Coup d’œil sur la diversité familiale au Canada (février 2018)

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Depuis plus de cinquante ans, l’Institut Vanier de la famille s’emploie à observer, à étudier et à analyser les tendances touchant les familles et la vie de famille au Canada. Dès la première heure, le constat a toujours été sans équivoque : la réalité des familles est à visages multiples, puisque leur diversité n’a d’égal que celle des gens qui les composent.

Et ce fut toujours le cas, peu importe que l’on s’intéresse aux familles du point de vue de leur structure, de leur identité familiale, de leur mode de cohabitation, de leur style de vie et de leurs réalités familiales, ou encore que l’on insiste sur les caractéristiques individuelles des membres de la famille, comme leurs antécédents ethnoculturels, leur statut d’immigrant, leur orientation sexuelle ou leurs aptitudes particulières.

En misant sur notre récente fiche infographique intitulée La diversité familiale au Canada (mise à jour au Recensement de 2016), notre nouvelle parution dans la série Coup d’œil sur les statistiques propose un portrait élargi et plus détaillé des familles modernes au Canada, et de certaines tendances qui contribuent à définir notre paysage familial dynamique et en constante évolution. À partir de notre analyse des données et des tendances actuelles, cet aperçu montre que la diversité demeure l’une des caractéristiques centrales de la vie familiale, qu’il s’agisse des familles d’hier et d’aujourd’hui ou de celles des générations à venir. Et cette réalité alimente le dynamisme de la société canadienne en pleine évolution.

Quelques faits saillants…

  • Selon Statistique Canada, le Canada comptait 9,8 millions de familles de recensement en 2016.
  • 66 % des familles au Canada comptent un couple marié, 18 % comptent un couple en union de fait, et 16 % sont des familles monoparentales, soit autant de structures familiales en perpétuelle évolution.
  • Le Québec se démarque des autres provinces canadiennes en ce qui concerne la formation des couples et des relations, puisqu’on y retrouvait une plus forte proportion de couples en union de fait que dans le reste du Canada en 2016 (40 % contre 16 % respectivement) et moins de couples mariés (60 % contre 84 % respectivement).
  • En 2016, le Canada comptait 1,7 million de personnes se réclamant d’identité autochtone, selon la répartition suivante : 58 % des Premières Nations, 35 % des Métis, 3,9 % des Inuits, 1,4 % d’une autre identité autochtone et 1,3 % d’identités autochtones multiples.
  • En 2016, 22 % des Canadiens déclaraient être nés à l’étranger (comparativement à 16 % en 1961).
  • En 2016, plus d’un cinquième des Canadiens (22 %) s’identifiaient à un groupe de minorité visible, dont les trois dixièmes étaient nés au Canada.
  • Le Recensement de 2016 dénombre 73 000 familles formées d’un couple de même sexe; parmi celles-ci, 12 % ont des enfants à la maison.
  • En 2016, le Canada comptait près de 404 000 ménages multigénérationnels, lesquels ont connu la plus forte croissance parmi tous les types de ménages depuis 2001 (+38 %).
  • En 2011, 22 % des grands-parents inuits, 14 % des grands-parents des Premières Nations et 5 % des grands-parents métis vivaient sous le même toit que leurs petits-enfants, comparativement à 3,9 % chez les grands-parents non autochtones.
  • En 2014, les personnes ayant au moins une incapacité représentaient le cinquième des Canadiens de 25 à 64 ans, et cette situation touchait davantage les femmes (23 %) que les hommes (18 %).
  • En 2014, plus du quart des Canadiens interrogés (27 %) considéraient la religion comme étant « très importante » dans leur vie.
  • Au Recensement de 2011 (plus récentes données disponibles), le quart des Canadiens interrogés n’avaient « pas d’appartenance religieuse » (contre 17 % en 2001).

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Cette publication bilingue présente un caractère intemporel puisqu’elle sera régulièrement mise à jour en fonction des nouvelles données (versions antérieures disponibles sur demande). Souscrivez à notre infolettre mensuelle pour rester au fait des actualités et vous renseigner au sujet des publications, des projets et des initiatives de l’Institut Vanier.

Pour en savoir davantage à propos de la diversité familiale au Canada :

 


Publié le 6 février 2018




Le budget de la famille moderne : le revenu au Canada (janvier 2018)

À l’instar des familles elles-mêmes, le budget de la famille au Canada est à la fois diversifié, complexe et en constante évolution. À cet égard, le revenu familial ne fait pas exception. De fait, les données du Recensement de 2016 montrent que les revenus des ménages au Canada proviennent de sources diverses, et que les arrangements financiers sont appelés à changer au fil du temps, à mesure que les familles réagissent et s’adaptent aux forces socioéconomiques, culturelles et contextuelles en présence.

Compte tenu justement de sa nature complexe et multidimensionnelle, le budget de la famille demeure un concept parfois difficile à cerner. De fait, les paramètres qui influencent les finances familiales sont interdépendants plutôt qu’isolés : si le revenu de la famille est trop mince, il devient pratiquement impossible d’accumuler des économies; si les dépenses sont trop importantes, l’endettement n’est jamais bien loin; si les dettes s’accumulent, c’est le patrimoine familial qui en souffre. Et ainsi de suite… Toutefois, la question du budget de la famille comporte plusieurs aspects qui se révèlent particulièrement intéressants dans une perspective familiale.

Chaque ménage dispose d’un éventail unique de revenus pour répondre à ses différentes obligations, que ce soit au foyer ou dans la collectivité. Ces arrangements financiers ne sont pas fixes, mais évoluent plutôt au fil de l’existence en fonction du contexte familial et des ressources disponibles.

Afin de mieux comprendre ce volet, l’Institut Vanier fait paraître le document Le budget de la famille moderne : le revenu au Canada (janvier 2018).

Quelques faits saillants…

  • En 2015, le revenu total médian des ménages au Canada se chiffrait à environ 70 300 $ avant impôt (61 300 $ après impôt), et celui des particuliers atteignait 34 200 $ avant impôt (un peu moins de 30 900 $ après impôt).
  • Les revenus des ménages provenaient de sources diverses, notamment des revenus d’emploi (environ 71 % des Canadiens ont déclaré de tels revenus), des revenus de placement (30 %), des prestations du RPC ou de la RRQ (23 %), des prestations de la Sécurité de la vieillesse ou du Supplément de revenu garanti (18 %), des paiements de la Prestation fiscale canadienne pour enfants (11 %), des prestations de l’assurance-emploi (9 %), des prestations d’aide sociale (5 %), etc.
  • Certains groupes ont des revenus inférieurs à la moyenne nationale et affichent un taux de faible revenu plus marqué, notamment les femmes, les peuples des Premières Nations, les Inuits et les Métis, ainsi que les immigrants (particulièrement les immigrants récents et les résidents non permanents), les groupes de minorités visibles et les personnes ayant une incapacité.
  • En 2015, près du tiers (32 %) des couples mariés ou en union de fait au Canada ont empoché des revenus « relativement semblables », même si les femmes ont reçu en moyenne autour de 0,87 $ pour chaque dollar gagné par les hommes.
  • Le service de la dette occupe une portion moins importante du revenu des ménages par rapport aux décennies précédentes, alors que ce poste de dépenses est passé de 10,8 % en 1991 à 6,4 % en 2015.
  • Au Canada, un cinquième des aînés (19,8 %, soit 1,1 million de personnes) affirment avoir travaillé à un moment donné en 2015, soit près de deux fois plus qu’en 1995 (à 10,1 %).
  • De nombreux Canadiens de tous âges prévoient continuer de travailler passé l’âge de 65 ans pour s’assurer d’un revenu suffisant, et plus du tiers (36 %) déclaraient en 2014 que les revenus d’un travail régulier faisaient partie de leur planification financière à la retraite.

Le revenu au Canada paraît dans le cadre de la série Le budget de la famille moderne publiée par l’Institut Vanier, qui cible certains enjeux comme les revenus et les dépenses, l’épargne et l’endettement, ou encore le patrimoine et les avoirs nets. Les prochaines parutions dans la même série mettront en relief certaines réalités particulières en lien avec le budget de la famille, notamment chez les familles des militaires et des vétérans, les familles touchées par la mobilité, ainsi que les familles touchées par l’incapacité.

Cette publication bilingue sera régulièrement mise à jour en fonction des nouvelles données. Souscrivez à notre infolettre mensuelle pour connaître les mises à jour et les autres nouvelles concernant les publications, les projets et les initiatives de l’Institut Vanier.

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Pour en savoir davantage au sujet du budget de la famille au Canada :

 


Publié le 30 janvier 2018




Coup de pouce aux papas : les prestations et congés de paternité au Canada

Sara MacNaull


Nota : La première version de cet article est parue le 22 avril 2016. Puisque de récents changements ont été apportés au congé parental et aux prestations spéciales d’assurance-emploi au Canada, nous souhaitons mettre à nouveau cet article en relief puisqu’il fournit un contexte et des données en lien avec les discussions en cours sur la question des congés parentaux, du travail et des familles au Canada. Pour en apprendre davantage : Contenu du webinaire : changements aux prestations spéciales de l’AE.

 


À l’arrivée d’un bébé dans la famille, chacun délaisse ses multiples responsabilités pour mieux s’occuper du nouveau venu. Les premiers jours sont des moments très particuliers pour les nouveaux parents, de même que les semaines et les mois qui suivent. Il s’agit d’une phase fondamentale dans le développement du nouveau-né. Toutefois, pour organiser le congé du travail ou de l’école et l’interruption des différentes activités ou engagements bénévoles, les membres de la famille, de concert avec leurs employeurs, doivent planifier minutieusement cette étape et miser sur une bonne dose de flexibilité.

S’ils en ont la chance, les papas n’hésitent pas à prendre congé

Durant la dernière campagne électorale, le nouveau gouvernement fédéral avait promis de rallonger de 12 à 18 mois la durée des prestations parentales. Plus récemment, la ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail s’est dite très intéressée par l’idée d’offrir un peu de temps aux papas, en incluant les congés de paternité dans les changements éventuels aux congés parentaux du programme d’assurance-emploi. À l’heure actuelle, seuls les pères qui résident au Québec bénéficient de prestations de paternité.

Dans le cadre du Régime québécois d’assurance parentale (RQAP), le Québec offre des prestations de paternité depuis 2006, ce qui a incité les pères à s’absenter du travail pour mieux s’occuper d’un nouveau-né. Compte tenu de la souplesse qui caractérise le RQAP et de la bonification des prestations parentales et de paternité dans cette province, les pères ont été de plus en plus nombreux à prendre des congés : selon les plus récentes données, le taux de participation global des pères admissibles atteint 86,6 %.

Selon Statistique Canada, 27,1 % des nouveaux pères au pays se sont prévalus d’un congé parental en 2014 (ou prévoyaient le faire). Toutefois, ces données sont fortement teintées par l’écart qui existe entre les pères au Québec et ceux dans le reste du Canada. En effet, 78,3 % des pères dans la Belle Province ont bénéficié d’un congé parental ou prévoyaient le faire (par rapport à 27,8 % avant l’entrée en vigueur du RQAP en 2005). Hors Québec, la proportion atteint à peine 9,4 %.

Devant l’accueil plus que favorable des pères québécois à l’égard des congés parentaux et de paternité, plusieurs décideurs et familles des autres provinces envisagent la possibilité d’élargir les prestations de paternité aux autres papas du Canada. Alors que les détails de la participation éventuelle du gouvernement sont encore sur la table à dessin, les familles aimeraient bien savoir si ces nouvelles initiatives s’apparenteront à ce qui est offert au Québec.

Dans cette province, les pères admissibles ont droit à 3 semaines de prestations à hauteur de 75 % de leurs revenus assurables hebdomadaires moyens ou à 5 semaines de prestations équivalant à 70 % des revenus assurables hebdomadaires moyens, jusqu’à concurrence de 71 500 $ annuellement. Les revenus assurables sont calculés en fonction du traitement de base de l’employé, c’est-à-dire son salaire avant impôts en sus des primes, des commissions ou des pourboires.

Des études montrent que les congés parentaux influencent considérablement le niveau d’engagement des pères

Dans le cadre d’une étude comparative publiée récemment, l’auteure Ankita Patnaik établissait un parallèle entre les congés parentaux au Québec et dans le reste du Canada. Elle a constaté que la plupart des hommes choisissent de prendre un congé de paternité si on leur en donne la possibilité. Selon les données de l’étude, la durée moyenne des congés des pères avant l’entrée en vigueur du RQAP était de deux semaines. Avec l’instauration de la politique de congés parentaux, le père québécois moyen peut maintenant profiter de cinq semaines complètes de congés en vertu du régime de congés de paternité. L’étude de Mme Patnaik montre aussi un « impact important et persistant » au Québec dans les rapports hommes-femmes au cours des 3 années suivant un congé parental. En effet, les pères continuent ensuite de s’impliquer davantage dans les tâches ménagères, alors que les mères sont plus susceptibles de participer au marché du travail.

Dans le reste du Canada en date du 1er janvier 2016, les prestations parentales et de maternité sont fixées à hauteur de 55 % des gains assurables moyens d’un parent, jusqu’à concurrence de 50 800 $. Les pères admissibles peuvent toucher une partie des prestations parentales puisque les conjoints ont la possibilité de se les répartir (simultanément ou consécutivement), mais il ne s’agit pas de prestations de paternité à proprement parler. Les congés parentaux sont d’une durée de 35 semaines sous forme de prestations versées aux parents admissibles. Celles-ci peuvent être exclusives à l’un des parents ou réparties entre ces derniers selon la proportion qui convient à leur situation familiale (ex. : 25 semaines consécutives pour l’un des parents et 10 semaines consécutives pour l’autre).

Plusieurs employeurs emboîtent le pas pour aider les papas

Du point de vue de l’employeur, l’instauration d’une politique de congés de paternité laisse présager une augmentation du nombre et de la durée des congés à la naissance ou à l’adoption, en ce qui concerne les nouveaux pères. Ceux-ci pourraient aussi choisir d’utiliser leurs congés accumulés, de bénéficier d’un éventuel programme de congés de paternité de l’employeur ou d’utiliser une partie des congés parentaux avec leur conjointe.

Par ailleurs, l’adoption d’un régime de congés de paternité aurait des répercussions sur les politiques de ressources humaines, notamment en ce qui a trait aux congés et aux avantages sociaux. En effet, certains employeurs offrent déjà certaines mesures de soutien pour les nouveaux parents, sous forme de prestations complémentaires, c’est-à-dire qu’un pourcentage prédéterminé du salaire de l’employé est versé en supplément des prestations de l’assurance-emploi (55 % du salaire). Le cas échéant, les employeurs pourraient choisir d’offrir un poste aux employés temporaires pour remplacer ceux qui partent en congé et réviser les politiques de ressources humaines pour y inclure expressément « les pères ».

Au Canada, la multinationale de services professionnels Deloitte figure parmi les sociétés ayant déjà instauré des mesures de soutien aux nouveaux papas. L’entreprise offre actuellement deux possibilités à ces derniers : un congé rémunéré de 3 semaines à plein salaire ou des prestations complémentaires pendant 6 semaines, en supplément des prestations de l’AE (pour un total de 100 % du salaire). Le Réseau Deloitte Dads prévoit aussi la tenue d’une table ronde en 2016 en vue d’élaborer un guide de survie après la naissance ou l’adoption d’un enfant, une période où le soutien de l’employeur et des collègues peut s’avérer précieux, notamment pour faciliter la transition au début ou à la fin du congé.

Dans toutes les familles, devenir parents et accueillir un nouveau-né constitue un événement inoubliable qui change le cours d’une vie. Pour bien planifier son congé et bénéficier de la sécurité financière nécessaire, il faut d’abord comprendre la nature des prestations gouvernementales, des prestations complémentaires de l’employeur ainsi que des programmes et des politiques en milieu de travail. Pour la famille qui s’agrandit, l’arrivée de bébé est remplie d’excitation, mais aussi de préoccupations. Les familles admissibles qui se prévalent des mesures de soutien et des prestations offertes mettent toutes les chances de leur côté pour que leur nouveau-né bénéficie de l’amour et de l’attention de ses parents, et ce, dès le premier jour…

 

Sara MacNaull travaille comme directrice des programmes au sein de l’Institut Vanier de la famille. Elle est en voie d’obtenir le titre d’intervenante agréée dans le domaine de la conciliation travail-vie personnelle.


Publié le 24 janvier 2018

 

Suggestions de lecture

Les effets positifs associés à la présence des papas | figure paternelle

Les familles et le travail au Canada, Nora Spinks et Nathan Battams

La paternité aujourd’hui : L’engagement paternel et les relations familiales, Ian DeGeer, Humberto Carolo et Todd Minerson




Fiche infographique : La vie à la ferme et les familles au Canada

Les familles d’agriculteurs ont joué un rôle de premier plan dans l’histoire du Canada, tant du point de vue de l’apport de l’agriculture à l’économie locale et provinciale qu’en ce qui concerne la place du monde agricole dans l’identité des familles et des collectivités. Si l’agriculture s’inscrit manifestement dans la vie des familles qui la pratiquent, c’est notamment parce que ce mode de vie unique touche à la fois au lieu de résidence, au travail, à la culture et aux liens familiaux.

Au Canada, l’évolution des familles d’agriculteurs suit certaines grandes tendances qui teintent aussi le « paysage familial » du pays, comme le vieillissement de la population, la réduction de la taille des familles, l’augmentation du nombre de femmes sur le marché du travail, la présence accrue des technologies en milieu de travail, ainsi que la diversification des sources de revenu des familles.

Pour saisir un peu mieux la situation des familles d’agriculteurs au Canada, l’Institut Vanier de la famille a produit une fiche infographique illustrant les données du Recensement de l’agriculture de 2016.

Quelques faits saillants…

  • Le Canada comptait plus de 193 000 fermes en 2016 (soit un repli de 5,9 % par rapport à 2011).
  • En 2013, on recensait près de 102 000 familles d’agriculteurs au Canada, leur nombre ayant reculé chaque année durant la décennie précédente.
  • L’âge moyen des exploitants agricoles est passé de 47,5 ans en 1991 à 55 ans en 2016.
  • La proportion de familles d’agriculteurs comptant deux membres est passée de 43 % en 2003 à 51 % en 2013, alors que la proportion de celles de cinq membres ou plus a fléchi, passant de 19 % à 14 %.
  • Parmi toutes les fermes au pays en 2016, 8,4 % disposaient d’un plan de relève écrit. Dans 96 % des cas, le successeur désigné était un membre de la famille.
  • En 2015, 57 % des exploitants de 60 ans ou plus recouraient aux technologies pour faciliter leur travail, comparativement à 81 % chez ceux de moins de 40 ans.

 

Téléchargez la fiche infographique La vie à la ferme et les familles au Canada publiée par l’Institut Vanier de la famille.

Pour en savoir davantage, consulter le texte produit par l’Institut Vanier sous le titre « Families on the Farm: A Portrait of Generations and Migrant Workers in Canada », paru dans l’ouvrage Deep Roots que les Nations Unies ont publié dans le cadre de l’Année internationale de l’agriculture familiale.

 


Publié le 16 janvier 2018




Le budget de la famille moderne : les aînés au Canada

La population canadienne vieillit rapidement, si bien qu’un nombre croissant d’aînés au pays administrent aujourd’hui leurs finances familiales en fonction d’un contexte économique évolutif. Par conséquent, plusieurs d’entre eux choisissent de rester – ou de retourner – sur le marché du travail afin d’assumer leurs responsabilités financières, alors que d’autres s’en remettent plutôt à diverses sources de revenus pour répondre à leurs besoins.

Ajustant leurs aspirations et leurs stratégies financières selon cet environnement en constante évolution, les aînés et leur famille contribuent par le fait même à redéfinir les milieux de travail, le concept de la retraite ainsi que le contexte économique global. Afin de mieux comprendre la nature des liens qu’entretiennent les aînés avec le budget familial, l’Institut Vanier a produit un document intitulé Le budget de la famille moderne : les aînés au Canada, qui réunit un éventail de statistiques issues de sources diverses à propos des aînés et de leur bien-être économique, notamment en ce qui concerne l’emploi, le revenu, la retraite et l’endettement parmi cette tranche d’âge.

Quelques faits saillants…

  • En 2016, l’âge moyen des Canadiens à l’heure de la retraite se situait à 63,6 ans, suivant une progression modérée, mais constante depuis 1998 (alors à 60,9 ans).
  • Plus du tiers (36 %) des Canadiens en emploi considèrent les gains d’un emploi régulier au titre de leurs revenus éventuels à la retraite.
  • En 2015, les trois dixièmes des aînés canadiens disaient tirer des revenus d’emploi, ce taux étant encore plus marqué chez les aînés inuits (46 %).
  • En 2015, près d’un aîné sur sept vivait en fonction d’un faible revenu, soit presque quatre fois plus qu’en 1995. Parmi les aînés, la proportion était plus importante chez les femmes (17 % contre 12 % pour les hommes), chez les immigrants récents (22.2 %), ainsi que chez les personnes d’identité autochtone (21,5 %).
  • En 2015, près d’un cinquième des aînés au Canada considéraient leurs frais de logement comme « inabordables », alors qu’ils y consacraient plus de 30 % du revenu total mensuel moyen.
  • Près des quatre dixièmes des aînés interrogés au pays (37 %) prévoient léguer un héritage à leurs petits-enfants.

Cette publication bilingue sera régulièrement mise à jour en fonction des nouvelles données. Inscrivez-vous à notre infolettre mensuelle pour connaître les mises à jour et les autres nouvelles concernant les publications, les projets et les initiatives de l’Institut Vanier.

 

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Pour en savoir davantage au sujet du budget de la famille moderne au Canada :

 


Publié le 30 novembre 2017