministre associé de la Défense nationale, prononcera une allocution au nom de l’honorable Kent Hehr, ministre des Anciens Combattants et ministre associé de la Défense nationale. Cette initiative est chapeautée par la lieutenante-générale Christine Whitecross, commandante du Commandement du personnel militaire des Forces armées canadiennes, ainsi que par Victor Duret, président du conseil d’administration de l’Institut Vanier de la famille. Les échanges seront animés par la directrice de l’Institut Vanier, Nora Spinks, en compagnie du Col Dan Harris, Directeur – Soutien aux familles des militaires.

« Les familles jouent un rôle central à l’égard du soutien et des soins continus dont les vétérans canadiens ont besoin, rappelle la secrétaire parlementaire Mme McCrimmon. Le gouvernement du Canada souhaite entendre ce qu’elles ont à dire, tirer parti de leur expérience et adopter des politiques susceptibles de changer les choses concrètement. Je tiens à souligner le travail des membres du Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans, et je souhaite pouvoir continuer à travailler avec eux pour instaurer de vrais changements. »

Au Canada, les familles des militaires et des vétérans gagnent en diversité et en complexité, à mesure qu’elles évoluent pour mieux s’adapter aux forces socioéconomiques, culturelles et contextuelles en perpétuel mouvement.

  • De nos jours, le Canada compte près d’un demi-million de familles de militaires ou de vétérans, au sein desquelles grandissent plus d’un demi-million d’enfants.
  • Il y a 20 ans, 80 % des familles de la Force régulière des Forces armées canadiennes vivaient sur une base militaire; aujourd’hui, 85 % de ces familles vivent hors d’une base.
  • Quelque 40 000 réservistes habitent dans diverses collectivités, d’un océan à l’autre.
  • Près de 600 000 vétérans vivent également dans les collectivités civiles.
  • Les parents seuls représentent 20 % des membres de la Force régulière qui ont des enfants, et 16 % des vétérans ayant des enfants.
  • D’après les membres des Forces armées canadiennes, les responsabilités militaires occupent en moyenne plus du quart du temps passé hors du foyer.

« Les familles des militaires au Canada représentent une telle contribution à l’efficacité opérationnelle des Forces armées canadiennes qu’il nous est absolument essentiel de travailler de concert avec les décideurs canadiens et les autres organismes aux vues similaires afin d’optimiser le soutien à l’endroit des familles des militaires, souligne la Lgén Whitecross. À plusieurs égards, appuyer nos troupes passe d’abord par le soutien qu’on apporte à leurs familles. »

L’an dernier, la toute première réunion du Cercle du leadership a permis de réunir 32 chefs de file dans ce domaine dans le but d’améliorer et de consolider les relations, les partenariats et la collaboration, de même que pour favoriser l’innovation et la créativité dans l’élaboration de programmes. Cette année, plus d’une quarantaine de délégués sont attendus pour mettre à profit les forces de chacun.

« Le Cercle du leadership et ses membres lancent un message clair aux familles des militaires et des vétérans, en leur disant que leur pays est derrière eux alors qu’elles soutiennent elles-mêmes leurs proches, c’est-à-dire ceux et celles qui servent le Canada et n’hésitent pas à se sacrifier pour leur pays », affirme la directrice générale de l’Institut Vanier de la famille, Nora Spinks.

 


Pour obtenir de plus amples renseignements au sujet du Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans, veuillez consulter le site Web de l’Institut Vanier de la famille.




L’ICRSMV, au service de ceux qui nous servent

Nathan Battams

Reconnues pour leur diversité, leur résilience et leur force hors du commun, les familles des militaires et des vétérans constituent une trame incontournable du paysage social du Canada. Ces familles sont aux premières lignes car ce sont elles qui offrent soins et soutien à ces êtres chers qui consacrent leur vie à leur pays. Leurs réalités sont uniques en raison de la mobilité, de la séparation et des risques associés au service militaire. Comme la plupart des familles, elles réagissent et s’adaptent aux événements qui se présentent dans leur vie. Leur rôle important est consolidé par des programmes de soutien et des services communautaires fondés sur des données probantes.

Au cours des six dernières années, l’Institut canadien de recherche sur la santé des militaires et des vétérans (ICRSMV) a rapproché des chercheurs, des cliniciens, des étudiants, des militaires et des vétérans à la retraite, ainsi que des représentants de l’industrie et du gouvernement, dans le but de mobiliser les connaissances et de faire progresser la recherche en santé afin de mieux soutenir les membres des Forces armées canadiennes (FAC) et leur famille.

L’Institut Vanier partage le désir de l’ICRSMV, qui est de mieux soutenir les familles de militaires et de vétérans. Nous collaborons étroitement avec des leaders œuvrant au sein de la collectivité, dans les cercles universitaires, dans le milieu de la santé et dans le monde des affaires dans le cadre de l’Initiative pour les familles des militaires et des vétérans au Canada et du Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans afin d’améliorer notre compréhension des réalités uniques, des aspirations et des points de vue des familles des militaires et des vétérans. Nous veillons aussi à ce que les familles de militaires bénéficient d’un accès équitable aux services et programmes de leur quartier.

Je suis reconnaissant d’avoir eu l’occasion de contribuer à ma façon toute personnelle au Forum 2015 de l’ICRSMV, lors duquel j’ai fait partie de l’équipe des médias sociaux qui avait pour mission de transmettre au grand public les connaissances dévoilées lors de cet événement. Le Forum 2015 a eu lieu à l’hôtel Hilton Québec, à une distance de marche de La Citadelle, où une statue du fondateur de l’Institut Vanier, le très honorable général Georges P. Vanier – lui-même issu d’une famille de militaires et de vétérans – a récemment été dévoilée, et où ce dernier et Mme Pauline Vanier ont été inhumés. J’étais fier de faire partie d’un événement qui proposait une telle richesse en termes de renseignements, de points de vue et d’inspiration, dans ce contexte qui permettait aux délégués d’un océan à l’autre de démontrer leur dévouement et leur engagement à l’égard de la santé et du bien-être des militaires et des vétérans du Canada ainsi que de leur famille.

Les séances de recherche du Forum 2015 ont offert aux délégués l’occasion d’en apprendre plus sur les études en cours et émergentes portant sur divers sujets en lien avec la santé des militaires et des vétérans, notamment la santé mentale, la santé et le bien-être de la famille, la vie après le service, la technologie de la santé, le harcèlement sexuel, l’adaptation et la résilience, l’itinérance, la thérapie reliée aux traumatismes, et plus encore. La séance d’affichage scientifique du Forum 2015 a fait connaître différentes études et initiatives de recherche, ce qui a permis aux gens présents d’échanger directement avec les responsables des recherches actuelles portant sur la santé des militaires et des vétérans.

Le contenu et plusieurs des conclusions ont piqué la curiosité de l’assistance par leur diversité et la nature des révélations diffusées, notamment :

  • La «parenté fictive » et non biologique joue un rôle important dans le soutien des parents célibataires au sein des militaires.
  • En Australie, la définition de « vétéran » inclut la famille.
  • La grande majorité des parents célibataires au sein des FAC indiquent que les responsabilités liées à la vie militaire sont incompatibles avec la vie de famille.
  • Près d’un conjoint de militaire sur cinq mentionne avoir été relocalisé entre 4 et 6 fois en raison d’une affectation.
  • Des services psychiatriques utilisent présentement des chiens dans le cadre de certaines études auprès de vétérans atteints d’un ESPT afin de détecter et de gérer l’anxiété et les troubles du sommeil.
  • En dépit du discours « sombre » et des nombreuses recherches visant à faire ressortir les défaillances, plusieurs résultats positifs ont été rapportés parmi les enfants vivant au sein d’une famille de militaires et de vétérans.

Avec la présence de délégués provenant de partout au pays et issus de disciplines et d’horizons divers, cet événement a permis de constater l’ampleur du désir national de mieux comprendre et soutenir les familles des militaires et des vétérans du Canada. Comme le mentionnait, à la fin du Forum 2015, la directrice scientifique de l’ICRSMV, Mme Alice B. Aiken, notre désir de « servir ceux qui nous servent » sert de moteur puissant dans les travaux de l’ICRSMV, et ce désir continuera de nous inspirer dans les années à venir.




Madame Alla Skomorovsky nommée récipiendaire du prix Colonel Russell Mann lors du Forum 2015

Du 24 au 26 novembre 2015, l’Institut canadien de recherche sur la santé des militaires et des vétérans (ICRSMV) tenait son Forum 2015, qui réunissait un important groupe composé de chercheurs, de cliniciens, d’étudiants, de militaires et de vétérans à la retraite, ainsi que des représentants de l’industrie et du gouvernement. En organisant son Forum, l’ICRSMV vise à mobiliser les connaissances et à faire progresser la recherche en santé afin de mieux soutenir les membres des Forces armées canadiennes (FAC) et leur famille.

Le Forum 2015 a permis au milieu de la recherche ainsi qu’aux militaires et aux vétérans de mettre en valeur les travaux de chercheurs qui se sont distingués. Dans le cadre de l’Initiative pour les familles des militaires et des vétérans au Canada, le prix Colonel Russell Mann a été décerné lors du Forum 2015 afin de reconnaître à l’échelle canadienne les recherches de haut niveau ayant permis d’améliorer notre compréhension de la santé des familles des militaires et des vétérans. Le prix rend hommage au Colonel Russell Mann (retraité), reconnu dans l’ensemble du pays pour son leadership et comme ardent défenseur de l’Initiative pour les familles des militaires et des vétérans au Canada.

Au départ, le prix Colonel Russell Mann a été créé dans le but d’honorer et de reconnaître une recherche scientifique s’étant démarquée, notamment pour faire valoir l’importance de la recherche en traduisant et en mobilisant les connaissances d’un bout à l’autre du pays, ainsi que pour encourager les chercheurs et les scientifiques à approfondir leur analyse des réalités uniques des familles de militaires et de vétérans au Canada.

La récipiendaire de cette année est Mme Alla Skomorovsky, dont la recherche porte sur les conflits travail-famille et le bien-être des parents au sein des FAC, et ce, tout en établissant des liens pertinents avec les stratégies de gestion du stress, la personnalité et le bien-être psychologique des membres des FAC.

Toutes nos félicitations à Mme Skomorovsky!