Faits et chiffres : les familles et la santé mentale au Canada

La plupart des familles sont confrontées à la santé mentale un jour ou l’autre, qu’il s’agisse de troubles mentaux vécus personnellement par un ou plusieurs des leurs, ou par l’entremise des soins prodigués à quelqu’un d’autre. La plupart du temps, les personnes touchées par la maladie mentale réussiront à s’en remettre avec le soutien et les traitements adéquats((Centre de toxicomanie et de santé mentale, Mental Illness and Addictions: Facts and Statistics (s.d.). (Page consultée le 20 septembre 2017.) Lien : http://bit.ly/2jLyV6Y)). À cet égard, les familles jouent souvent un rôle de premier plan par leur aide directe et leur soutien au chapitre de l’encadrement et du financement des soins.

Notre nouvelle fiche de renseignements propose un aperçu des incidences de la santé mentale sur les familles au Canada, notamment en ce qui a trait à la prévalence des troubles mentaux au sein des familles, aux facteurs déterminants ainsi qu’au rôle de la famille pour favoriser la prise en charge en santé mentale.

Téléchargez le document Faits et chiffres : les familles et la santé mentale au Canada publié par l’Institut Vanier de la famille.

 


Publié le 15 novembre 2017




Fiche infographique : Les étudiants et le budget familial au Canada (novembre 2017)

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L’éducation postsecondaire représente un placement familial. Peu importe qui en assume les coûts, les études supérieures supposent certains choix qui ont parfois des répercussions importantes sur la vie des jeunes adultes ainsi que sur leur famille. Même si l’obtention d’un diplôme ou d’un certificat d’études favorise l’accès à l’emploi et à des revenus plus élevés, il n’en demeure pas moins que les études supérieures ont un coût dont il faut tenir compte. À cet égard, les familles sont souvent appelées à jouer un rôle de premier plan pour épauler les étudiants dans la gestion de leur budget.

À la lumière de nouvelles données d’enquête et d’analyse publiées par Statistique Canada, l’Institut Vanier a procédé à une mise à jour de sa fiche infographique sur les étudiants et le budget de la famille au Canada.

Quelques faits saillants…

  • Les droits de scolarité pour les étudiants de premier cycle au Canada s’élevaient à quelque 6 600 $ pour l’année universitaire 2017-2018, en sus des frais supplémentaires obligatoires d’environ 880 $.
  • Les six dixièmes des étudiants interrogés affirment que leurs parents, leur famille ou leur conjoint ont contribué à payer leurs études.
  • Parmi les parents qui disent financer les études de leurs enfants, 6 répondants sur 10 tirent ces ressources de leurs revenus courants.
  • Les six dixièmes des étudiants universitaires de première année au Canada ont bénéficié d’une bourse d’étude universitaire, et 71 % d’entre eux affirment que cette aide financière s’est révélée cruciale pour leur permettre de fréquenter l’université.
  • Le tiers des bacheliers interrogés qui traînaient une dette d’études à l’obtention de leur diplôme ont mis moins de trois ans à rembourser leur prêt étudiant.

 

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Cette publication bilingue présente un caractère intemporel puisqu’elle sera régulièrement mise à jour en fonction des nouvelles données (versions antérieures disponibles sur demande). Souscrivez à notre infolettre mensuelle pour rester au fait des actualités et vous renseigner au sujet des publications, des projets et des initiatives de l’Institut Vanier.

 

Pour en savoir davantage à propos du budget de la famille au Canada :

 


Publié le 10 novembre 2017




L’accès aux soins de santé pour les familles des militaires ayant un enfant touché par l’autisme

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Heidi Cramm, Ph. D.

Les familles des militaires au Canada composent avec une importante mobilité, qui les force à déménager de trois à quatre fois plus souvent que leurs homologues civils((Heidi Cramm et autres, « Making Military Families in Canada a Research Priority » dans Journal of Military, Veteran and Family Health, vol. 1, no 2 (novembre 2015). Lien : http://bit.ly/2zx46G1)). Cette mobilité tend à compliquer l’accès aux soins de santé pour ces familles, d’autant plus que la plupart d’entre elles vivent hors d’une base militaire (une situation touchant 85 % des familles, comparativement à seulement 20 % au milieu des années 90). Dans un tel contexte, ces familles doivent s’en remettre aux réseaux civils de soins de santé provinciaux ou territoriaux. Or, cette situation n’est certainement pas sans conséquences pour les quelque 8,2 % des familles de militaires qui vivent avec un enfant ayant des besoins particuliers, notamment ceux touchés par un trouble du spectre de l’autisme (TSA)((Pour en apprendre davantage : Coup d’œil sur les familles des militaires et des vétérans au Canada. Lien : http://bit.ly/2njUcBd)).

Qu’est-ce que l’autisme?

Le trouble du spectre de l’autisme (TSA) est un trouble neurodéveloppemental courant qui toucherait un enfant sur 68. Même si cette situation affecte principalement la communication sociale des personnes atteintes ainsi que leur capacité à partager leur réalité affective ou la joie ressentie, il existe tout un éventail de symptômes et de comportements associés :

  • Environ 25 % des personnes ayant un TSA ne communiquent pas verbalement, et éprouvent de la difficulté (ou accusent un retard) relativement aux interactions non verbales pour manifester leur intérêt (en pointant du doigt, par des gestes, etc.).
  • Les personnes avec un TSA ont souvent de la difficulté à saisir certaines subtilités de la langue ou de la communication, comme les métaphores, le sarcasme, les expressions familières et les blagues.
  • Les sujets touchés par un TSA adoptent souvent des comportements répétitifs (balancements, battements des mains, mouvements des doigts, etc.).
  • Les personnes ayant un TSA sont souvent très réfractaires au changement et ont des habitudes bien ancrées.
  • La plupart des sujets atteints d’un TSA affichent certaines caractéristiques parmi un vaste éventail de déficits d’intégration sensorielle (sensibilité extrême au bruit, au toucher, aux odeurs, au goût, etc.), alors que d’autres présentent un seuil particulièrement élevé à la douleur.
  • Certains enfants ayant un TSA sont exceptionnellement doués en musique, en arts visuels ou dans certains domaines scolaires.
  • Par ailleurs, jusqu’à 90 % des enfants avec un TSA ont aussi reçu un diagnostic pour un problème médical ou encore un trouble psychologique ou comportemental connexe (TDAH, anxiété, trouble du sommeil, trouble de l’alimentation, crises épileptiques, handicap intellectuel, troubles gastro-intestinaux, etc.).

La rapidité d’intervention favorise les progrès des enfants ayant un TSA

Des études montrent que l’intervention précoce s’avère la démarche la plus efficace en lien avec un pronostic de TSA((Geraldine Dawson, « Early Behavioral Intervention, Brain Plasticity, and the Prevention of Autism Spectrum Disorder » dans Development and Psychopathology, vol. 20, no 3 (7 juillet 2008). DOI : https://doi.org/10.1017/S0954579408000370)), en favorisant éventuellement chez ces personnes diverses compétences liées à l’apprentissage, à la communication et aux interactions sociales. Le diagnostic d’autisme survient généralement au cours de la petite enfance, soit dès l’âge de 18 à 24 mois.

Dans plusieurs provinces, les familles sont cependant confrontées à de longues périodes d’attente pour obtenir un diagnostic ou bénéficier d’une intervention professionnelle, et ce, en raison du « goulot d’étranglement » dans l’accès aux centres de diagnostic appropriés, où le temps d’attente est parfois de deux ans ou plus.

On estime que de 21 % à 27 % des familles des militaires n’ont pas accès à un médecin de famille (contre 15 % pour l’ensemble de la population)((Nathan Battams, « Coup d’œil sur les familles des militaires et des vétérans au Canada », dans Coup d’œil sur les statistiques (novembre 2016). http://bit.ly/2njUcBd)). Cette difficulté complique les choses pour certaines familles de militaires (comme celles ayant un enfant avec un TSA) puisque plusieurs services et traitements aux enfants ayant des besoins particuliers ne sont accessibles que par l’intermédiaire des médecins de famille. À chaque déménagement, les familles qui progressaient lentement dans une liste d’attente reviennent malgré eux au dernier rang d’une autre liste.

Mieux comprendre la réalité des familles des militaires ayant un enfant avec un TSA

Dans une étude qualitative récente, des chercheurs ont interrogé les familles des militaires vivant avec un enfant ayant un TSA, dans le but de mieux saisir la nature de leurs interactions avec le réseau de soins de santé en quête de services pour leurs enfants((La plupart des familles ayant participé à cette étude comptaient un couple marié, et le tiers d’entre elles comptaient deux parents dans les Forces armées canadiennes (FAC). La plupart des familles représentaient des militaires de la Force régulière (principalement dans l’Armée de terre).)).

Plusieurs de ces familles admettent avoir de la difficulté à faire reconnaître et valider l’état de leur enfant, et à obtenir un diagnostic médical à cet égard. Ces familles considèrent qu’il est généralement laborieux de faire évaluer leur enfant pour un TSA, et que les longs délais d’évaluation menant à un éventuel diagnostic entraînent souvent des retards importants dans les traitements subséquents.

L’un des parents interrogés raconte que les programmes disponibles dans la nouvelle collectivité de sa famille étaient réservés aux personnes déjà diagnostiquées comme autistes, si bien que son fils a dû attendre pour obtenir des soins. N’ayant pas pris conscience du fait qu’un diagnostic était nécessaire pour accéder aux soins dans ce nouveau milieu, cette famille s’y est installée sans diagnostic préalable, mais les parents ont ensuite compris que les programmes dans cette région ne seraient pas accessibles pour leur fils. Ce dernier a donc dû patienter plusieurs mois avant d’obtenir les soins dont il avait besoin.

Les difficultés d’accès aux soins ont aussi des répercussions sur les finances familiales. En effet, devant la perspective des listes d’attente et les possibles incidences à long terme sur le développement de leur enfant, plusieurs familles décident d’assumer directement les coûts des services d’évaluation en pratique privée. L’un des participants explique en ces termes la décision de sa famille de recourir à des services privés d’évaluation et de prise en charge plutôt que de patienter sur une liste d’attente déjà plus longue que la durée du séjour en affectation : « Comme la liste d’attente était trop longue pour obtenir une évaluation, nous avons choisi de payer pour des services en pratique privée. Une fois le diagnostic en main, un organisme communautaire nous a inscrits sur une autre liste d’attente pour des services thérapeutiques en analyse appliquée du comportement, mais l’attente était de deux ans. Nous n’aurions jamais eu le temps de nous hisser jusqu’en haut de cette liste-là, alors nous avons commencé à payer aussi en pratique privée. »

Devant la perspective des listes d’attente et les possibles incidences à long terme sur le développement de leur enfant, plusieurs familles décident d’assumer directement les coûts des services d’évaluation en pratique privée.

Au moment de repartir au terme de leur affectation, certaines familles en attente de soins n’avaient même pas encore atteint le haut de la liste d’attente. Plusieurs d’entre elles racontent avoir dû déménager et repartir à zéro, et ce, alors que les services attendus étaient enfin à portée de main, ou presque. Ainsi, l’un des participants dont l’enfant était sur la liste d’attente a été informé par l’équipe d’intervention qu’une place se libérait en septembre. Trop peu trop tard : la famille repartait déjà en juillet…

Par ailleurs, l’offre de services varie beaucoup d’une province à l’autre (ainsi que le financement et les critères d’admissibilité). Plusieurs familles ont été consternées de perdre l’accès à des services auxquels elles avaient droit auparavant, ceux-ci n’étant plus offerts dans leur nouveau milieu. « Nous nous sommes rendu compte que l’école (dans notre province actuelle) n’offrait pas les mêmes services que dans la province précédente. Il n’y avait tout simplement rien à faire », souligne l’un des participants à l’étude.

Du reste, ces variations régionales existent aussi dans les frontières d’une même province. Ainsi, un autre répondant a été contraint de retirer son enfant d’un programme d’éducation très bénéfique parce que sa famille devait se réinstaller, pour finalement se rendre compte qu’il n’existait aucun programme semblable dans sa nouvelle ville (toujours dans la même province). Plusieurs familles ont décrit des réalités similaires ailleurs, que ce soit après avoir déménagé d’une province à l’autre, ou encore d’une région à l’autre dans une même province.

Le démarchage perpétuel pour l’accès aux soins de santé : éprouvant pour le bien-être familial

Malgré la grande résilience des familles des militaires, les difficultés d’accès aux services de soins de santé pour un enfant ayant un TSA pèsent parfois lourd sur le bien-être des membres de la famille et de la famille en soi. Dans le cadre de cette étude, les participants ont été nombreux à exprimer leur frustration et leur désarroi devant la tâche herculéenne de démystification des rouages du système pour offrir à leurs enfants les services disponibles, quels qu’ils soient. L’un des répondants raconte d’ailleurs avoir littéralement « fondu en larmes » lorsque leur tour est enfin venu dans le processus des listes d’attente, pour finalement constater que les services fournis ne répondaient pas aux attentes.

Certains participants ont dû demander l’aide de la famille élargie pour s’occuper de leur enfant. Ainsi, l’une d’entre eux explique que ses parents ont pris leur retraite et déménagé dans la même collectivité que sa famille en affectation pour pouvoir les aider, « parce qu’ils savaient que nous avions besoin de plus de soutien, et d’un bon coup de main ». D’autres répondants regrettent que leur famille élargie soit trop éloignée pour pouvoir les épauler, et qu’il leur soit tout simplement « impossible d’être près de nous ». Quant aux Centres de ressources pour les familles des militaires (CRFM), plusieurs répondants évoquent des expériences variables puisque les services offerts n’étaient pas les mêmes d’une base à l’autre.

Au surplus, les relations entre parents sont souvent mises à rude épreuve : alors qu’ils cherchent à obtenir du soutien pour les soins et à se constituer un réseau d’aide à l’échelle locale, ils doivent également composer avec les entraînements militaires, les déploiements et les affectations. À terme, ils se retrouvent parfois devant des choix déchirants lorsqu’on leur propose une nouvelle affectation (peut-être synonyme d’avancement professionnel), et doivent alors tenir compte des répercussions sur les soins de santé de leur enfant atteint d’un TSA.

Les relations entre parents sont souvent mises à rude épreuve, alors que ceux-ci cherchent à obtenir du soutien pour les soins et à se constituer un réseau d’aide à l’échelle locale, tout en composant avec les entraînements militaires, les déploiements et les affectations.

Comme l’évoquent quelques-uns des participants, ce sont parfois les membres de la famille au service des Forces armées canadiennes (FAC) qui sont forcés de prendre certains virages, comme changer de métier ou réclamer une affectation particulièrement adaptée aux besoins de l’enfant, malgré les incidences sur leur cheminement professionnel et, à terme, sur l’ensemble de la famille. L’un des répondants ainsi que sa famille ont même envisagé la possibilité de vivre séparément (restriction imposée) pour assurer à leur enfant les services nécessaires, en dépit des conséquences néfastes pour l’ensemble de la famille en cas de séparation prolongée.

Dans certaines familles de militaires, ce sont les conjoints civils qui doivent parfois limiter leur participation au marché du travail en raison des impératifs de soins à l’enfant. De tels « compromis » sont fréquents au sein des familles de militaires. En effet, selon une étude publiée en 2009 par le Directeur général – Recherche et analyse (Personnel militaire) (DGRAPM), plus de la moitié des conjoints des FAC interrogés (51 %) ont sacrifié certains aspects de leur vie professionnelle à cause du service militaire de leur partenaire. Or, limiter la participation au marché du travail risque aussi d’affecter le budget familial, et il s’agit là d’une considération importante à la perspective d’une facture de soins privés pour un enfant. Cette situation est d’autant plus problématique pour les familles dont les deux parents sont en service militaire (deux militaires au sein des FAC).

Les familles des militaires souhaitent du soutien pour interagir avec le réseau

Selon certains militaires, il existe diverses avenues à privilégier pour aider les autres familles de militaires ayant un enfant atteint d’un TSA. Plusieurs d’entre eux souhaiteraient pouvoir entrer en contact avec des familles de militaires déjà installées dans leur future collectivité pour les aider à mieux cerner l’accès aux services d’aide en lien avec les TSA. Alors que plusieurs considèrent qu’une telle collaboration pourrait intervenir par les voies officielles, d’autres pensent plutôt qu’il vaudrait mieux privilégier un processus parallèle.

Plusieurs souhaiteraient pouvoir entrer en contact avec des familles de militaires déjà installées dans leur future collectivité pour les aider à mieux cerner l’accès aux services d’aide en lien avec les TSA.

L’étude s’est aussi intéressée aux options envisageables pour actualiser et étoffer l’information transmise aux familles. Sur cette question, certains souhaiteraient avoir accès à une personne-ressource offrant une sorte de guichet unique pour faciliter les interactions avec les différents services offerts dans les écoles, au sein de la collectivité et dans les établissements de santé. Par contre, comme l’évoque l’un des participants, une approche aussi formelle risque de « filtrer l’information », privant ainsi les parents de renseignements utiles quant à la véritable efficacité d’un service ou d’un autre.

Cette étude qualitative a donc permis de soulever d’importants enjeux, mais plusieurs questions restent encore en suspens. Dans quelle mesure peut-on miser sur les réseaux officiels ou informels existants pour aider les familles en transit? Dans une perspective interprovinciale, comment atténuer les interruptions et les délais dans les soins que certaines familles de militaires ont évoqués? Le cas échéant, quelles sont les options envisageables pour compenser la charge financière des parents en l’absence de services publics, ou lorsque de tels services sont inaccessibles? Les écarts interrégionaux sont-ils les mêmes que les écarts interprovinciaux? Il faudra certainement approfondir la recherche sur ces enjeux et miser sur le concours et les perspectives des familles elles-mêmes en vue d’améliorer la situation des familles des militaires dans toute leur diversité.

 

Heidi Cramm, Ph. D., agit à titre de codirectrice scientifique intérimaire au sein de l’Institut canadien de recherche sur la santé des militaires et des vétérans (ICRSMV). Elle est titulaire du prix de la recherche sur la santé des familles militaires Colonel Russell-Mann 2016.

 

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Publié le 6 novembre 2017




Fiche infographique : la diversité familiale au Canada (mise à jour au Recensement de 2016)

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Depuis plus de cinquante ans, l’Institut Vanier de la famille s’intéresse à la vie familiale et aux familles elles-mêmes au Canada. Au terme de ce demi-siècle consacré à l’étude des familles d’un océan à l’autre, de même qu’aux échanges et aux interactions avec celles-ci, un constat s’impose : la diversité des familles au Canada n’a d’égal que celle des gens qui les composent.

D’ailleurs, il n’y a là rien de nouveau, que l’on s’intéresse aux structures familiales, aux identités familiales, aux modes de cohabitation de la famille, aux modes de vie des familles, à la réalité familiale, ou encore aux traits individuels des membres de la famille, notamment leur appartenance ethnoculturelle, leur statut d’immigrant, leur orientation sexuelle ou leurs compétences diverses.

Nos vies, nos milieux de travail et nos collectivités bénéficient de la participation précieuse et unique de nos parents, nos enfants, nos grands-parents, nos arrière-grands-parents, nos oncles et nos tantes, nos frères et nos sœurs, nos cousins et nos amis ainsi que nos voisins. Selon le mot de l’ancien gouverneur général du Canada, Son Excellence le très honorable David Johnston, à l’occasion de la Conférence sur les familles au Canada 2015 : « Les familles, peu importe leur origine ou leur composition, apportent une couleur nouvelle et particulière à la tapisserie canadienne diversifiée. »

L’Institut Vanier a produit une fiche infographique sur la diversité familiale au Canada à partir des nouvelles données du Recensement de 2016.

Quelques faits saillants :

  • 66 % des familles au Canada comptent un couple marié, 18 % comptent un couple en union de fait, et 16 % sont des familles monoparentales, soit autant de structures familiales en perpétuelle évolution.
  • On compte 518 000 familles recomposées au pays, soit 12 % des couples avec enfants de moins de 25 ans.
  • Le Canada compte quelque 404 000 ménages multigénérationnels((Comptant au moins trois générations.)), et près de 33 000 enfants canadiens vivent au sein d’un ménage sans génération intermédiaire((En cohabitation avec les grands-parents sans la présence d’une génération intermédiaire (c’est-à-dire en l’absence des parents).)).
  • 1,7 million de personnes se réclament d’identité autochtone au Canada (Premières Nations : 58,4 %; Métis : 35,1 %; Inuits : 3,9 %; autres : 1,4 %; identités autochtones multiples : 1,3 %).
  • Au Canada, 360 000 couples vivent en union mixte((Selon Statistique Canada, les unions mixtes désignent « les couples au sein desquels un conjoint ou partenaire fait partie d’un groupe de minorités visibles, mais pas l’autre, ainsi que les couples où les deux conjoints ou partenaires appartiennent à des groupes de minorités visibles différents ». Lien : http://bit.ly/1rf5Qw6)), soit 4,6 % de tous les couples mariés ou en union de fait.
  • Le Recensement de 2016 dénombre 73 000 familles formées d’un couple de même sexe. Parmi celles-ci, 12 % ont des enfants à la maison.
  • Le Canada compte 54 000 familles de militaires (soit 40 000 au sein de la Force régulière et 14 000 dans la Force de réserve).

 

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Cette publication bilingue présente un caractère intemporel puisqu’elle sera régulièrement mise à jour en fonction des nouvelles données (versions antérieures disponibles sur demande). Souscrivez à notre infolettre mensuelle pour rester au fait des actualités et vous renseigner au sujet des publications, des projets et des initiatives de l’Institut Vanier. 

 

Pour en savoir davantage à propos de la diversité familiale au Canada :

 


Publié le 31 octobre 2017




Rapport annuel 2016-2017 – Maintenant disponible!

Le Rapport annuel 2016-2017 de l’Institut Vanier de la famille est maintenant disponible au téléchargement. Il offre un aperçu des faits saillants de nos publications, projets, partenariats et autres activités de la dernière année.


 

Qu’elles soient nouvellement arrivées ou installées depuis plusieurs générations, plusieurs familles de toutes les régions du pays profitent des célébrations du cent cinquantenaire du Canada pour jeter un regard en arrière, apprécier et mesurer le présent, et envisager ce que nous réserve l’avenir. Les choses ont bien changé depuis les débuts de la Confédération; pourtant, la famille remplit encore et toujours un rôle unique et vital comme moteur économique et véritable pierre d’assise de la société.

À cet égard, le 150e anniversaire du Canada se révèle une occasion toute désignée pour reconnaître que la réalité des familles est à visages multiples, compte tenu de leur diversité, de leur complexité et de leur évolution. C’est en reconnaissant et en explorant cette réalité qu’il est possible de mieux comprendre les familles au Canada.

Les données du Recensement de 2016 mettent justement en relief la diversité croissante des familles au pays, tant du point de vue de leur structure, de leurs caractéristiques ethniques, de leur statut d’immigrant, de leur langue maternelle que de leurs modes de cohabitation. Du reste, cette diversité grandissante ne se limite pas aux principaux centres urbains, mais elle s’exprime aussi dans les petites villes et collectivités aux quatre coins du pays. D’autres données statistiques sont attendues durant les derniers mois de l’année 2017, et l’Institut Vanier entend poursuivre son étroite collaboration avec divers intervenants et organismes afin de mieux saisir le paysage familial au pays, dans une perspective pancanadienne.

Des partenariats et des collaborations pour étudier les familles

L’Institut Vanier ne saurait parvenir à de tels résultats sans le concours de ses partenaires et de ses collaborateurs, qui ont toujours joué un rôle essentiel dans sa démarche d’exploration de la vie familiale et des familles elles-mêmes. En travaillant ensemble, nous sommes en mesure d’accroître la portée de nos initiatives et d’en consolider la pertinence et la rigueur. Le bilan de la dernière année témoigne à juste titre de cette approche.

De fait, nous avons collaboré avec Statistique Canada pour mobiliser le savoir et exposer les tendances émergentes de la famille à partir des données du Recensement de 2016, notamment auprès des chercheurs, des éducateurs, des étudiants, des journalistes, des décideurs et d’autres intervenants. Pour relayer ces données et ces conclusions de recherche, nous avons produit des ressources visuellement attrayantes. Nous avons aussi fait place à « la réalité qui se cache derrière les statistiques », notamment dans le cadre d’activités publiques organisées par Statistique Canada, comme la série de conférences « L’histoire du Canada racontée en chiffres ».

L’Institut Vanier a également poursuivi sa collaboration avec la Commission canadienne des droits de la personne en organisant conjointement une table ronde sur les droits de la personne, la diversité en milieu de travail et l’inclusion, en février 2017. Cette activité a permis aux participants de discuter des pratiques et des politiques exemplaires et prometteuses au Canada. À l’heure où les couples travaillant à plein temps sont toujours plus nombreux, et alors que les travailleurs sont confrontés à des responsabilités multiples à la maison, en emploi et au sein de leur collectivité, il ne fait aucun doute que de tels échanges joueront un rôle essentiel pour consolider ces pratiques à l’avenir.

Trois ans après sa création, le Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans continue d’élargir sa portée et son rayonnement au bénéfice des familles des militaires et des vétérans au Canada. En janvier 2017, la troisième réunion annuelle s’est révélée un franc succès, alors que plus d’une soixantaine de personnes représentant quelque 50 organismes ont eu l’occasion de mettre leurs ressources en commun. Le Cercle du leadership a également fait paraître deux guides sur la littératie militaire en vue d’accompagner les intervenants qui étudient, desservent et soutiennent les familles des militaires et des vétérans.

D’autre part, après cinq années d’existence, le Partenariat en mouvement continue d’exposer de nouvelles données et des travaux de recherche en vue d’alimenter le dialogue national au sujet de la mobilité géographique pour le travail au Canada. Durant la dernière année, les chercheurs associés à cette initiative ont publié plusieurs articles par l’entremise de l’Institut Vanier, en mettant en relief la réalité des travailleurs mobiles au Québec et en Alberta.

Des ressources diversifiées pour mieux comprendre…

L’Institut Vanier a continué d’accroître la portée de ses travaux grâce à son éventail de ressources, qu’il s’agisse d’articles, de fiches infographiques, de comptes-rendus d’ouvrages, ou encore de fiches de politiques publiques et d’autres feuillets de renseignements. Ces outils visent à illustrer et à souligner la diversité et la complexité des familles, entre autres les réalités familiales qui échappent au Recensement (comme celle des familles des militaires et des vétérans, des familles confrontées à l’incarcération ou des familles polyamoureuses).

Dans un format multipage simple et attrayant, notre nouvelle série Coup d’œil sur les statistiques jette un éclairage sur la vie de famille au Canada pour favoriser la mobilisation du savoir en privilégiant la présentation intégrée de données provenant de sources diverses. Lancées en septembre 2016, ces publications ont déjà couvert un vaste éventail de sujets, comme les grands-parents, la santé mentale, les familles des militaires et des vétérans, les soins familiaux, le travail et la famille, ou encore les relations intergénérationnelles.

Enfin, notre collaboration avec les partenaires du Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans a donné lieu à la publication de deux ouvrages importants fondés sur des données probantes, soit Médecins de famille : travailler auprès des familles de militaires ainsi que Les conseillers et les conseillères en milieu scolaire travaillant auprès des familles des militaires et des vétérans. Ces guides de littératie militaire proposent aux professionnels divers renseignements factuels pour les aider à favoriser l’inclusion des enfants et des jeunes vivant au sein des familles de militaires et de vétérans, et à optimiser leur soutien et leurs services auprès de ceux-ci.

Mesurer les véritables préoccupations des familles au Canada

L’horizon est rempli de perspectives intéressantes qui seront autant d’occasions de poursuivre le travail avec les intervenants, c’est-à-dire ceux et celles qui s’emploient à étudier, à servir et à soutenir les familles au Canada. Au-delà des initiatives déjà lancées, c’est avec enthousiasme que l’Institut Vanier se tourne vers de nouveaux projets, entre autres avec l’UNICEF pour la création d’un Indice national de bien-être de l’enfant, afin de prendre la mesure du bien-être et d’examiner les facteurs déterminants d’une bonne santé.

D’ici la fin de l’année, l’Institut Vanier entend aussi poursuivre la diffusion des données du Recensement de 2016 à mesure qu’elles paraîtront. En 2018, la publication d’une nouvelle Enquête sociale générale axée sur les soins sera aussi l’occasion de dresser l’état des lieux relativement aux soins familiaux. Dès que ces données seront disponibles, nous nous emploierons à en dégager les tendances émergentes, selon notre approche novatrice et dynamique.

Compte tenu de la diversité familiale toujours croissante, l’inclusion occupera sans doute une place grandissante dans la conception, la prestation ou l’évaluation des politiques, des programmes, des pratiques et des procédures affectant les familles. Dans cette optique, l’Institut Vanier poursuivra ses démarches en proposant des analyses factuelles au sujet des réalités familiales, de la vie de famille, des familles elles-mêmes ainsi que de leurs attentes et aspirations. À cet égard, nos partenariats seront d’une aide précieuse pour élargir les connaissances tout en faisant fructifier celles déjà acquises.

L’Institut Vanier a le privilège de compter sur un précieux réseau de gens talentueux, au sein duquel figurent les membres du personnel et du conseil d’administration, les bénévoles ainsi que les collaborateurs. C’est avec le concours de ces intervenants que l’organisme parvient à remplir sa mission, qui consiste à mieux comprendre les familles et à relayer les connaissances à propos la vie de famille en constante évolution. C’est avec enthousiasme que nous poursuivrons notre mandat durant la prochaine année, en misant sur une flexibilité renouvelée dans nos approches.

En toute reconnaissance,

Victor Duret,
Président du conseil, L’Institut Vanier de la famille

Nora Spinks,
Directrice générale, L’Institut Vanier de la famille

 

Téléchargez le Rapport annuel 2016-2017 de l’Institut Vanier de la famille.

 


Publié le 27 octobre 2017