Faits et chiffres : les naissances multiples au Canada (mise à jour de 2017)

Saviez-vous qu’environ 12 000 naissances multiples surviennent chaque année au Canada depuis une décennie? Les parents de bébés multiples vivent une réalité unique, que ce soit avant, durant ou après la naissance de leurs jumeaux, triplés ou autres multiples. En prévision de la Journée nationale de sensibilisation aux naissances multiples le 28 mai prochain, nous avons préparé une mise à jour de notre fiche de renseignements sur les naissances multiples au Canada.

Téléchargez le document Faits et chiffres : les naissances multiples au Canada (mise à jour de 2017) publié par l’Institut Vanier de la famille.

Pour en savoir davantage au sujet des expériences diverses liées à la naissance au pays : En contexte : comprendre les soins de maternité au Canada.

 


Publié le 23 mai 2017




Une nouvelle ressource pour les conseillers et les conseillères en milieu scolaire travaillant auprès des familles des militaires et des vétérans

Résultant d’un partenariat entre l’Association canadienne de counseling et de psychothérapie (ACCP) et le Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans, le guide intitulé Les conseillers et les conseillères en milieu scolaire travaillant auprès des familles des militaires et des vétérans constitue le deuxième titre à paraître dans cette série de guides de conscientisation.

Au Canada, les familles des militaires et des vétérans sont très diversifiées, et leurs caractéristiques uniques représentent une valeur ajoutée dans les écoles, les collectivités et les milieux de travail au pays. Malgré cette diversité, il existe aussi certaines réalités communes aux familles confrontées à la vie militaire, notamment la grande mobilité familiale, les épisodes récurrents de séparation, ainsi que les risques élevés qui guettent les militaires des Forces armées canadiennes (FAC). Ces aspects ont des incidences sur les quelque 462 000 enfants et jeunes qui grandissent au sein de familles de militaires et de vétérans, dont la plupart fréquentent des écoles civiles où leurs pairs, leurs enseignants et les professionnels de l’éducation (comme les conseillers en milieu scolaire) connaissent parfois peu, voire pas du tout, la réalité des familles des militaires et des vétérans, et comprennent mal leur situation faute d’avoir déjà pu les côtoyer.

L’Institut Vanier de la famille, l’ACCP, le ministère des Anciens Combattants, les Services aux familles des militaires et d’autres intervenants clés du Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans ont uni leurs efforts pour publier le document Les conseillers et les conseillères en milieu scolaire travaillant auprès des familles des militaires et des vétérans. Ce guide bilingue a été conçu en vue d’accroître la littératie militaire((La littératie militaire désigne la conscientisation au sujet de la réalité propre aux familles des militaires et des vétérans, notamment en ce qui a trait aux épisodes récurrents de séparation, à l’importante mobilité familiale et aux risques inhérents à une carrière militaire au sein des FAC.)) dans les écoles pour favoriser l’inclusion, fournir du soutien et optimiser les services au bénéfice des enfants et des jeunes qui grandissent au sein de familles de militaires et de vétérans.

Le guide Les conseillers et les conseillères en milieu scolaire travaillant auprès des familles des militaires et des vétérans répond à quatre questions centrales :

  1. Qu’est-ce qui caractérise le mode de vie des militaires et des vétérans?
     
  2. Quelles sont les ressources disponibles pour aider les conseillers en milieu scolaire qui travaillent auprès des enfants et des jeunes de familles de militaires et de vétérans?
     
  3. Comment les conseillers en milieu scolaire peuvent-ils favoriser et soutenir la santé mentale des élèves issus de familles de militaires et de vétérans?
     
  4. Comment les conseillers en milieu scolaire sont-ils en mesure d’épauler les enseignants dans le cadre de leur travail auprès des élèves de familles de militaires et de vétérans?

« Les enfants de familles de militaires et de vétérans se caractérisent par leur diversité, leur force et leur résilience. Tout comme leur famille, ils manifestent une très grande capacité d’adaptation », souligne la directrice générale de l’Institut Vanier, Nora Spinks. « Des ressources comme celle-ci contribuent à la santé et au bien-être des familles pour permettre aux enfants et aux jeunes de réaliser leur plein potentiel. »

Téléchargez le document Les conseillers et les conseillères en milieu scolaire travaillant auprès des familles des militaires et des vétérans. Des exemplaires imprimés sont disponibles auprès de l’ACCP, des SFM ou dans les CRFM à l’échelle locale.

À propos de la série Travailler auprès…

Le guide intitulé Les conseillers et les conseillères en milieu scolaire travaillant auprès des familles des militaires et des vétérans est le deuxième titre à paraître dans la série Travailler auprès…, le premier étant paru en novembre 2016 sous le titre Médecins de famille : travailler auprès des familles de militaires.

À propos du Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans

Le Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans est l’une des composantes de l’Initiative pour les familles des militaires et des vétérans au Canada, soit un partenariat entre l’Institut Vanier de la famille et les Forces armées canadiennes créé pour favoriser la conscientisation au sujet des familles des militaires et des vétérans au Canada, et consolider les capacités, les compétences et le soutien communautaire à leur égard.

À propos de l’Association canadienne de counseling et de psychothérapie

L’Association canadienne de counseling et de psychothérapie (ACCP) est une association nationale bilingue de conseillers et conseillères professionnellement formés et engagés dans la relation d’aide. Les membres de l’ACCP œuvrent dans différents domaines de l’éducation, de l’emploi et du développement de carrière, du travail social, des affaires, de l’industrie, de la santé mentale, des agences de services publics, au gouvernement et en pratique privée. L’ACCP entretient des relations plus ou moins encadrées avec des organismes apparentés dans le domaine de la santé et de la santé mentale au Canada et à l’échelle internationale.

Pour obtenir de plus amples renseignements :

 

Publié le 18 mai 2017




Coup d’œil sur les femmes, le travail et la famille au Canada

Le Canada compte plus de 18 millions de femmes (9,8 millions d’entre elles étant des mères), dont plusieurs assument de multiples responsabilités à la maison, au travail et au sein de leur collectivité. Depuis plusieurs générations, les femmes au Canada entretiennent des rapports changeants avec le monde du travail, et cette situation évolue et se renouvelle encore et toujours. La réalité des femmes est très différente de celle des hommes à cet égard et se caractérise par une grande diversité parmi les femmes elles-mêmes, où entrent en ligne de compte de nombreux facteurs en lien notamment avec les normes et les attentes culturelles, le statut familial, l’incapacité et certaines caractéristiques démographiques.

Afin de mieux comprendre les réalités multiples et évolutives des femmes au Canada par rapport au travail et à la famille, l’Institut Vanier de la famille a publié Coup d’œil sur les femmes, le travail et la famille au Canada. Ce document sert de complément à notre ligne du temps intitulée Cinquante ans : les femmes, le travail et la famille au Canada, qui illustre visuellement les expériences diversifiées des femmes au Canada en lien avec le travail et la famille.

Quelques faits saillants…

  • Parmi les femmes du principal groupe d’âge actif (25 à 54 ans), la proportion des femmes sur le marché du travail a connu une hausse considérable au fil des générations, passant de 35 % en 1964 à 82 % en 2016.
  • Le taux d’emploi varie en fonction des différentes catégories parmi les femmes du principal groupe d’âge actif, notamment chez les immigrantes récentes (53 %), les femmes se réclamant d’identité autochtone (67 %) et les femmes ayant une incapacité (de 52 à 56 % selon les sous-groupes d’âge).
  • En moyenne, les gains horaires moyens des femmes sans enfants sont 12 % plus élevés que celles avec enfants. On parle parfois de « taxe à la maternité » pour évoquer cet écart salarial.
  • En 2016, près du tiers (32 %) des travailleuses à temps partiel de 25 à 44 ans disaient travailler à temps partiel pour pouvoir prendre soin des enfants.
  • 70 % des mères ayant un enfant de 5 ans ou moins occupaient un emploi en 2015, contre seulement 32 % en 1976.
  • Au Québec, à peine 11 % de toutes les nouvelles mères n’ont pas bénéficié de prestations de congé parental ou de maternité en 2013, comparativement à 36 % dans le reste du Canada. Cet écart s’explique par les différents critères d’admissibilité à l’assurance-emploi d’une province à l’autre.
  • Au Canada, 72 % de toutes les mères interrogées se disent satisfaites de leur équilibre travail-vie personnelle, mais cette proportion recule à 63 % chez les mères qui assument aussi une charge d’aidante familiale.
  • 75 % des mères en emploi ayant accès à des modalités de travail flexibles se disent satisfaites de leur équilibre travail-vie personnelle, contre seulement 69 % chez celles qui n’y ont pas accès.

Cette publication bilingue sera régulièrement mise à jour en fonction des nouvelles données. Inscrivez-vous à notre lettre d’information électronique mensuelle pour connaître les mises à jour et les autres nouvelles concernant les publications, les projets et les initiatives de l’Institut Vanier.

Téléchargez le document Coup d’œil sur les femmes, le travail et la famille au Canada publié par l’Institut Vanier de la famille.

Pour en savoir davantage au sujet de la maternité d’aujourd’hui au Canada :

 

Publié le 9 mai 2017




L’histoire de la diversité ethnoculturelle du Canada en chiffres

L’histoire du Canada est caractérisée par sa diversité et sa complexité, une réalité préexistante à la nation elle-même, et qui se reflète continuellement dans la diversité familiale permanente que l’on retrouve au Canada.

Pour mieux comprendre cette diversité, il importe de s’appuyer à la fois sur des recherches et sur le dialogue. Or, depuis sa fondation, Statistique Canada a joué un rôle clé en facilitant ce dialogue fondé sur des données probantes, grâce à ses recherches et ses analyses de renommée mondiale.

Alors que le Canada célèbre son cent cinquantenaire, Statistique Canada poursuit ce dialogue à travers sa série de conférences, réunissant universitaires, historiens, étudiants, décideurs, organismes communautaires et praticiens pour explorer divers thèmes associés au contexte canadien.

Le 25 avril 2017, la directrice générale de l’Institut Vanier, Nora Spinks, s’est jointe aux conférenciers pour la première de cette série intitulée L’histoire de la diversité ethnoculturelle du Canada en chiffres. Elle y a proposé une « optique familiale » et discuté de la diversité familiale au Canada avec divers chercheurs et experts en la matière :

Hôte

  • Anil Arora, statisticien en chef du Canada, Statistique Canada

Conférencier

  • Peter S. Li, Ph. D., D. Litt., C.M., MSRC, professeur émérite, Département de sociologie, Université de la Saskatchewan

Modérateur

  • Jean-Pierre Corbeil, directeur adjoint, Division de la statistique sociale et autochtone, Statistique Canada

Panélistes

  • Jack Jedwab,vice-président exécutif, Association d’études canadiennes et Institut canadien des identités et des migrations
  • Ümit Kiziltan, directeur général, Direction générale de la recherche et de l’évaluation, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada
  • Nora Spinks, directrice générale, L’Institut Vanier de la famille
  • Yoko Yoshida, professeure agrégée, Département de sociologie et d’anthropologie sociale, Université Dalhousie

L’Institut Vanier de la famille continuera d’explorer la diversité familiale tout au long de l’année d’anniversaire du Canada en s’appuyant sur les données du recensement qui seront diffusées tout au long de l’année, en plus d’ajouter un nouveau fascicule axé sur la diversité familiale à notre série Coup d’œil sur les statistiques, à l’automne.

Pour en apprendre davantage au sujet de la diversité familiale au Canada :




Professionnels en RH recherchés pour un sondage sur le travail mobile

De nombreux employés au Canada sont des travailleurs mobiles. Le travail de ces derniers implique souvent de longs déplacements quotidiens et des absences prolongées de leur domicile pendant des semaines, des mois, voire des années pour certains. Plusieurs sont aussi appelés à voyager pour se rendre à leur travail, en revenir ou même pour se déplacer entre leurs différents bureaux. Or, cette réalité a un impact sur les travailleurs, leur famille, les employeurs et les communautés dans lesquelles ils vivent.

Pour mieux comprendre cette situation, ses conséquences au sein des ménages et des collectivités, ainsi que son influence et ses incidences sur la prospérité canadienne, l’Institut Vanier de la famille collabore avec une quarantaine de chercheurs provenant de 17 disciplines différentes et représentant 22 universités au Canada et à l’étranger, dans le cadre du partenariat En mouvement.

Cette initiative de recherche réunit une équipe de chercheurs qui mènent une étude sur les politiques et les pratiques de RH les plus utilisées pour gérer les travailleurs mobiles et répondre aux préoccupations concernant la productivité des employés, la famille et le bien-être.

L’initiative En mouvement est à la recherche de professionnels en ressources humaines assurant la gestion d’employés mobiles qui doivent s’absenter de leur domicile pendant une période prolongée dans le cadre de leur travail, pour participer à un sondage.

Pour prendre part à cette étude, deux options s’offrent à vous :

  1. Participer à une entrevue téléphonique confidentielle de moins d’une heure. Pour ce faire, veuillez contacter Kara Arnold à arnoldk@mun.ca.
     
  2. Compléter le sondage anonyme en ligne d’une durée d’environ 45 à 60 minutes.

Les résultats de notre recherche feront l’objet d’un rapport et d’un webinaire. Les participants à cette étude auront accès à des ressources qui se veulent un point de repère sur les politiques et les pratiques pour tout organisme assurant la gestion de travailleurs mobiles dans le contexte canadien. Ils pourront aussi participer à un tirage au sort pour une inscription gratuite à un cours en ligne portant sur les médias sociaux pour les professionnels en RH.

Pour plus d’information, veuillez contacter Kara Arnold : arnoldk@mun.ca.

Pour en savoir davantage au sujet du partenariat En mouvement, veuillez consulter notre page Web consacrée à ce projet, ou vous référer aux ressources suivantes : 

 


Ce projet de recherche a été examiné par le Comité interdisciplinaire sur l’éthique en recherche humaine de la Memorial University et a été jugé conforme à sa politique d’éthique. Si vous avez des préoccupations d’ordre éthique à l’égard de la recherche, comme la façon dont vous avez été traité ou vos droits en tant que participant, vous pouvez communiquer avec le président par courriel à icehr@mun.ca ou par téléphone au 709 864-2861.




Fiche infographique – Les femmes, les soins et le travail au Canada

Les soins sont une réalité qui touche le quotidien de nombreuses familles au Canada. La plupart des personnes faisant partie d’une famille ont déjà eu – ou auront – à fournir des soins à un ami ou à un proche touché par une maladie chronique, une incapacité ou un problème lié au vieillissement. Cependant, il n’existe pas d’uniformité quant à la réalité et au vécu des aidants canadiens, compte tenu des facteurs socioéconomiques, culturels et contextuels qui déterminent qui sera appelé à prodiguer des soins, quels types de soins seront requis, et quelles seront les répercussions de la coexistence des soins et du travail.

Depuis une génération, l’écart s’est resserré entre les hommes et les femmes du point de vue des aidants familiaux, mais il n’en demeure pas moins que la représentation féminine a toujours été prépondérante, ce qui s’avère encore aujourd’hui. Par ailleurs, des études ont montré que les femmes consacrent en moyenne plus de temps que les hommes aux responsabilités de soins, et qu’elles sont plus susceptibles de subir des répercussions négatives découlant de leur charge de soins.

Notre nouvelle fiche infographique sur Les femmes, les soins et le travail au Canada illustre les liens entre les soins et le travail du point de vue des femmes au Canada.

Quelques faits saillants :

  • Parmi les Canadiennes en général, 30 % des femmes affirment avoir prodigué des soins en 2012.
  • Les femmes de 45 ans ou plus estiment avoir consacré environ 5,8 années aux responsabilités de soins durant leur vie, par rapport à 3,4 années pour les hommes.
  • Les femmes sont beaucoup plus nombreuses que les hommes à déclarer consacrer 20 heures ou plus par semaine à la prestation de soins (17 % et 11 %, respectivement).
  • Au Canada, environ 72 % des aidantes âgées de 45 à 65 ans occupent aussi un emploi.
  • Les femmes vivent diverses répercussions sur le plan professionnel en lien avec leur charge de soins : 30 % d’entre elles disent avoir perdu au moins une journée complète de travail, 6,4 % affirment avoir soit démissionné, soit perdu leur emploi, soit devancé leur retraite, et 4,7 % admettent avoir refusé une offre d’emploi ou une promotion.
  • Selon les estimations, les pertes salariales cumulatives des aidants se chiffraient globalement à 221 millions de dollars annuellement chez les femmes (de 2003 à 2008) à cause de l’absentéisme, de la réduction des heures de travail ou de la cessation d’emploi.
  • Parmi les femmes qui bénéficient de modalités de travail flexibles, près de la moitié (47 %) craignent d’utiliser ces options qui, selon elles, pourraient avoir des incidences néfastes sur leur cheminement professionnel.

 

Téléchargez la fiche infographique de l’Institut Vanier de la famille portant sur Les femmes, les soins et le travail au Canada.

 

Pour en savoir davantage au sujet des femmes, des soins familiaux et du travail au Canada :

 


Publié le 28 mars 2017




L’Institut Vanier et la CCDP tiennent une table ronde sur les droits de la personne et la diversité en milieu de travail

Le 28 février 2017, l’Institut Vanier de la famille et la Commission canadienne des droits de la personne organisaient conjointement une table ronde du Cercle canadien du leadership pour la conciliation travail-vie personnelle portant sur les droits de la personne et la diversité en milieu de travail. Cette initiative concertée a permis de réunir divers chefs de file canadiens qui s’intéressent de près ou de loin à la conciliation travail-vie personnelle, en vue d’alimenter le dialogue permanent à propos des réalités touchant le travail, la vie personnelle et la famille au Canada.

Dans le cadre de cette table ronde, diverses présentations et discussions ont permis d’amorcer les échanges, notamment :

  • Les droits de la personne et leurs incidences en milieu de travail : dialogue sur les perspectives d’avenir au carrefour entre les droits de la personne et les politiques en milieu de travail (Marie‑Claude Landry, Ad. E., présidente, Commission canadienne des droits de la personne)
  • Diversité, inclusion et droits de la personne en milieu de travail : discussion à propos de la diversité des employés et de leur famille, et des incidences sur les politiques en milieu de travail (Nicole Nussbaum, avocate-conseil à l’interne, Aide juridique Ontario)
  • Pratiques exemplaires et prometteuses : échanges axés sur les politiques et les pratiques en milieu de travail, comme l’obligation de prendre des mesures d’adaptation fondées sur la situation familiale, le droit de demander des modalités flexibles ou encore la prolongation des congés pour raisons familiales.

 
« L’idée même de la famille évolue sans cesse, et il importe que nos milieux de travail en fassent autant », a affirmé Marie‑Claude Landry, avocate émérite (Ad. E.), membre du Barreau et présidente de la Commission canadienne des droits de la personne. « L’adaptation en milieu de travail, ce n’est pas travailler moins : c’est travailler différemment. Tout le monde a intérêt à aider les employés devant leurs obligations familiales. »

« Plusieurs dimensions législatives touchent les familles, notamment en ce qui concerne les droits de la personne, le droit de la famille, le droit du travail et de l’emploi ou le droit de l’immigration, et celles-ci sont parfois discordantes », a souligné la directrice générale de l’Institut Vanier de la famille, Nora Spinks. « Qu’il s’agisse de politiques encadrées ou de modalités ponctuelles, les mesures d’adaptation en milieu de travail doivent tenir compte de la complexité et de la diversité des familles pour permettre aux employés de mener de front leurs responsabilités personnelles et professionnelles. »

 

Voici quelques ressources de l’Institut Vanier pour en savoir davantage au sujet de la conciliation travail-vie personnelle, de la conciliation travail-famille et de la diversité au Canada :

 


Publié le 2 mars 2017




Coup d’œil sur les soins familiaux et le travail au Canada

Il y a fort à parier qu’un jour ou l’autre, chacun sera appelé à fournir des soins à un proche, et probablement à en recevoir aussi. En règle générale, c’est aux membres de la famille que reviennent d’abord ces responsabilités, c’est-à-dire celles de fournir et d’encadrer les soins, et parfois aussi d’en payer la note.

Les familles disposent d’une étonnante capacité d’adaptation et trouvent la plupart du temps divers moyens pour mener de front leurs multiples responsabilités, obligations et engagements sur les plans familial et professionnel. Cependant, il faut parfois beaucoup de temps, d’énergie et de ressources financières pour conjuguer les soins et le travail. À cet égard, les employeurs sont appelés à jouer un rôle important pour faciliter les choses grâce à des mesures d’adaptation et en faisant preuve d’innovation et de flexibilité.

Le document intitulé Coup d’œil sur les soins familiaux et le travail au Canada s’intéresse à certains contextes familiaux et tendances qui illustrent la « réalité des soins » au pays, en soulignant l’interrelation et la corrélation entre les diverses responsabilités liées à la famille, aux soins et au travail, ainsi que les liens d’interdépendance qui les unissent.

Quelques faits saillants

  • 28 % des Canadiens (8,1 millions de personnes) disent avoir fourni des soins à un ami ou à un proche ayant un problème de santé chronique, une incapacité ou des difficultés liées au vieillissement au cours de la dernière année.
  • Les trois quarts des aidants familiaux (6,1 millions de personnes) faisaient partie de la population active durant la même période, ce qui représentait 35 % de TOUS les Canadiens en emploi.
  • La plupart des aidants interrogés (83 %) évoquent leur expérience en termes positifs et 95 % indiquent qu’ils s’accommodent plutôt bien de leurs responsabilités liées aux soins.
  • 44 % des aidants en emploi déclarent avoir manqué 8 ou 9 journées de travail en moyenne au cours des 12 derniers mois en raison de leur charge de soins.
  • Plus du tiers des jeunes aidants (36 %) disent arriver en retard au travail, devoir partir plus tôt ou prendre congé pour veiller à leurs responsabilités d’aidants.
  • Au pays, les pertes de productivité assumées par les employeurs en raison de l’absentéisme lié aux soins sont estimées à 5,5 milliards de dollars annuellement.
  • Les études ont montré que les soins bénéficient aux aidants à plusieurs égards, notamment en leur procurant un sentiment d’épanouissement personnel, en donnant un sens et un but à leurs actions, en consolidant les relations familiales et en favorisant l’empathie et l’acquisition de compétences.

 

La conciliation harmonieuse des soins et du travail dépend de la volonté de l’employeur de comprendre, de respecter et de reconnaître que les circonstances familiales de l’employé nécessitent parfois une attention soutenue. Les études ont montré que l’adoption de politiques inclusives, flexibles et adaptées bénéficie autant aux employés qu’à leur employeur, et que ces retombées sont optimales lorsque l’employé comprend bien le processus de traitement des demandes individuelles d’accommodation ou de modalités de travail personnalisées.

Un jour ou l’autre, la grande majorité des Canadiens auront probablement à fournir des soins à leur entourage. De telles responsabilités ne sont pas toujours prévisibles et exigent une disponibilité qui empiète souvent sur les heures de travail. C’est en faisant preuve d’ouverture et d’innovation pour concilier les soins et le travail par une approche flexible qu’il sera possible de favoriser le mieux-être des employés et des employeurs tout en contribuant à l’économie et à la société.

Téléchargez le document Coup d’œil sur les soins familiaux et le travail au Canada publié par l’Institut Vanier de la famille.

 

Pour en savoir davantage au sujet des soins familiaux et du travail au Canada :

 


Publié le 21 février 2017




Des leaders font le point sur les progrès en matière de littératie militaire au Canada

Ottawa (Ontario), 24 janvier 2017. – Hier, Son Excellence Sharon Johnston, C. C., a rencontré divers représentants du Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans, afin d’appuyer leurs initiatives en vue d’accroître le degré de littératie militaire des associations professionnelles et des organismes communautaires, pour favoriser la situation des familles des militaires et des vétérans.

Son Excellence a souligné les efforts mis en œuvre dans le but de resserrer le cercle de soutien au bénéfice des familles des militaires et des vétérans : « À l’heure des célébrations du cent cinquantenaire de la Confédération, le Cercle du leadership illustre la force générée par la collaboration et l’engagement communautaire dans toutes les régions du pays au profit des familles des militaires et des vétérans. »‎

Le Canada compte 40 000 familles de militaires de la Force régulière, 14 000 familles de militaires de la Force de réserve et plus de 600 000 vétérans qui font appel à divers services et programmes dans leurs milieux respectifs, notamment des services à la petite enfance et aux aînés, des soins en santé physique et mentale, des services d’éducation ainsi que des mesures de soutien à l’emploi et à la transition professionnelle. La littératie militaire des professionnels et des praticiens (c’est-à-dire leur compréhension de la réalité unique des familles des militaires et des vétérans de même que des éléments stressants relatifs à leur mode de vie, comme la mobilité, l’éloignement et les risques) favorise l’ouverture et l’inclusion relativement aux programmes communautaires pour les familles des militaires et des vétérans. Dans cette optique, le Cercle du leadership contribue à faciliter les collaborations et les partenariats novateurs visant à consolider la littératie militaire.

Statistiques concernant les familles des militaires et des vétérans au Canada :

  • Au milieu des années 90, 80 % des familles des militaires au Canada vivaient SUR une base militaire, alors que 85 % d’entre elles vivent aujourd’hui HORS d’une base;
  • 49 % des militaires en service au sein des FAC et 37 % des vétérans ont des enfants de moins de 18 ans;
  • La majorité (54 %) des enfants interrogés au sein des familles de militaires se disent fiers de leurs parents appelés en déploiement;
  • 87 % des conjoints ou des conjointes des FAC interrogés affirment se sentir en contrôle sur le plan affectif malgré l’absence de leur partenaire appelé en déploiement;
  • Les trois dixièmes des conjoints ou des conjointes des FAC disent n’avoir subi AUCUNE incidence en emploi à cause des impératifs du service militaire de leur partenaire;
  • 8 % des vétérans affirment vivre avec un faible revenu, comparativement à 15 % des Canadiens.

« Le mode de vie des militaires est unique et rempli d’aventures. L’efficacité et le bien-être de nos militaires reposent sur la force, la résilience et la fierté de leur famille, et c’est essentiellement ce que visent à préserver les programmes et les services offerts par les divers organismes réunis au sein du Cercle du leadership », a affirmé le major-général Wayne Eyre, commandant adjoint du Commandement du personnel militaire.

« L’accès à des soins et à des mesures de soutien appropriés est un déterminant important de la prospérité des familles des militaires et des vétérans au Canada. Les déménagements fréquents auxquels elles sont confrontées entraînent souvent des difficultés particulières dans leur nouvelle collectivité ou leur nouvelle province lorsqu’il s’agit de se trouver un médecin de famille ou d’assurer la continuité des études de leurs enfants », a souligné le colonel Dan Harris, directeur des Services aux familles des militaires et coprésident du Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans. « Ayant participé à la création du Cercle du leadership, les Services aux familles des militaires sont fiers de pouvoir collaborer avec leurs nombreux partenaires, qui ont tous à cœur d’accroître la littératie militaire parmi les associations et les organismes au pays. »

« La véritable valeur du Cercle du leadership repose sur la volonté de ses membres de collaborer sans relâche pour concevoir des outils pertinents, élaborer des programmes novateurs et créer des liens solides », a ajouté Nora Spinks, directrice générale de l’Institut Vanier de la famille et coprésidente du Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans.

« Quand un homme ou une femme s’engage dans les Forces armées canadiennes, c’est toute sa famille qui s’engage à ses côtés. Afin de mieux conscientiser les gens, il s’avère essentiel de partager des idées novatrices et de renseigner judicieusement les professionnels et les praticiens des collectivités à propos de la réalité des familles des militaires et des vétérans », a affirmé Karen McCrimmon, secrétaire parlementaire du ministre des Anciens Combattants et ministre associé de la Défense nationale, qui était également présente. « Le ministère canadien des Anciens Combattants est fier de collaborer avec autant d’organismes dévoués envers les familles des vétérans en vue de mieux comprendre leur situation, d’élargir l’accessibilité, de multiplier les ressources et de favoriser les soins. »

Le Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans résulte d’une concertation entre divers organismes et chefs de file de toutes les régions du pays, en vue de favoriser la conscientisation et de consolider les capacités, les compétences et les collectivités au bénéfice des familles des militaires et des vétérans. Cette initiative en pleine croissance regroupe actuellement plus d’une soixantaine d’intervenants représentant plus de 50 organismes, dont 38 qui desservent directement les familles des militaires et des vétérans au Canada.

 


Pour en savoir davantage au sujet des plateformes du Cercle du leadership :

Visionnez le message vidéo (en anglais seulement) de l’hon. Kent Hehr, ministre des Anciens Combattants et ministre associé de la Défense nationale, à l’intention des membres et participants du Cercle du leadership.

Pour en savoir davantage à propos des familles des militaires et des vétérans au Canada, consultez le document Coup d’œil sur les familles des militaires et des vétérans au Canada.

Visionnez la vidéo du CMFC sur l’importance d’un accès équitable à des soins de qualité pour les familles des militaires.

 




Le prix de la recherche sur la santé des familles militaires Colonel Russell-Mann 2016 est décerné à Mme Heidi Cramm, Ph. D.

Félicitations à Mme Heidi Cramm, Ph. D., lauréate du prix de la recherche sur la santé des familles militaires Colonel Russell-Mann 2016!

Chaque année, l’Institut Vanier de la famille souligne l’excellence de la recherche au Canada qui vise à accroître notre compréhension de la santé des familles des militaires et des vétérans. Le prix de la recherche sur la santé des familles militaires Colonel Russell-Mann est remis dans le cadre du Forum annuel de l’Institut canadien de recherche sur la santé des militaires et des vétérans (ICRSMV).

À l’occasion du Forum 2016, Mme Cramm a été honorée à titre d’auteure principale de l’étude Navigating Healthcare Systems for Military-connected Children with Autism Spectrum Disorder: A Qualitative Study of Military Families Experiencing Mandatory Relocation (en anglais, Obtenir des soins dans le réseau de la santé pour les enfants ayant un trouble du spectre de l’autisme parmi les proches des militaires : une étude qualitative sur la réalité des familles des militaires confrontées à une réinstallation obligatoire). Mme Cramm et son équipe de chercheurs ont mené des entrevues qualitatives semi-dirigées auprès de familles de militaires. D’après leurs constatations, celles-ci sont confrontées à divers obstacles et difficultés dans leurs interactions avec le réseau de la santé lorsqu’il s’agit d’obtenir des soins pour un enfant ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA). L’étude recommande diverses améliorations dans la coordination des services ainsi que dans les communications interprovinciales entre les fournisseurs. Les auteurs préconisent également une meilleure éducation publique au sujet du réseau de soins de santé ainsi que diverses stratégies de sensibilisation à l’égard de ces familles.

 


Publié le 28 novembre 2016