Professionnels en RH recherchés pour un sondage sur le travail mobile

De nombreux employés au Canada sont des travailleurs mobiles. Le travail de ces derniers implique souvent de longs déplacements quotidiens et des absences prolongées de leur domicile pendant des semaines, des mois, voire des années pour certains. Plusieurs sont aussi appelés à voyager pour se rendre à leur travail, en revenir ou même pour se déplacer entre leurs différents bureaux. Or, cette réalité a un impact sur les travailleurs, leur famille, les employeurs et les communautés dans lesquelles ils vivent.

Pour mieux comprendre cette situation, ses conséquences au sein des ménages et des collectivités, ainsi que son influence et ses incidences sur la prospérité canadienne, l’Institut Vanier de la famille collabore avec une quarantaine de chercheurs provenant de 17 disciplines différentes et représentant 22 universités au Canada et à l’étranger, dans le cadre du partenariat En mouvement.

Cette initiative de recherche réunit une équipe de chercheurs qui mènent une étude sur les politiques et les pratiques de RH les plus utilisées pour gérer les travailleurs mobiles et répondre aux préoccupations concernant la productivité des employés, la famille et le bien-être.

L’initiative En mouvement est à la recherche de professionnels en ressources humaines assurant la gestion d’employés mobiles qui doivent s’absenter de leur domicile pendant une période prolongée dans le cadre de leur travail, pour participer à un sondage.

Pour prendre part à cette étude, deux options s’offrent à vous :

  1. Participer à une entrevue téléphonique confidentielle de moins d’une heure. Pour ce faire, veuillez contacter Kara Arnold à arnoldk@mun.ca.
     
  2. Compléter le sondage anonyme en ligne d’une durée d’environ 45 à 60 minutes.

Les résultats de notre recherche feront l’objet d’un rapport et d’un webinaire. Les participants à cette étude auront accès à des ressources qui se veulent un point de repère sur les politiques et les pratiques pour tout organisme assurant la gestion de travailleurs mobiles dans le contexte canadien. Ils pourront aussi participer à un tirage au sort pour une inscription gratuite à un cours en ligne portant sur les médias sociaux pour les professionnels en RH.

Pour plus d’information, veuillez contacter Kara Arnold : arnoldk@mun.ca.

Pour en savoir davantage au sujet du partenariat En mouvement, veuillez consulter notre page Web consacrée à ce projet, ou vous référer aux ressources suivantes : 

 


Ce projet de recherche a été examiné par le Comité interdisciplinaire sur l’éthique en recherche humaine de la Memorial University et a été jugé conforme à sa politique d’éthique. Si vous avez des préoccupations d’ordre éthique à l’égard de la recherche, comme la façon dont vous avez été traité ou vos droits en tant que participant, vous pouvez communiquer avec le président par courriel à icehr@mun.ca ou par téléphone au 709 864-2861.




Fiche infographique – Les femmes, les soins et le travail au Canada

Les soins sont une réalité qui touche le quotidien de nombreuses familles au Canada. La plupart des personnes faisant partie d’une famille ont déjà eu – ou auront – à fournir des soins à un ami ou à un proche touché par une maladie chronique, une incapacité ou un problème lié au vieillissement. Cependant, il n’existe pas d’uniformité quant à la réalité et au vécu des aidants canadiens, compte tenu des facteurs socioéconomiques, culturels et contextuels qui déterminent qui sera appelé à prodiguer des soins, quels types de soins seront requis, et quelles seront les répercussions de la coexistence des soins et du travail.

Depuis une génération, l’écart s’est resserré entre les hommes et les femmes du point de vue des aidants familiaux, mais il n’en demeure pas moins que la représentation féminine a toujours été prépondérante, ce qui s’avère encore aujourd’hui. Par ailleurs, des études ont montré que les femmes consacrent en moyenne plus de temps que les hommes aux responsabilités de soins, et qu’elles sont plus susceptibles de subir des répercussions négatives découlant de leur charge de soins.

Notre nouvelle fiche infographique sur Les femmes, les soins et le travail au Canada illustre les liens entre les soins et le travail du point de vue des femmes au Canada.

Quelques faits saillants :

  • Parmi les Canadiennes en général, 30 % des femmes affirment avoir prodigué des soins en 2012.
  • Les femmes de 45 ans ou plus estiment avoir consacré environ 5,8 années aux responsabilités de soins durant leur vie, par rapport à 3,4 années pour les hommes.
  • Les femmes sont beaucoup plus nombreuses que les hommes à déclarer consacrer 20 heures ou plus par semaine à la prestation de soins (17 % et 11 %, respectivement).
  • Au Canada, environ 72 % des aidantes âgées de 45 à 65 ans occupent aussi un emploi.
  • Les femmes vivent diverses répercussions sur le plan professionnel en lien avec leur charge de soins : 30 % d’entre elles disent avoir perdu au moins une journée complète de travail, 6,4 % affirment avoir soit démissionné, soit perdu leur emploi, soit devancé leur retraite, et 4,7 % admettent avoir refusé une offre d’emploi ou une promotion.
  • Selon les estimations, les pertes salariales cumulatives des aidants se chiffraient globalement à 221 millions de dollars annuellement chez les femmes (de 2003 à 2008) à cause de l’absentéisme, de la réduction des heures de travail ou de la cessation d’emploi.
  • Parmi les femmes qui bénéficient de modalités de travail flexibles, près de la moitié (47 %) craignent d’utiliser ces options qui, selon elles, pourraient avoir des incidences néfastes sur leur cheminement professionnel.

 

Téléchargez la fiche infographique de l’Institut Vanier de la famille portant sur Les femmes, les soins et le travail au Canada.

 

Pour en savoir davantage au sujet des femmes, des soins familiaux et du travail au Canada :

 


Publié le 28 mars 2017




L’Institut Vanier et la CCDP tiennent une table ronde sur les droits de la personne et la diversité en milieu de travail

Le 28 février 2017, l’Institut Vanier de la famille et la Commission canadienne des droits de la personne organisaient conjointement une table ronde du Cercle canadien du leadership pour la conciliation travail-vie personnelle portant sur les droits de la personne et la diversité en milieu de travail. Cette initiative concertée a permis de réunir divers chefs de file canadiens qui s’intéressent de près ou de loin à la conciliation travail-vie personnelle, en vue d’alimenter le dialogue permanent à propos des réalités touchant le travail, la vie personnelle et la famille au Canada.

Dans le cadre de cette table ronde, diverses présentations et discussions ont permis d’amorcer les échanges, notamment :

  • Les droits de la personne et leurs incidences en milieu de travail : dialogue sur les perspectives d’avenir au carrefour entre les droits de la personne et les politiques en milieu de travail (Marie‑Claude Landry, Ad. E., présidente, Commission canadienne des droits de la personne)
  • Diversité, inclusion et droits de la personne en milieu de travail : discussion à propos de la diversité des employés et de leur famille, et des incidences sur les politiques en milieu de travail (Nicole Nussbaum, avocate-conseil à l’interne, Aide juridique Ontario)
  • Pratiques exemplaires et prometteuses : échanges axés sur les politiques et les pratiques en milieu de travail, comme l’obligation de prendre des mesures d’adaptation fondées sur la situation familiale, le droit de demander des modalités flexibles ou encore la prolongation des congés pour raisons familiales.

 
« L’idée même de la famille évolue sans cesse, et il importe que nos milieux de travail en fassent autant », a affirmé Marie‑Claude Landry, avocate émérite (Ad. E.), membre du Barreau et présidente de la Commission canadienne des droits de la personne. « L’adaptation en milieu de travail, ce n’est pas travailler moins : c’est travailler différemment. Tout le monde a intérêt à aider les employés devant leurs obligations familiales. »

« Plusieurs dimensions législatives touchent les familles, notamment en ce qui concerne les droits de la personne, le droit de la famille, le droit du travail et de l’emploi ou le droit de l’immigration, et celles-ci sont parfois discordantes », a souligné la directrice générale de l’Institut Vanier de la famille, Nora Spinks. « Qu’il s’agisse de politiques encadrées ou de modalités ponctuelles, les mesures d’adaptation en milieu de travail doivent tenir compte de la complexité et de la diversité des familles pour permettre aux employés de mener de front leurs responsabilités personnelles et professionnelles. »

 

Voici quelques ressources de l’Institut Vanier pour en savoir davantage au sujet de la conciliation travail-vie personnelle, de la conciliation travail-famille et de la diversité au Canada :

 


Publié le 2 mars 2017




Coup d’œil sur les soins familiaux et le travail au Canada

Il y a fort à parier qu’un jour ou l’autre, chacun sera appelé à fournir des soins à un proche, et probablement à en recevoir aussi. En règle générale, c’est aux membres de la famille que reviennent d’abord ces responsabilités, c’est-à-dire celles de fournir et d’encadrer les soins, et parfois aussi d’en payer la note.

Les familles disposent d’une étonnante capacité d’adaptation et trouvent la plupart du temps divers moyens pour mener de front leurs multiples responsabilités, obligations et engagements sur les plans familial et professionnel. Cependant, il faut parfois beaucoup de temps, d’énergie et de ressources financières pour conjuguer les soins et le travail. À cet égard, les employeurs sont appelés à jouer un rôle important pour faciliter les choses grâce à des mesures d’adaptation et en faisant preuve d’innovation et de flexibilité.

Le document intitulé Coup d’œil sur les soins familiaux et le travail au Canada s’intéresse à certains contextes familiaux et tendances qui illustrent la « réalité des soins » au pays, en soulignant l’interrelation et la corrélation entre les diverses responsabilités liées à la famille, aux soins et au travail, ainsi que les liens d’interdépendance qui les unissent.

Quelques faits saillants

  • 28 % des Canadiens (8,1 millions de personnes) disent avoir fourni des soins à un ami ou à un proche ayant un problème de santé chronique, une incapacité ou des difficultés liées au vieillissement au cours de la dernière année.
  • Les trois quarts des aidants familiaux (6,1 millions de personnes) faisaient partie de la population active durant la même période, ce qui représentait 35 % de TOUS les Canadiens en emploi.
  • La plupart des aidants interrogés (83 %) évoquent leur expérience en termes positifs et 95 % indiquent qu’ils s’accommodent plutôt bien de leurs responsabilités liées aux soins.
  • 44 % des aidants en emploi déclarent avoir manqué 8 ou 9 journées de travail en moyenne au cours des 12 derniers mois en raison de leur charge de soins.
  • Plus du tiers des jeunes aidants (36 %) disent arriver en retard au travail, devoir partir plus tôt ou prendre congé pour veiller à leurs responsabilités d’aidants.
  • Au pays, les pertes de productivité assumées par les employeurs en raison de l’absentéisme lié aux soins sont estimées à 5,5 milliards de dollars annuellement.
  • Les études ont montré que les soins bénéficient aux aidants à plusieurs égards, notamment en leur procurant un sentiment d’épanouissement personnel, en donnant un sens et un but à leurs actions, en consolidant les relations familiales et en favorisant l’empathie et l’acquisition de compétences.

 

La conciliation harmonieuse des soins et du travail dépend de la volonté de l’employeur de comprendre, de respecter et de reconnaître que les circonstances familiales de l’employé nécessitent parfois une attention soutenue. Les études ont montré que l’adoption de politiques inclusives, flexibles et adaptées bénéficie autant aux employés qu’à leur employeur, et que ces retombées sont optimales lorsque l’employé comprend bien le processus de traitement des demandes individuelles d’accommodation ou de modalités de travail personnalisées.

Un jour ou l’autre, la grande majorité des Canadiens auront probablement à fournir des soins à leur entourage. De telles responsabilités ne sont pas toujours prévisibles et exigent une disponibilité qui empiète souvent sur les heures de travail. C’est en faisant preuve d’ouverture et d’innovation pour concilier les soins et le travail par une approche flexible qu’il sera possible de favoriser le mieux-être des employés et des employeurs tout en contribuant à l’économie et à la société.

Téléchargez le document Coup d’œil sur les soins familiaux et le travail au Canada publié par l’Institut Vanier de la famille.

 

Pour en savoir davantage au sujet des soins familiaux et du travail au Canada :

 


Publié le 21 février 2017




Des leaders font le point sur les progrès en matière de littératie militaire au Canada

Ottawa (Ontario), 24 janvier 2017. – Hier, Son Excellence Sharon Johnston, C. C., a rencontré divers représentants du Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans, afin d’appuyer leurs initiatives en vue d’accroître le degré de littératie militaire des associations professionnelles et des organismes communautaires, pour favoriser la situation des familles des militaires et des vétérans.

Son Excellence a souligné les efforts mis en œuvre dans le but de resserrer le cercle de soutien au bénéfice des familles des militaires et des vétérans : « À l’heure des célébrations du cent cinquantenaire de la Confédération, le Cercle du leadership illustre la force générée par la collaboration et l’engagement communautaire dans toutes les régions du pays au profit des familles des militaires et des vétérans. »‎

Le Canada compte 40 000 familles de militaires de la Force régulière, 14 000 familles de militaires de la Force de réserve et plus de 600 000 vétérans qui font appel à divers services et programmes dans leurs milieux respectifs, notamment des services à la petite enfance et aux aînés, des soins en santé physique et mentale, des services d’éducation ainsi que des mesures de soutien à l’emploi et à la transition professionnelle. La littératie militaire des professionnels et des praticiens (c’est-à-dire leur compréhension de la réalité unique des familles des militaires et des vétérans de même que des éléments stressants relatifs à leur mode de vie, comme la mobilité, l’éloignement et les risques) favorise l’ouverture et l’inclusion relativement aux programmes communautaires pour les familles des militaires et des vétérans. Dans cette optique, le Cercle du leadership contribue à faciliter les collaborations et les partenariats novateurs visant à consolider la littératie militaire.

Statistiques concernant les familles des militaires et des vétérans au Canada :

  • Au milieu des années 90, 80 % des familles des militaires au Canada vivaient SUR une base militaire, alors que 85 % d’entre elles vivent aujourd’hui HORS d’une base;
  • 49 % des militaires en service au sein des FAC et 37 % des vétérans ont des enfants de moins de 18 ans;
  • La majorité (54 %) des enfants interrogés au sein des familles de militaires se disent fiers de leurs parents appelés en déploiement;
  • 87 % des conjoints ou des conjointes des FAC interrogés affirment se sentir en contrôle sur le plan affectif malgré l’absence de leur partenaire appelé en déploiement;
  • Les trois dixièmes des conjoints ou des conjointes des FAC disent n’avoir subi AUCUNE incidence en emploi à cause des impératifs du service militaire de leur partenaire;
  • 8 % des vétérans affirment vivre avec un faible revenu, comparativement à 15 % des Canadiens.

« Le mode de vie des militaires est unique et rempli d’aventures. L’efficacité et le bien-être de nos militaires reposent sur la force, la résilience et la fierté de leur famille, et c’est essentiellement ce que visent à préserver les programmes et les services offerts par les divers organismes réunis au sein du Cercle du leadership », a affirmé le major-général Wayne Eyre, commandant adjoint du Commandement du personnel militaire.

« L’accès à des soins et à des mesures de soutien appropriés est un déterminant important de la prospérité des familles des militaires et des vétérans au Canada. Les déménagements fréquents auxquels elles sont confrontées entraînent souvent des difficultés particulières dans leur nouvelle collectivité ou leur nouvelle province lorsqu’il s’agit de se trouver un médecin de famille ou d’assurer la continuité des études de leurs enfants », a souligné le colonel Dan Harris, directeur des Services aux familles des militaires et coprésident du Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans. « Ayant participé à la création du Cercle du leadership, les Services aux familles des militaires sont fiers de pouvoir collaborer avec leurs nombreux partenaires, qui ont tous à cœur d’accroître la littératie militaire parmi les associations et les organismes au pays. »

« La véritable valeur du Cercle du leadership repose sur la volonté de ses membres de collaborer sans relâche pour concevoir des outils pertinents, élaborer des programmes novateurs et créer des liens solides », a ajouté Nora Spinks, directrice générale de l’Institut Vanier de la famille et coprésidente du Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans.

« Quand un homme ou une femme s’engage dans les Forces armées canadiennes, c’est toute sa famille qui s’engage à ses côtés. Afin de mieux conscientiser les gens, il s’avère essentiel de partager des idées novatrices et de renseigner judicieusement les professionnels et les praticiens des collectivités à propos de la réalité des familles des militaires et des vétérans », a affirmé Karen McCrimmon, secrétaire parlementaire du ministre des Anciens Combattants et ministre associé de la Défense nationale, qui était également présente. « Le ministère canadien des Anciens Combattants est fier de collaborer avec autant d’organismes dévoués envers les familles des vétérans en vue de mieux comprendre leur situation, d’élargir l’accessibilité, de multiplier les ressources et de favoriser les soins. »

Le Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans résulte d’une concertation entre divers organismes et chefs de file de toutes les régions du pays, en vue de favoriser la conscientisation et de consolider les capacités, les compétences et les collectivités au bénéfice des familles des militaires et des vétérans. Cette initiative en pleine croissance regroupe actuellement plus d’une soixantaine d’intervenants représentant plus de 50 organismes, dont 38 qui desservent directement les familles des militaires et des vétérans au Canada.

 


Pour en savoir davantage au sujet des plateformes du Cercle du leadership :

Visionnez le message vidéo (en anglais seulement) de l’hon. Kent Hehr, ministre des Anciens Combattants et ministre associé de la Défense nationale, à l’intention des membres et participants du Cercle du leadership.

Pour en savoir davantage à propos des familles des militaires et des vétérans au Canada, consultez le document Coup d’œil sur les familles des militaires et des vétérans au Canada.

Visionnez la vidéo du CMFC sur l’importance d’un accès équitable à des soins de qualité pour les familles des militaires.

 




Le prix de la recherche sur la santé des familles militaires Colonel Russell-Mann 2016 est décerné à Mme Heidi Cramm, Ph. D.

Félicitations à Mme Heidi Cramm, Ph. D., lauréate du prix de la recherche sur la santé des familles militaires Colonel Russell-Mann 2016!

Chaque année, l’Institut Vanier de la famille souligne l’excellence de la recherche au Canada qui vise à accroître notre compréhension de la santé des familles des militaires et des vétérans. Le prix de la recherche sur la santé des familles militaires Colonel Russell-Mann est remis dans le cadre du Forum annuel de l’Institut canadien de recherche sur la santé des militaires et des vétérans (ICRSMV).

À l’occasion du Forum 2016, Mme Cramm a été honorée à titre d’auteure principale de l’étude Navigating Healthcare Systems for Military-connected Children with Autism Spectrum Disorder: A Qualitative Study of Military Families Experiencing Mandatory Relocation (en anglais, Obtenir des soins dans le réseau de la santé pour les enfants ayant un trouble du spectre de l’autisme parmi les proches des militaires : une étude qualitative sur la réalité des familles des militaires confrontées à une réinstallation obligatoire). Mme Cramm et son équipe de chercheurs ont mené des entrevues qualitatives semi-dirigées auprès de familles de militaires. D’après leurs constatations, celles-ci sont confrontées à divers obstacles et difficultés dans leurs interactions avec le réseau de la santé lorsqu’il s’agit d’obtenir des soins pour un enfant ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA). L’étude recommande diverses améliorations dans la coordination des services ainsi que dans les communications interprovinciales entre les fournisseurs. Les auteurs préconisent également une meilleure éducation publique au sujet du réseau de soins de santé ainsi que diverses stratégies de sensibilisation à l’égard de ces familles.

 


Publié le 28 novembre 2016




Un nouvel outil pour les médecins de famille qui travaillent auprès des familles des militaires au Canada

Vancouver (C.-B.), 9 novembre 2016. – Le ministre de la Défense Harjit S. Sajjan se joint aujourd’hui à divers représentants du Collège des médecins de famille du Canada (CMFC) et du Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans pour le lancement d’un nouveau document intitulé Médecins de famille : travailler auprès des familles de militaires, qui vise à mieux conscientiser les professionnels de la santé vis-à-vis de la réalité particulière des familles des militaires et des vétérans en matière de soins de santé au pays.

Au Canada, les quelque 40 000 familles de militaires de la Force régulière et 14 000 familles de la Réserve ont parfois difficilement accès aux services de soins de santé en raison des déménagements fréquents, de la nécessité de s’éloigner de leurs proches pendant de longues périodes, et des risques pour la santé physique et mentale relativement à leur travail. Les familles des militaires actifs n’ont pas accès aux soins médicaux du service militaire, si bien qu’ils dépendent des réseaux de soins de santé provinciaux et territoriaux pour obtenir de tels services. Toutes ces difficultés combinées compliquent l’accès à un médecin de famille et aux soins de santé routiniers, comme les divers rendez-vous, les vaccinations et les soins préventifs. Par ailleurs, ces familles doivent souvent attendre plus longtemps pour consulter des médecins spécialistes, et il leur est parfois difficile de se rendre à de tels rendez-vous lorsque plusieurs heures les séparent de ces spécialistes, en fonction de leur lieu d’affectation.

Quelques statistiques actuelles tirées du document Médecins de famille : travailler auprès des familles de militaires :

  • 44 % des conjoints ou des conjointes des Forces armées canadiennes considèrent qu’il est extrêmement difficile de retrouver les mêmes services médicaux avec une réinstallation (CAFFRT, 2016);
  • 25 % des conjoints ou des conjointes de militaires n’ont pas bénéficié des soins de santé dont ils auraient eu besoin au cours de la dernière année, principalement en raison des longs temps d’attente (Wang, Aitken et CAFFRT, 2016);
  • 24 % des conjoints ou des conjointes des militaires affirment ne pas avoir accès eux-mêmes à un médecin de famille, et 17 % n’en ont pas pour leurs enfants (comparativement à la moyenne canadienne de 15,5 %);
  • un sixième des militaires déclarent éprouver les symptômes d’au moins un type de trouble mental (Pearson, Zamorski et Janz, 2014).

« Nous comptons sur les femmes et les hommes de nos Forces armées canadiennes pour défendre et protéger les Canadiennes et les Canadiens. Il est important qu’eux-mêmes et leur famille bénéficient des services de soins de santé dont ils ont besoin pour prospérer et vivre activement, affirme le ministre de la Défense Harjit S. Sajjan. Je tiens à souligner l’engagement des partenaires qui ont collaboré à la production du document publié aujourd’hui. La mise en commun de leur expertise et de leurs compétences collectives fait toute la différence. »

« Ce partenariat unique tout comme cette nouvelle ressource constituent des progrès positifs et importants pour accroître la sensibilisation et pour outiller les médecins de famille en leur fournissant de l’information pertinente pour mieux comprendre les besoins des familles des militaires en matière de soins de santé », déclare la directrice générale et présidente du CMFC, Francine Lemire, M.D., CM, CCMF, FCMF, CAÉ. « C’est sur cette voie qu’il faut poursuivre pour favoriser le changement. Le CMFC est fier de prendre part à ce partenariat pour faciliter l’accès, élargir les ressources et offrir des soins à tous et à toutes. »

« Plusieurs familles canadiennes ont du mal à trouver un médecin de famille ou à bénéficier des services d’autres fournisseurs de soins de santé, surtout dans les petites collectivités en régions éloignées. Quant à elles, les familles des militaires sont appelées à déménager fréquemment, et il leur est d’autant plus difficile d’avoir accès à un médecin de famille en arrivant dans une nouvelle collectivité ou une nouvelle province », souligne le colonel Dan Harris, directeur des Services aux familles des militaires et coprésident du Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans. « Comme partie prenante du Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans, les Services aux familles des militaires sont fiers de participer à cette initiative, de concert avec le Collège des médecins de famille du Canada, en vue d’accroître le niveau de littératie militaire des médecins de famille au Canada. »

« Le Cercle du leadership prend véritablement tout son sens lorsque des partenaires engagés décident de collaborer pour concevoir des ressources comme cet outil afin d’aider concrètement les fournisseurs de services communautaires au Canada, contribuant ainsi à accroître la sensibilisation et à consolider les capacités, les compétences et les collectivités », ajoute Nora Spinks, directrice générale de l’Institut Vanier de la famille et coprésidente du Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans.

Cette ressource a été conçue par un groupe d’experts regroupant des militaires et des vétérans ainsi que divers intervenants en pratique civile, notamment des représentants du CMFC, des Services aux familles des militaires, du Groupe des services de santé de la Défense nationale, du ministère canadien des Anciens Combattants, de l’Institut canadien de recherche sur la santé des militaires et des vétérans, ainsi que de l’Institut Vanier de la famille.

Téléchargez le document Médecins de famille : travailler auprès des familles de militaires.

 


Suggestion de lecture :

Coup d’œil sur les familles des militaires et des vétérans au Canada




Coup d’œil sur les familles des militaires et des vétérans au Canada

Diversifiées, fortes et résilientes, les familles des militaires et des vétérans au Canada sont la fierté de notre pays. Les membres de ces familles assument des responsabilités importantes dans leurs milieux de travail, leurs collectivités et pour leur pays, et y entretiennent des relations enrichissantes.

À l’instar des autres familles, celles des militaires et des vétérans ont accès à un éventail de programmes et de services dans leur collectivité, entre autres pour les soins aux enfants et aux aînés, les soins de santé physique ou mentale, les divertissements et les loisirs communautaires, l’éducation et l’emploi. Or, ces programmes et services sont souvent assurés par des professionnels et des praticiens qui connaissent peu, voire pas du tout, la réalité des familles des militaires et des vétérans, et qui comprennent mal leur situation faute d’avoir déjà œuvré auprès d’elles.

Par conséquent, tant les fournisseurs de services que les familles qu’ils desservent risquent de ressentir les effets de ce déficit en littératie militaire, qui concerne la prise de conscience de la réalité unique des familles des militaires et des vétérans, et des « éléments stressants » propres à leur mode de vie (comme la mobilité, l’éloignement et les risques).

Pour mieux comprendre la réalité des familles des militaires et des vétérans, l’Institut Vanier de la famille propose de jeter un Coup d’œil sur les familles des militaires et des vétérans au Canada. Ce document constitue la troisième parution d’une nouvelle série d’analyses statistiques jetant un éclairage sur les diverses réalités familiales et sur le paysage socioéconomique, culturel et contextuel qui teinte la vie de famille.

Quelques faits saillants :

  • Le Canada compte 108 000 militaires des Forces armées canadiennes (FAC) et plus de 600 000 vétérans des FAC.
  • Au milieu des années 90, 80 % des familles des militaires au Canada vivaient sur une base militaire, alors que 85 % de ces familles vivent aujourd’hui hors d’une base.
  • Plus de 64 000 enfants vivent au sein des familles de militaires au Canada.
  • Les quatre dixièmes des familles de militaires ayant des enfants bénéficient ou auraient besoin de services de garde hors du milieu familial, et 30 % de ces familles éprouvent des difficultés à dénicher les services adéquats.
  • Plus de la moitié (54 %) des conjoints ou des conjointes des FAC interrogés pensent que « les enfants des militaires sont désavantagés par la méconnaissance de la réalité des militaires dans les écoles civiles publiques ».
  • De 21 à 27 % des familles des militaires au Canada affirment ne pas avoir accès à un médecin de première ligne, qu’il s’agisse des parents eux-mêmes ou de leurs enfants, comparativement à 15 % au sein de la population en général.
  • Selon le personnel des FAC, les responsabilités militaires occupent en moyenne plus du quart du temps passé hors du foyer.
  • Plus du quart (27 %) des conjoints ou des conjointes des FAC affirment avoir dû déménager au moins quatre fois pour des affectations militaires.
  • Parmi les répondants, plus de la moitié (51 %) des conjoints ou des conjointes des FAC disent avoir fait certains compromis sur le plan professionnel à cause des impératifs du service militaire de leur partenaire.

 

Téléchargez le document Coup d’œil sur les familles des militaires et des vétérans au Canada publié par l’Institut Vanier de la famille.

 


Suggestions de lecture :

Recueil 1.0 – Les familles des militaires et des vétérans au Canada : collaborations et partenariats

Bâtir des collectivités inclusives pour les familles des militaires et des vétérans au Canada

L’état actuel de la recherche sur les familles des militaires

 




Rapport annuel 2015-2016 : rétrospective et perspectives

Nora Spinks et Victor Duret

L’Institut Vanier de la famille a vécu une période importante et ponctuée de grands changements au cours des dix-huit derniers mois. En 2015, nous avons célébré notre cinquantenaire, un jalon qui nous a incités à faire le point et à réfléchir pour honorer et célébrer le passé, comprendre et apprécier le présent, ainsi que planifier et préparer l’avenir. Nous avons profité pleinement de cette occasion pour constater les progrès accomplis au cours du dernier demi-siècle, avant de nous tourner résolument vers l’avenir. C’est donc en misant sur une longue tradition que nous avons amorcé une nouvelle ère en 2016, toujours animés par le désir de mieux connaître et de mieux comprendre les familles du Canada, dans toute leur diversité.

Nous sommes donc fiers de vous présenter notre nouveau rapport annuel qui vous permettra d’en apprendre davantage sur ce que nous avons accompli dans notre désir de mieux comprendre et de célébrer la diversité des familles au Canada.

D’hier à aujourd’hui : une volonté de mieux comprendre les familles

C’est en 1965 que le gouverneur général Georges P. Vanier et Mme Pauline Vanier ont créé l’Institut Vanier, qui fut dès lors considéré comme une « Commission royale d’enquête qui poursuivra indéfiniment ses travaux ». Leurs Excellences étaient convaincues de la nécessité de se concentrer sur l’avenir de la famille, véritable pierre d’assise de la société.

Tout au long de l’année 2015, c’est donc avec la même diligence que nous nous sommes concentrés sur les familles. Nous avons poursuivi le dialogue avec les familles au Canada dans le cadre de la Tournée nationale de consultations sur les familles au Canada, qui nous a permis d’en apprendre davantage à propos de la diversité des familles et de la vie de famille d’un bout à l’autre du pays. Ces rencontres ont donné lieu à des échanges qui ont orienté et enrichi nos initiatives, nos publications et nos activités spéciales.

Nous avons poursuivi la publication d’articles, de comptes rendus et de fiches de renseignements dans Transition, où nous avons abordé un vaste éventail de sujets touchant notamment le droit de la famille, les enfants ayant une incapacité, la santé et le bien-être de la famille, les soins, la maternité d’aujourd’hui, la littératie financière, ainsi que le respect, la réconciliation et la résilience. En janvier 2016, Transition a migré vers une plateforme en ligne, au profit d’une plus grande fréquence des articles publiés et d’une facilité accrue pour le partage des ressources.

Un carrefour pour ceux et celles qui étudient, qui desservent et qui soutiennent les familles

La Conférence sur les familles au Canada 2015 nous a donné l’occasion de célébrer le passé, de contempler le présent et d’envisager l’avenir. Ce forum informatif et inspirant a réuni un éventail de leaders et de chercheurs qui s’emploient à étudier, à servir et à soutenir les familles canadiennes.

À la faveur d’échanges inspirants, de conférences, de présentations vidéo et de prestations musicales, nous avons porté un regard attentif sur les familles et la réalité familiale au pays. Misant sur le dialogue que nous entretenons depuis cinquante ans au sujet des familles, ce rendez-vous historique s’est révélé un véritable tremplin pour la croissance de l’Institut Vanier, dès maintenant et pour les années à venir.

Par ailleurs, grâce à de nombreux partenariats et collaborations, nous sommes parvenus à créer de nouvelles relations et à en consolider d’autres, alimentant du même souffle nos efforts concertés en vue de mieux comprendre les familles elles-mêmes ainsi que leur réalité, leurs attentes et leurs aspirations dans une perspective pancanadienne.

À cet égard, il convient de souligner la création du Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans, un partenariat entre l’Institut Vanier de la famille et les Forces armées canadiennes pour accroître la sensibilisation et consolider les capacités, les compétences et les collectivités, et ce, en vue d’assurer aux familles des militaires et des vétérans un accès équitable aux services et aux programmes dans leur région. En janvier 2015, nous organisions conjointement la réunion inaugurale de cette entité. La rencontre a été l’occasion de mettre au point une stratégie de collaboration et de communication entre les organismes qui étudient, desservent et soutiennent les familles des militaires et des vétérans au Canada.

La deuxième réunion, en janvier 2016, s’est révélée un franc succès alors que s’élargissait la portée du Cercle du leadership et de ses initiatives connexes pour rejoindre davantage de Canadiens. Nous avons également poursuivi nos efforts concertés avec divers organismes comme les Services aux familles des militaires et le Bureau de l’ombudsman des vétérans, dans le but de mieux comprendre les familles des militaires et des vétérans au Canada.

Parallèlement, nous avons poursuivi nos efforts de mobilisation des connaissances en relayant des nouvelles et des ressources à propos de diverses initiatives, notamment le partenariat En mouvement qui porte sur les conséquences de la mobilité géographique pour le travail du point de vue des ménages et des collectivités, ainsi que sur l’influence et les répercussions à cet égard pour la prospérité du Canada.

Nous avons aussi participé à d’autres partenariats novateurs, comme le projet eQuality, qui met en relief l’impact des médias numériques sur les jeunes et les incidences de l’utilisation des renseignements à des fins commerciales, ou encore l’initiative Santé, avoirs et bonheur : le bel âge et les dynamiques familiales?, qui vise essentiellement à mieux comprendre comment l’évolution des tendances démographiques familiales influera sur la santé et la situation socioéconomique des Canadiens dans l’avenir.

Nous n’hésiterons pas à poursuivre dans la même voie avec ces initiatives ou dans le cadre de nombreux autres projets à venir, afin d’obtenir un tableau toujours plus net des familles au Canada et du paysage socioéconomique, culturel et contextuel qui les entoure.

Favoriser la croissance en misant sur nos acquis

Pour l’avenir, toujours avec un souci de pertinence et de rigueur dans nos initiatives, nous chercherons encore à approfondir et à élargir notre champ d’action. Nous continuerons d’étudier les pratiques exemplaires et prometteuses tout en veillant à découvrir et à faire connaître la réalité qui se cache derrière les statistiques. Nous nous pencherons encore sur la diversité des structures familiales au gré de leur évolution, et cette diversité continuera d’enrichir nos données à cet égard. Enfin, en tant que ressource nationale pour tous les intervenants qui s’intéressent de près ou de loin aux familles du Canada, nous continuerons de favoriser le transfert de connaissances, l’analyse des données et la mobilisation du savoir.

Voilà donc une période des plus stimulantes pour l’Institut, c’est-à-dire une occasion de se ressourcer et de faire le plein. Nous sommes fiers du travail accompli jusqu’ici et de l’héritage que nous ont légué les Vanier. Tout compte fait, si notre cinquantenaire a été le jalon tout désigné pour rendre hommage à notre passé, ce fut aussi une source d’inspiration pour l’avenir. L’aventure se poursuit, et nous invitons tous ceux et celles qui ont à cœur les familles et la vie de famille à se joindre au dialogue pour chercher à comprendre toujours un peu mieux les familles au Canada.

Téléchargez le rapport annuel 2015-2016 L’Institut Vanier de la famille : Cinquante ans à mieux comprendre les familles au Canada


Victor Duret est le président du conseil d’administration de l’Institut Vanier de la famille

Nora Spinks est la directrice générale de l’Institut Vanier de la famille.


Publié le 2 novembre 2016




Joyeux 25e anniversaire au Programme des services aux familles des militaires!

Le Canada a une longue histoire de soutien aux familles des militaires. En fait, 2016 marquera un jalon historique pour les programmes et les services dédiés à soutenir les familles des militaires au Canada.

Créé officiellement en 1991, le Programme des services aux familles des militaires rend hommage, reconnaît et appuie les contributions des familles des Forces armées canadiennes, qui constituent la force derrière l’uniforme.

L’Institut Vanier de la famille est fier de sa collaboration avec les Services aux familles des militaires dans le cadre du Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans – une initiative qui a pour objectif de renforcer la communauté de soutien au bénéfice des familles des militaires et des vétérans au Canada, en misant sur la mobilisation du savoir, la consolidation des relations et la coordination des projets et des services existants ou émergents.

Pour en apprendre davantage au sujet des Services aux familles des militaires et des célébrations de leur anniversaire, veuillez consulter leur site Web.

Publié le 24 octobre 2016