Sous la loupe : Les aidants âgés au Canada

Les responsabilités de soins sont indissociables de la vie de famille, et les aidants familiaux jouent un rôle crucial pour encadrer et fournir de tels soins au bénéfice de leurs proches, allant même dans certains cas jusqu’à en acquitter la facture. Depuis une décennie, les quelque 8,1 millions d’aidants au Canada sont de plus en plus reconnus et appréciés, mais on a tendance à négliger la part des aînés qui assument une charge de soins, même si ceux-ci représentaient plus d’un huitième des aidants en 2012((Maire Sinha, « Portrait des aidants familiaux, 2012 » dans Mettre l’accent sur les Canadiens : résultats de l’Enquête sociale générale, no 89-652-X au catalogue de Statistique Canada (septembre 2013). Lien : http://bit.ly/1qsM5zM)).

Or, au-delà de leur apport unique et précieux dans le paysage canadien des soins familiaux, les aidants âgés ont eux-mêmes des besoins particuliers en raison de leur âge. Dans toutes les régions du pays, plusieurs d’entre eux assument par ailleurs d’autres responsabilités professionnelles ou communautaires qui risquent d’alourdir leur charge de soins (d’autant plus s’ils sont parfois eux-mêmes bénéficiaires de soins).

L’importante contribution des aînés en matière de soins au Canada((Pour en savoir davantage : Coup d’œil sur les soins familiaux et le travail au Canada.))

  • En 2012, près d’un million d’aînés au Canada (966 000 personnes) ont prodigué des soins à un ami ou à un membre de la famille en raison d’une maladie chronique, d’une incapacité ou de problèmes liés au vieillissement (soit 12 % de tous les aidants)((Sinha, 2012.)).
  • En 2012, les aidants âgés étaient susceptibles de fournir les plus longues heures de soins chaque semaine, notamment parce que le bénéficiaire était leur conjoint dans bien des cas (ce qui suppose généralement un investissement en temps plus important)((Sinha, 2012.)).
    • Près du quart des aidants âgés (23 %) ont consacré 20 heures ou plus par semaine à leur charge de soins, soit une proportion environ deux fois plus importante que chez les aidants de 45 à 54 ans (13 %) ou que chez les jeunes aidants de 15 à 24 ans (10 %)((Sinha, 2012.)).

Plusieurs aidants âgés conjuguent leur charge de soins avec d’autres responsabilités, que ce soit comme travailleurs ou bénévoles((Pour en savoir davantage : Le budget de la famille moderne : Les aînés au Canada et Le budget de la famille moderne : Le revenu au Canada.))

  • En 2017, 14,2 % des aînés étaient sur le marché du travail (18,7 % des hommes et 10,4 % des femmes de cette tranche d’âge), soit plus du double par rapport à l’an 2000 (à 6 %)((Statistique Canada, Enquête sur la population active (EPA), estimations selon le sexe et le groupe d’âge détaillé, tableau CANSIM no 282-0002. (Dernière mise à jour au 4 janvier 2018.) Lien : http://bit.ly/2AQ30XA)).
  • En 2015, un cinquième des aînés au Canada (19,8 %) déclaraient avoir travaillé à un moment ou un autre durant l’année (1,1 million de personnes), soit pratiquement deux fois plus qu’en 1995 (à 10,1 %). Pour ce groupe d’âge, la proportion des hommes disant avoir travaillé durant l’année était supérieure à celle des femmes (soit 25,7 % contre 14,6 % respectivement)((Statistique Canada, « Recensement en bref. Les personnes âgées au travail au Canada » dans Produits analytiques, Recensement de 2016, no 98-200-X-2016027 au catalogue de Statistique Canada (29 novembre 2017). Lien : http://bit.ly/2D1mXyA)).

Les soins et leurs incidences sur le bien-être des aidants âgés

  • Selon certaines études, les soins ont parfois des effets bénéfiques pour le bien-être des aidants eux-mêmes, notamment par l’impression de donner un sens à leur vie et de progresser sur le plan personnel, par une certaine confiance et une meilleure conscientisation à l’égard des soins, ou encore par le fait de pouvoir « redonner » à une personne qui s’est occupée d’eux((American Psychological Association, « Positive Aspects of Caregiving » dans Public Interest Directorate Reports (janvier 2011). Lien : http://bit.ly/1KMuMRA)).
  • Par contre, les soins risquent aussi d’avoir des répercussions néfastes sur le bien-être des aidants. Ainsi, près des trois dixièmes des personnes ayant prodigué des soins en 2012 (28 %) ont trouvé la prestation de soins « stressante ou très stressante », et un cinquième des aidants (19 %) ont indiqué que leur « état de santé physique ou émotionnel s’était détérioré » en raison de leurs responsabilités d’aidant((Sinha, 2012.)).

Téléchargez le document Sous la loupe : Les aidants âgés au Canada

L’Institut Vanier de la famille est un organisme de bienfaisance national et indépendant, dont les activités visent à mieux comprendre la diversité et la complexité des familles, ainsi que la réalité de la vie de famille au Canada. L’Institut propose un vaste éventail de publications, d’initiatives de recherche, de présentations et d’interactions dans les médias sociaux afin de mieux comprendre comment les familles interagissent avec les forces socioéconomiques, contextuelles et culturelles, dans quelle mesure elles les influencent et comment elles réagissent à celles-ci.

Pour en savoir davantage à propos des soins familiaux au Canada :

Pour en savoir davantage à propos des aînés et des relations familiales au Canada :


Publié le 29 mars 2018 




Activité à venir : Symposium du Canada atlantique sur les familles, la mobilité et le travail (mai 2018)

Travaillez-vous auprès de familles confrontées à des séparations en raison de la mobilité pour le travail dans le domaine pétrolier ou gazier, ou encore dans le secteur de la construction, du camionnage, des soins de santé, de la foresterie, des forces armées, des pêches, de l’agriculture, de l’éducation, du tourisme ou d’autres types d’emplois? Faites-vous partie vous-même des familles touchées par ce type de travail?

Du 15 au 17 mai 2018, le Symposium du Canada atlantique sur les familles, la mobilité et le travail mettra en relief les interrelations qui existent entre les familles elles-mêmes, le contexte professionnel et la mobilité géographique pour le travail au Canada. Réunissant des leaders de la société civile et du secteur des politiques, divers chercheurs s’intéressant aux liens entre les familles et la mobilité géographique pour le travail, de même que des familles directement touchées par la mobilité en emploi, cette initiative vise à favoriser le dialogue et le transfert des connaissances en misant sur les politiques et pratiques exemplaires ou émergentes à la maison, au travail et au sein de la collectivité.

Où : Université de l’Île-du-Prince-Édouard, Charlottetown (Î.-P.-É.)

Quand : Du mardi 15 mai 2018, à 18 h, jusqu’au jeudi 17 mai 2018, à 15 h 30 (HAA) (consulter le programme)

Inscription : Eventbrite

Les volets suivants y seront abordés :

À la maison

  • Quelle place occupe la mobilité pour le travail dans la planification familiale, la procréation et la fécondité, ou encore la parentalité?
  • Comment la mobilité géographique pour le travail influence-t-elle les soins aux enfants et la parentalité, les soins et responsabilités auprès des aînés, ou encore les soins aux personnes ayant une incapacité? Quels sont les impacts sur les relations de soins découlant de ces absences prolongées liées à la mobilité pour le travail?
  • Quelles sont les répercussions pour les travailleurs migrants internationaux venus travailler temporairement au Canada atlantique, ainsi que pour leur famille dans leur pays d’origine?

En milieu de travail

  • Quelles sont les mesures adoptées par les employeurs ou les organisations syndicales et professionnelles pour favoriser la situation familiale malgré ces absences prolongées?
  • Dans quelle mesure la précarité d’emploi ou les horaires atypiques contribuent-ils à alourdir le fardeau de la mobilité géographique pour le travail, au détriment du bien-être personnel et familial des travailleurs mobiles?

Dans la collectivité

  • Quelles sont les incidences de la mobilité sur les collectivités qui voient partir ou qui accueillent ces travailleurs mobiles? Quelles sont les conséquences pour les familles de ces derniers?
  •  Comment les professionnels de la santé, les fournisseurs de services communautaires, les éducateurs, les chefs religieux ou conseillers spirituels ainsi que les autres intervenants parviennent-ils à s’adapter et à répondre le plus efficacement possible aux besoins des familles confrontées à d’importants déplacements pour le travail?

Le symposium relève de l’initiative « Tale of Two Islands » (financée par le CRSH) et des projets de recherche du Partenariat en mouvement, en collaboration avec l’Institut Vanier de la famille, l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard et l’Université Memorial de Terre-Neuve. Cette activité est financée par l’entremise d’une subvention Connexion du CRSH.

Le Partenariat en mouvement est une initiative de recherche associée à d’autres volets internationaux portant sur la réalité des travailleurs qui, en raison d’importants déplacements, doivent s’absenter de leur lieu permanent de résidence pour répondre à des impératifs professionnels.

Le Partenariat en mouvement résulte d’une collaboration entre l’Institut Vanier de la famille et plus d’une quarantaine de chercheurs provenant de dix-sept disciplines différentes et représentant vingt-deux universités au Canada et à l’étranger. L’initiative fait aussi appel à plus d’une trentaine de partenaires communautaires afin d’élaborer et de mener à bien divers travaux de recherche, d’analyser les résultats et d’en diffuser les conclusions. Le Partenariat en mouvement est chapeauté par le Centre SafetyNet pour la recherche en santé et sécurité au travail de l’Université Memorial de Terre-Neuve, et financé par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH), la Research & Development Corporation de Terre-Neuve-et-Labrador, la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI), ainsi que plusieurs universités et autres partenaires.

Pour en savoir davantage sur la mobilité familiale au Canada :


Publié le 9 mars 2018




Les familles au Canada : les parents s’organisent

En lien avec la publication demain du budget fédéral et des rumeurs concernant l’instauration d’un nouveau congé parental pour l’autre parent (congé de paternité), l’Institut Vanier de la famille a colligé diverses données et statistiques récentes sur les questions touchant le travail, la famille et la paternité d’aujourd’hui au Canada.

Vous trouverez ci-dessous des perspectives et des renseignements actuels à propos des parents au Canada et des forces socioéconomiques, culturelles et contextuelles qui contribuent à définir la vie de famille, et vice-versa.

Les femmes, le travail et la famille

  • En 2017, le taux de participation au marché du travail parmi les femmes de 25 à 54 ans se situait à environ 83 % (en hausse constante depuis 1976, alors à seulement 52 %)((Statistique Canada, Enquête sur la population active (EPA), estimations selon le sexe et le groupe d’âge détaillé, tableau CANSIM no 282-0002. (Dernière mise à jour au 5 janvier 2017.) Lien : http://bit.ly/2AQ30XA)).
  • En 2016, le taux de participation au marché du travail des mères dont le plus jeune enfant était âgé de moins de 6 ans se chiffrait à 73 % (par rapport à 36 % en 1976)((Institut canadien de la santé infantile, « Module 8, Section 2: Labour Force Participation Rate » dans The Health of Canada’s Children and Youth: A CICH Profile (2018). Lien : http://bit.ly/2oq4xyZ)).
  • En 2017, les femmes représentaient les trois quarts (74 %) des travailleurs à temps partiel de 25 à 54 ans (contre 89 % en 1976)((Statistique Canada, Enquête sur la population active (EPA), estimations selon le sexe et le groupe d’âge détaillé.)).
  • En 2015, 69 % des familles formées d’un couple avec enfants comptaient sur deux soutiens (comparativement à 36 % en 1976)((Statistique Canada, « L’essor de la famille à deux revenus avec enfants » dans Mégatendances canadiennes, no 11-630-X au catalogue de Statistique Canada (30 mai 2016). Lien : http://bit.ly/1spgLXV)).
  • En 2015-2016, les familles qui ont reçu à la fois des prestations de maternité et parentales de l’AE ont utilisé en moyenne 47 semaines sur une base familiale (sur les 50 semaines disponibles)((Emploi et Développement social Canada, Rapport de contrôle et d’évaluation de l’assurance-emploi pour l’exercice financier commençant le 1er avril 2015 et se terminant le 31 mars 2016 (10 mai 2017). Lien : http://bit.ly/2osGE9I)).

Fécondité

  • En 2014, 44 % de toutes les nouvelles mères ayant donné naissance à leur premier enfant avaient passé le cap de la trentaine (contre 28 % en 1994)((Statistique Canada, Naissances vivantes, selon l’âge et la parité de la mère, Canada, tableau CANSIM no 102-4508. (Dernière mise à jour au 26 avril 2017.) Lien : http://bit.ly/2HPRuio)).
  • En 2014, les femmes de 30 à 34 ans ont engendré 35 % de toutes les naissances (soit près de trois fois plus qu’en 1970, à 14 %)((Statistique Canada, Naissances vivantes, selon l’âge et la parité de la mère, Canada.)).
  • En 2014, les femmes dans la quarantaine ont engendré 3,6 % de toutes les naissances (soit plus du double qu’en 1994, à 1,4 %)((Statistique Canada, Naissances vivantes, selon l’âge et la parité de la mère, Canada.)).

 

Les nouveaux pères et les relations familiales

  • En 2016, 30 % de tous les nouveaux pères au Canada déclaraient avoir pris un congé parental ou en avoir l’intention (par rapport à seulement 3 % en 2000)((Statistique Canada, « Enquête sur la couverture de l’assurance-emploi, 2016 » dans Le Quotidien (15 décembre 2016). Lien : http://bit.ly/2Dhy43R)), ((Katherine Marshall, « Utilisation par les pères des congés parentaux payés » dans L’emploi et le revenu en perspective, no 75-001-X au catalogue de Statistique Canada (juin 2008). Lien : http://bit.ly/2qowqpg)).
    • Cette hausse à l’échelle nationale est principalement attribuable à l’augmentation marquée du nombre de pères qui bénéficient d’un congé au Québec, suivant l’instauration du Régime québécois d’assurance parentale (RQAP) en 2006.
      • En 2016, 80 % des pères québécois disaient avoir pris un congé parental ou en avoir l’intention (comparativement à 28 % en 2005)((Statistique Canada, « Enquête sur la couverture de l’assurance-emploi, 2016 ».)).
      • Hors Québec, la proportion de nouveaux pères ayant bénéficié d’un congé parental (ou qui en avaient l’intention) est passée de 11 % à 13 % au cours de la même période((Statistique Canada, « Enquête sur la couverture de l’assurance-emploi, 2016 ».)), ((Katherine Marshall, 2008.)).
  • En 2015-2016, 14 % des demandes de prestations parentales ont été faites par des hommes((Emploi et Développement social Canada, 2017.)).
  • D’après une étude parue en 2015, il existe un « impact important et persistant » au Québec dans les rapports hommes-femmes au cours des trois années suivant un congé de paternité en vertu du régime québécois((Ankita Patnaik, « “Daddy’s Home!” Increasing Men’s Use of Paternity Leave », document d’information préparé à l’intention du Council on Contemporary Families (2 avril 2015). Lien : http://bit.ly/1Igwa0Y)).
    • Les pères ayant pris un congé sont ensuite susceptibles de s’impliquer davantage dans les tâches ménagères (et ils y consacrent 23 % plus de temps).
    • En contrepartie, les mères sont plus susceptibles de participer au marché du travail. De plus, les pères québécois ayant bénéficié du RQAP passaient en moyenne une demi-heure de plus par jour à la maison comparativement aux pères hors Québec.
    • Selon une récente étude publiée par Statistique Canada, 41 % des répondants parmi les pères québécois affirmaient en 2015 avoir participé au nettoyage, à la lessive et à d’autres travaux ménagers le jour même (soit une moyenne beaucoup plus élevée que dans d’autres régions canadiennes, où ce taux oscillait entre 25 % et 35 %)((Patricia Houle, Martin Turcotte et Michael Wendt, « Évolution de la participation des parents aux tâches domestiques et aux soins des enfants de 1986 à 2015 » dans Mettre l’accent sur les Canadiens : résultats de l’Enquête sociale générale, no 89‑652-X au catalogue de Statistique Canada (1er juin 2017). Lien : http://bit.ly/2qKJnuu)).

 

Diversité parentale

  • En 2016, le Canada comptait près de 73 000 familles formées d’un couple homosexuel, c’est-à-dire 0,9 % de tous les couples (soit un bond de 61 % par rapport à 2006).
    • 12 % des couples homosexuels élevaient des enfants (contre 8,6 % en 2001), dont les quatre cinquièmes étaient des couples féminins.
    • Plus de 10 000 enfants de 0 à 14 ans vivaient au sein de familles formées d’un couple de même sexe((Statistique Canada, « Recensement en bref : Les couples de même sexe au Canada en 2016 » dans Produits analytiques, Recensement de 2016 (2 août ). Lien : http://bit.ly/2vi9a2o)).

Ménages multigénérationnels

  • En 2016, le Canada comptait 404 000 ménages multigénérationnels (regroupant au moins trois générations), soit 2,9 % de tous les ménages.
    • Quelque 2,2 millions de Canadiens vivaient au sein de ménages multigénérationnels, soit 6,3 % de la population canadienne (contre 4 % en 2001).
  • En 2016, environ 15 % des enfants issus de l’immigration vivaient au sein d’un ménage multigénérationnel((Statistique Canada, « Recensement en bref : Les enfants issus de l’immigration : un pont entre les cultures » dans Produits analytiques, Recensement de 2016, no 98-200X-2016-015 au catalogue de Statistique Canada (25 octobre 2017). Lien : http://bit.ly/2liEtq4)).
  • En 2011…
    • 22 % des grands-parents inuits cohabitaient avec leurs petits-enfants;
    • 14 % des grands-parents des Premières Nations vivaient sous le même toit que leurs petits-enfants;
    • 5 % des grands-parents métis partageaient le même ménage que leurs petits-enfants.
      • À titre comparatif, cette situation touchait 3,9 % des grands-parents non autochtones durant la même année((Anne Milan, Nadine Laflamme et Irene Wong, « Étude : Les grands-parents qui vivent avec leurs petits-enfants, 2011 » dans Regards sur la société canadienne, no 75-006-X au catalogue de Statistique Canada (avril 2015). Lien : http://bit.ly/2E3xAib)).

 

Pour en savoir davantage au sujet de la diversité familiale au Canada :

 

Si vous souhaitez solliciter une entrevue avec la directrice générale de l’Institut Vanier, Nora Spinks, veuillez écrire à l’adresse : lsteele@institutvanier.ca.

 


Publié le 26 février 2018




Fonds Alan-Mirabelli pour la créativité et l’innovation

Pendant plus d’une trentaine d’années, Alan Mirabelli (1948-2017) a été un membre engagé de l’équipe de l’Institut Vanier, où il a notamment agi comme directeur général (volet administration) et directeur des communications. Alan était bien connu pour son dévouement et son parcours professionnel exemplaire voué à la consolidation des connaissances à l’échelle nationale au sujet des familles du Canada. Cependant, il avait aussi un grand talent artistique, qui s’exprimait grâce à la photographie.

Alan s’est d’abord tourné vers cette forme d’art pour trouver une certaine quiétude, découvrir et exploiter son côté créatif, et aussi pour en apprendre un peu plus sur lui-même. Pour lui, la photographie avait la vertu de « projeter le regard pour mieux se connaître », et il y voyait un processus contemplatif et méditatif qui, au-delà de ses fins propres, permettait aussi une réflexion sur soi. Et cet aspect a pris une place grandissante dans sa vie, jusqu’à son décès.

Ce fut d’abord une passion solitaire, mais Alan a aussi appris à collaborer avec d’autres artistes, en cherchant à favoriser et à soutenir leur expression créative par ses conseils et son encadrement (certains d’entre eux sont d’ailleurs le sujet de ses dernières œuvres).

À ses yeux, l’expression artistique recelait non seulement le pouvoir d’aider chacun sur le plan individuel, mais supposait aussi une grande capacité de transfert du savoir. De fait, l’art est aussi un puissant vecteur de connaissances, de perspectives et d’une certaine compréhension des choses, et Alan a souhaité pouvoir appuyer – durant sa vie et même après – les canaux créatifs et novateurs susceptibles de favoriser cette mise en commun du savoir.

C’est dans cette optique que l’Institut Vanier a mis sur pied le Fonds Alan-Mirabelli pour la créativité et l’innovation afin de mieux comprendre les familles et la vie de famille, en misant sur diverses méthodes et approches empreintes de créativité, d’innovation et d’expression artistique.

Faire un don au Fonds Alan-Mirabelli pour la créativité et l’innovation

Pour obtenir de plus amples renseignements, communiquez avec la directrice générale de l’Institut Vanier, Nora Spinks, au 613-724-8500, poste 214, ou à l’adresse : dg@institutvanier.ca

« Alan incarnait les multiples visages que lui reconnaissent ceux et celles qui le côtoyaient : ami, collègue, mentor, auteur, conférencier, militant, gestionnaire, enseignant, raconteur, artisan, artiste, père, grand-père, bâtisseur communautaire, source d’inspiration, gardien d’une perspective nationale de la famille, et homme de dignité tout au long de son existence, particulièrement dans sa manière d’être. »

– Al MacKay (ancien président et membre du conseil d’administration, et ex-directeur général intérimaire de l’Institut Vanier)

En mémoire d’Alan Mirabelli


Publié le 12 janvier 2018




In memoriam Alan Mirabelli

C’est avec une profonde tristesse que l’Institut Vanier vous fait part du décès d’Alan Mirabelli, le 20 décembre 2017. Il avait 69 ans.

Membre dévoué de l’équipe de l’Institut Vanier pendant plus d’une trentaine d’années, Alan s’était d’abord joint à l’Institut en 1975, aux côtés de son « complice de toujours », Bob Glossop. Après plusieurs années comme directeur général pour le volet administratif, il avait finalement pris sa retraite en 2007.

Comme retraité, il a consacré de nombreuses heures à l’une de ses véritables passions, soit la photographie. Ses œuvres ont été récemment mises en lumière dans le cadre d’une exposition dans sa collectivité bien-aimée d’Almonte (Ontario). Ses photographies témoignent d’un grand souci du détail, de son amour de la nature et de toute l’expressivité de son être, qui transcende l’objectif.

Alan était un ami cher, un collègue et un mentor. Son départ laissera un grand vide pour plusieurs d’entre nous. Ses réalisations et l’héritage qu’il laisse à l’Institut Vanier de la famille sont un legs inaltérable.

Une célébration en hommage à la vie d’Alan Mirabelli aura lieu le samedi 20 janvier 2018, à 14 h, en l’église First Unitarian Church (30, av. Cleary, Ottawa, Ontario).

Plutôt que d’offrir des fleurs, les personnes qui le souhaitent pourront faire un don à la Fondation Alan-Mirabelli pour la créativité et l’innovation, à la résidence de soins palliatifs Hub Hospice d’Almonte, ou encore à tout organisme de bienfaisance susceptible de procurer joie et bonheur.

 


Publié le 21 décembre 2017