Allocution d’ouverture de la lieutenante-gouverneure Janice Filmon à l’occasion de la réception communautaire de l’Institut Vanier

Le lundi 16 octobre 2017, Son Honneur l’honorable Janice Filmon, C.M., O.M., lieutenante-gouverneure du Manitoba, a souhaité la bienvenue aux invités de la réception communautaire annuelle de l’Institut Vanier, au Musée canadien pour les droits de la personne, à Winnipeg (Manitoba).


Le texte prononcé fait foi

Partenaires, supporteurs, dirigeants et amis de l’Institut Vanier de la famille,

Membres de cette belle famille canadienne élargie,

J’ai le plaisir de vous souhaiter la bienvenue au Manitoba, particulièrement dans cette enceinte toute désignée pour votre réception communautaire annuelle.

Cette rencontre se tient en territoire visé par le Traité no 1, c’est-à-dire sur les terres traditionnelles des Anishinabés et sur les territoires du peuple métis.

C’est non loin d’ici que l’Ouest canadien a pris naissance, en cet endroit même où des familles et des collectivités convergent depuis des millénaires pour se réunir, commercer et se raconter.

Ce soir, nous sommes réunis dans un musée qui existe non seulement pour perpétuer les leçons du passé, mais aussi pour offrir une balise pour l’avenir.

À cet égard, il ne fait aucun doute que le savoir et la famille sont les véritables pierres d’assise de toute démarche visant à bâtir un monde meilleur.

Pour la plupart d’entre nous, la famille représente le premier rempart pour assurer la santé, la sécurité et l’apprentissage. À tous les stades de la vie, c’est une institution chargée d’espoir, qui favorise le soutien et la compréhension.

Cependant, pour soutenir les familles et les inciter à épauler tous leurs membres, il faut avant tout comprendre la réalité familiale en perpétuelle évolution.

Depuis plus de cinquante ans, l’Institut Vanier de la famille réunit les chercheurs, les éducateurs, les décideurs, les fournisseurs de services et les familles canadiennes elles-mêmes, au gré de l’évolution rapide du contexte socioéconomique et technologique.

Grâce aux initiatives de recherche et d’éducation de l’Institut Vanier, nous savons désormais que la famille est beaucoup plus qu’un simple lieu de convergence où des hommes, des femmes, des enfants et parfois des animaux domestiques se trouvent aux prises avec de petits virus, pour paraphraser le poète Ogden Nash…

Animés du sens de l’engagement et du dévouement, des générations de leaders ont mis de l’avant leur vision et leur savoir-faire pour concrétiser les réalisations de l’Institut. Je suis ravie de me joindre à vous ce soir pour rendre hommage à l’un de ces leaders communautaires, notre ami manitobain David Northcott, qui termine son second mandat au sein de votre conseil d’administration.

D’un océan à l’autre, des bénévoles comme David Northcott contribuent à réaliser le plein potentiel du Canada. Notre pays est reconnaissant envers ceux et celles qui donnent de leur temps et qui mettent à profit leur expertise dans le but d’améliorer la vie des familles canadiennes.

Enfin, je souhaite à tous les membres et les collaborateurs de l’Institut Vanier de la famille une autre année tout aussi productive et fructueuse.

Merci. Thank you. Meegwich.

 


Traduction par l’Institut Vanier de la famille 

Publié le 20 octobre 2017

 




L’Institut Vanier et la CCDP tiennent une table ronde sur les droits de la personne et la diversité en milieu de travail

Le 28 février 2017, l’Institut Vanier de la famille et la Commission canadienne des droits de la personne organisaient conjointement une table ronde du Cercle canadien du leadership pour la conciliation travail-vie personnelle portant sur les droits de la personne et la diversité en milieu de travail. Cette initiative concertée a permis de réunir divers chefs de file canadiens qui s’intéressent de près ou de loin à la conciliation travail-vie personnelle, en vue d’alimenter le dialogue permanent à propos des réalités touchant le travail, la vie personnelle et la famille au Canada.

Dans le cadre de cette table ronde, diverses présentations et discussions ont permis d’amorcer les échanges, notamment :

  • Les droits de la personne et leurs incidences en milieu de travail : dialogue sur les perspectives d’avenir au carrefour entre les droits de la personne et les politiques en milieu de travail (Marie‑Claude Landry, Ad. E., présidente, Commission canadienne des droits de la personne)
  • Diversité, inclusion et droits de la personne en milieu de travail : discussion à propos de la diversité des employés et de leur famille, et des incidences sur les politiques en milieu de travail (Nicole Nussbaum, avocate-conseil à l’interne, Aide juridique Ontario)
  • Pratiques exemplaires et prometteuses : échanges axés sur les politiques et les pratiques en milieu de travail, comme l’obligation de prendre des mesures d’adaptation fondées sur la situation familiale, le droit de demander des modalités flexibles ou encore la prolongation des congés pour raisons familiales.

 
« L’idée même de la famille évolue sans cesse, et il importe que nos milieux de travail en fassent autant », a affirmé Marie‑Claude Landry, avocate émérite (Ad. E.), membre du Barreau et présidente de la Commission canadienne des droits de la personne. « L’adaptation en milieu de travail, ce n’est pas travailler moins : c’est travailler différemment. Tout le monde a intérêt à aider les employés devant leurs obligations familiales. »

« Plusieurs dimensions législatives touchent les familles, notamment en ce qui concerne les droits de la personne, le droit de la famille, le droit du travail et de l’emploi ou le droit de l’immigration, et celles-ci sont parfois discordantes », a souligné la directrice générale de l’Institut Vanier de la famille, Nora Spinks. « Qu’il s’agisse de politiques encadrées ou de modalités ponctuelles, les mesures d’adaptation en milieu de travail doivent tenir compte de la complexité et de la diversité des familles pour permettre aux employés de mener de front leurs responsabilités personnelles et professionnelles. »

 

Voici quelques ressources de l’Institut Vanier pour en savoir davantage au sujet de la conciliation travail-vie personnelle, de la conciliation travail-famille et de la diversité au Canada :

 


Publié le 2 mars 2017




Des leaders font le point sur les progrès en matière de littératie militaire au Canada

Ottawa (Ontario), 24 janvier 2017. – Hier, Son Excellence Sharon Johnston, C. C., a rencontré divers représentants du Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans, afin d’appuyer leurs initiatives en vue d’accroître le degré de littératie militaire des associations professionnelles et des organismes communautaires, pour favoriser la situation des familles des militaires et des vétérans.

Son Excellence a souligné les efforts mis en œuvre dans le but de resserrer le cercle de soutien au bénéfice des familles des militaires et des vétérans : « À l’heure des célébrations du cent cinquantenaire de la Confédération, le Cercle du leadership illustre la force générée par la collaboration et l’engagement communautaire dans toutes les régions du pays au profit des familles des militaires et des vétérans. »‎

Le Canada compte 40 000 familles de militaires de la Force régulière, 14 000 familles de militaires de la Force de réserve et plus de 600 000 vétérans qui font appel à divers services et programmes dans leurs milieux respectifs, notamment des services à la petite enfance et aux aînés, des soins en santé physique et mentale, des services d’éducation ainsi que des mesures de soutien à l’emploi et à la transition professionnelle. La littératie militaire des professionnels et des praticiens (c’est-à-dire leur compréhension de la réalité unique des familles des militaires et des vétérans de même que des éléments stressants relatifs à leur mode de vie, comme la mobilité, l’éloignement et les risques) favorise l’ouverture et l’inclusion relativement aux programmes communautaires pour les familles des militaires et des vétérans. Dans cette optique, le Cercle du leadership contribue à faciliter les collaborations et les partenariats novateurs visant à consolider la littératie militaire.

Statistiques concernant les familles des militaires et des vétérans au Canada :

  • Au milieu des années 90, 80 % des familles des militaires au Canada vivaient SUR une base militaire, alors que 85 % d’entre elles vivent aujourd’hui HORS d’une base;
  • 49 % des militaires en service au sein des FAC et 37 % des vétérans ont des enfants de moins de 18 ans;
  • La majorité (54 %) des enfants interrogés au sein des familles de militaires se disent fiers de leurs parents appelés en déploiement;
  • 87 % des conjoints ou des conjointes des FAC interrogés affirment se sentir en contrôle sur le plan affectif malgré l’absence de leur partenaire appelé en déploiement;
  • Les trois dixièmes des conjoints ou des conjointes des FAC disent n’avoir subi AUCUNE incidence en emploi à cause des impératifs du service militaire de leur partenaire;
  • 8 % des vétérans affirment vivre avec un faible revenu, comparativement à 15 % des Canadiens.

« Le mode de vie des militaires est unique et rempli d’aventures. L’efficacité et le bien-être de nos militaires reposent sur la force, la résilience et la fierté de leur famille, et c’est essentiellement ce que visent à préserver les programmes et les services offerts par les divers organismes réunis au sein du Cercle du leadership », a affirmé le major-général Wayne Eyre, commandant adjoint du Commandement du personnel militaire.

« L’accès à des soins et à des mesures de soutien appropriés est un déterminant important de la prospérité des familles des militaires et des vétérans au Canada. Les déménagements fréquents auxquels elles sont confrontées entraînent souvent des difficultés particulières dans leur nouvelle collectivité ou leur nouvelle province lorsqu’il s’agit de se trouver un médecin de famille ou d’assurer la continuité des études de leurs enfants », a souligné le colonel Dan Harris, directeur des Services aux familles des militaires et coprésident du Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans. « Ayant participé à la création du Cercle du leadership, les Services aux familles des militaires sont fiers de pouvoir collaborer avec leurs nombreux partenaires, qui ont tous à cœur d’accroître la littératie militaire parmi les associations et les organismes au pays. »

« La véritable valeur du Cercle du leadership repose sur la volonté de ses membres de collaborer sans relâche pour concevoir des outils pertinents, élaborer des programmes novateurs et créer des liens solides », a ajouté Nora Spinks, directrice générale de l’Institut Vanier de la famille et coprésidente du Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans.

« Quand un homme ou une femme s’engage dans les Forces armées canadiennes, c’est toute sa famille qui s’engage à ses côtés. Afin de mieux conscientiser les gens, il s’avère essentiel de partager des idées novatrices et de renseigner judicieusement les professionnels et les praticiens des collectivités à propos de la réalité des familles des militaires et des vétérans », a affirmé Karen McCrimmon, secrétaire parlementaire du ministre des Anciens Combattants et ministre associé de la Défense nationale, qui était également présente. « Le ministère canadien des Anciens Combattants est fier de collaborer avec autant d’organismes dévoués envers les familles des vétérans en vue de mieux comprendre leur situation, d’élargir l’accessibilité, de multiplier les ressources et de favoriser les soins. »

Le Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans résulte d’une concertation entre divers organismes et chefs de file de toutes les régions du pays, en vue de favoriser la conscientisation et de consolider les capacités, les compétences et les collectivités au bénéfice des familles des militaires et des vétérans. Cette initiative en pleine croissance regroupe actuellement plus d’une soixantaine d’intervenants représentant plus de 50 organismes, dont 38 qui desservent directement les familles des militaires et des vétérans au Canada.

 


Pour en savoir davantage au sujet des plateformes du Cercle du leadership :

Visionnez le message vidéo (en anglais seulement) de l’hon. Kent Hehr, ministre des Anciens Combattants et ministre associé de la Défense nationale, à l’intention des membres et participants du Cercle du leadership.

Pour en savoir davantage à propos des familles des militaires et des vétérans au Canada, consultez le document Coup d’œil sur les familles des militaires et des vétérans au Canada.

Visionnez la vidéo du CMFC sur l’importance d’un accès équitable à des soins de qualité pour les familles des militaires.

 




Clavardage sur Twitter : Les familles des militaires en transition vers la vie civile

Reconnues pour leur diversité, leur résilience et leur force hors du commun, les familles des militaires et des vétérans du Canada sont une source de fierté pour le pays tout entier et elles constituent une trame incontournable du paysage familial du Canada. Par leur service et leur dévouement, les membres des Forces armées canadiennes et leurs familles ont depuis longtemps mérité notre respect, notre reconnaissance et notre soutien le plus complet.

Le mardi 5 avril, l’Institut Vanier de la famille sera l’hôte conjoint de la première d’une série de Twitter chats en compagnie de l’ombudsman des vétérans, Guy Parent, de 19 h à 20 h HAE. Le thème de cette causerie sera Les familles des militaires en transition vers la vie civile, et nous invitons les vétérans, les familles, les prestataires de service ainsi que les experts à prendre part aux discussions sur les défis auxquels les familles font face durant leur transition.

Cette série de Twitter chats facilitera l’établissement de liens entre l’ombudsman des vétérans et la communauté des vétérans du Canada, permettant à ceux qui ont servi notre pays de faire entendre leurs préoccupations et d’exprimer leur opinion, ce qui orientera les priorités de l’ombudsman.

Pour participer, veuillez tweeter @OmbudVeterans (français) ou @VetsOmbudsman (anglais) puis utiliser/suivre le mot-clic #OVOChat. Tout au long des discussions, nous poserons des questions, fournirons des renseignements et en apprendrons également davantage de la part des familles des militaires ainsi que de ceux qui les étudient, les servent et les soutiennent.

Pour en savoir plus sur le travail de l’Institut Vanier auprès des familles des militaires et des vétérans, visitez nos pages portant sur l’Initiative pour les familles des militaires et des vétérans au Canada et le Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans.

À très bientôt sur Twitter!




Les droits de la personne et l’équilibre travail-famille

Marie-Claude Landry

Présidente de la Commission canadienne des droits de la personne

La présidente de la Commission canadienne des droits de la personne, Marie-Claude Landry, a prononcé cette allocution à l’occasion d’une table ronde du Cercle canadien du leadership pour la conciliation travail-vie personnelle, le 26 février 2016. Chapeautée par l’Institut Vanier de la famille et la Caisse Alterna, cette activité a permis de réunir des employeurs ainsi que des praticiens et des professionnels en ressources humaines pour favoriser le dialogue au sujet de l’équilibre travail-vie personnelle, des modalités de travail flexibles et des changements intergénérationnels en milieu de travail.


 

Bonjour!

J’ai eu hâte toute la semaine de prendre part à cette discussion. Merci beaucoup de nous inviter à y participer.

Comme présidente de la Commission canadienne des droits de la personne, je suis heureuse de parler de l’équilibre travail-famille du point de vue des droits de la personne.

Je crois que cette discussion est extrêmement importante et j’espère qu’elle contribuera à améliorer l’avenir de nos enfants.

Ce sujet me tient particulièrement à cœur, pour l’avoir vécu personnellement – en tant qu’employeuse, fille, mère et grand-mère.

De nos jours, beaucoup d’employés à travers le Canada éprouvent des difficultés à concilier leurs obligations professionnelles et familiales.

Bien sûr, s’adapter aux obligations des familles représente un ensemble de défis bien réels pour les employeurs aussi.

Mais en vérité, devenir plus flexible et proactif dans ses mesures d’adaptation familiale est l’une des meilleures décisions qu’un employeur puisse prendre.

Voici pourquoi : je vais vous fournir trois raisons.

Premièrement : parce que la définition de la famille évolue chaque jour, nos milieux de travail devraient évoluer dans le même sens.

Deuxièmement : parce que l’adaptation veut dire travailler différemment, pas moins.

Et finalement : parce qu’en aidant les employés à respecter leurs obligations familiales, tout le monde y gagne.

Avant de poursuivre, j’aimerais vous dire quelques mots sur les activités de la Commission canadienne des droits de la personne.

Nous sommes le chien de garde des droits de la personne au Canada.

Nous sommes indépendants du gouvernement dans notre façon de fonctionner.

Nous nous battons pour les personnes victimes de discrimination au Canada.

… les personnes qui n’ont pas accès à toutes les chances d’épanouissement qu’elles devraient avoir;
… les personnes qui ne sont pas tout à fait intégrées.

Comme vous le savez, la Loi canadienne sur les droits de la personne inclut la « situation de famille » comme un motif de distinction illicite.

La situation de famille – ou un motif nommé différemment pour évoquer l’état familial – est incluse dans presque tous les codes provinciaux régissant les droits de la personne, incluant le Code des droits de la personne de l’Ontario.

Récemment, les tribunaux ont confirmé que la prestation de soins est protégée en vertu de la « situation de famille ».

Cela signifie que, quelles que soient les politiques internes ou les pratiques en vigueur chez un employeur, celui-ci doit s’adapter aux salariés qui doivent fournir des soins à leurs proches.

Comme je l’ai dit précédemment, le défi de l’employeur, de nos jours, réside dans le fait que le concept de « famille » est plus complexe que jamais.

Cela m’amène à parler de la première raison : la définition de la famille évolue d’un jour à l’autre.

Il y a environ 40 ans, quand la Loi canadienne sur les droits de la personne a été créée, la définition socialement répandue de la famille était très restreinte.

Beaucoup de choses ont changé depuis ce temps.

Le mot « famille » ne désigne plus seulement une mère, un père, un frère et une sœur.

C’est une maman avec une autre maman, ce sont deux papas, c’est un grand-parent avec un enfant, c’est un ami prenant soin d’un voisin, et ainsi de suite.

Qu’est-ce que cela signifie pour les employeurs?

Cela signifie que les employeurs doivent avoir l’esprit ouvert lorsqu’il est question d’obligations familiales.

Les employeurs devraient revoir et mettre à jour leurs politiques de congés et d’avantages sociaux pour reconnaître les différentes formes que peut prendre la famille.

L’un des exemples de cette nouvelle diversité en matière de « format familial » est la reconnaissance accrue des droits des personnes transgenres.

Un changement important à la Loi canadienne sur les droits de la personne surviendra bientôt, espérons-le. Il fera en sorte de clarifier les droits de toute personne transgenre vivant au Canada dans la législation fédérale sur les droits de la personne.

Cela s’en vient. Et dans plusieurs provinces, c’est déjà fait, comme en Ontario, une province où la discrimination et le harcèlement fondés sur l’identité sexuelle ou sur l’expression de l’identité sexuelle contreviennent à la loi.

Les politiques en vigueur dans les milieux de travail doivent être faites pour inclure tout le monde et soutenir ainsi les personnes qui changent de sexe, de même que les employés qui sont en couple avec une personne transgenre ou qui ont un enfant transgenre à la maison.

Il existe plusieurs agences, dont Egale et The 519 en Ontario, qui peuvent aider les employeurs à mieux inclure, dans l’environnement de travail, les personnes transgenres ainsi que leur famille.

Il y a des employeurs qui sont inquiets. Ils croient que, la définition de « famille » s’élargissant, cela se traduira par plus de demandes d’adaptation, plus d’absences et une productivité réduite.

C’est faux.

Cela m’amène à la deuxième raison : l’adaptation veut dire travailler différemment, pas moins.

S’adapter aux employés veut dire essayer de trouver des façons pour qu’ils puissent respecter à la fois leurs responsabilités professionnelles et leurs obligations familiales, et ce, en faisant preuve de flexibilité et de créativité.

Notre Guide sur la conciliation des responsabilités professionnelles et des obligations familiales des proches aidants fournit quelques exemples de modalités de travail flexibles.

Ce document explique également que l’adaptation fonctionne dans les deux sens.

C’est une affaire de compromis, de part et d’autre.

Les employeurs ne sont pas obligés de s’adapter à tous les désirs et à toutes les préférences d’un employé concernant sa façon de prendre soin de sa famille.

Par exemple, quitter son lieu de travail plus tôt pour assister au match de soccer de son enfant est avant tout, la plupart du temps, un choix personnel.

Mais partir plus tôt pour emmener un enfant blessé à l’hôpital, alors qu’aucun autre aidant n’est disponible pour en prendre soin, c’est une obligation de l’employé à laquelle il faut s’adapter.

Les solutions trouvées ne sont pas nécessairement idéales. Ainsi, un employé qui doit partir plus tôt pour prendre soin d’un proche devra peut-être rattraper les heures perdues au travail.

Tous deux, l’employeur ET l’employé, doivent travailler ensemble pour trouver une solution réaliste et satisfaisante pour chaque partie, une solution qui fonctionne pour tout le monde.

Évidemment, du point de vue de la protection des droits de la personne, il existe quelque chose d’encore mieux que des solutions individuelles d’adaptation.

Et cela m’amène à parler de la troisième raison : dans un milieu de travail inclusif et proactif en matière d’adaptation aux obligations familiales, tout le monde sort gagnant.

Des études démontrent que les milieux de travail ouverts aux horaires flexibles sont caractérisés par :

• de plus bas taux d’absentéisme,
• plus de loyauté envers l’employeur,
• une rétention du personnel plus élevée,
• une productivité accrue.

Un environnement de travail flexible donne aux employés plus d’options pour équilibrer leurs responsabilités professionnelles et leurs obligations familiales.

Cela peut, de fait, réduire les demandes d’adaptation ponctuelles.

Alors, un milieu de travail flexible et inclusif est mieux pour les employés…

… ce qui est meilleur pour la productivité…
… pour l’employeur…
… pour l’économie…
… pour la société.

Pensez-y…

Il n’y a pas si longtemps, on n’aurait pas envisagé de prendre une année de congé parental.

Aujourd’hui, on tient cela pour acquis.

Une modification de nos politiques peut créer un changement de culture dans nos milieux de travail. Cela permet à tous de travailler et de prendre soin des personnes qui nous sont chères. Il s’agit d’être proactif.

Pourquoi?

… parce que la définition de la famille évolue chaque jour, nos milieux de travail devraient évoluer dans le même sens.

… parce que l’adaptation veut dire travailler différemment, pas moins.

… parce que, lorsque nous sommes proactifs dans notre adaptation aux obligations familiales de notre personnel, tout le monde y gagne.

Merci.


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Ce document est également disponible sur le site Internet de la Commission canadienne des droits de la personne