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La famille compte 2024 : nouvelle ressource sur la structure des familles, disponible dès maintenant

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La famille compte 2024 est disponible dès maintenant.

Projets

La famille compte 2024

Cette nouvelle ressource de l’Institut Vanier explore l’évolution, la continuité et la complexité des familles au Canada au cours des trois dernières décennies. Publié à l’occasion du 30e anniversaire de l’Année internationale de la famille, le rapport La famille compte 2024 brosse un portrait statistique des familles au pays, en plus de mettre en relief les tendances au fil du temps et leur incidence sur les familles et la vie de famille.

Chapitre 3 – Le divorce est en chute depuis le début des années 1990

Les taux de divortialité sont influencés par les tendances socioéconomiques, juridiques et culturelles. Au cours de la période allant de la fin des années 1960 à la fin des années 1980, le nombre de divorces a fortement augmenté au Canada. Cette évolution s’explique par divers facteurs, notamment la diminution des préjugés à l’égard du divorce et l’indépendance économique croissante des femmes. L’adoption de la Loi sur le divorce de 1968 ainsi que les modifications qui y ont été apportées en 1986, ayant facilité le processus de divorce, ont également joué un rôle important. Depuis le début des années 1990, les taux de divortialité ont toutefois reculé de façon importante.

Le nombre de divorces a diminué depuis le début des années 1990, passant de près de 79 000 en 1991 à 57 000 en 20191. En 2020, près de 43 000 divorces ont été prononcés au Canada, soit le plus bas nombre enregistré depuis 1973. Ce recul est principalement attribuable au ralentissement des procédures judiciaires liées à l’obtention d’un divorce pendant la pandémie de COVID-19.

Le taux de divortialité (c’est-à-dire le nombre de personnes qui divorcent au cours d’une année donnée pour 1 000 personnes mariées) a également diminué au cours de cette période. Il est passé de 12,7 pour 1 000 personnes mariées en 1991 à 7,5 pour 1 000 personnes mariées en 2019, avant de chuter à un niveau record de 5,6 pour 1 000 personnes mariées en 2020, au cours des premiers mois de la pandémie2.

Le vieillissement de la population mariée explique en grande partie une telle baisse au fil du temps. Les taux de divortialité ont tendance à être plus faibles chez les personnes plus âgées. En 2020, on comptait 5,2 divorces pour 1 000 personnes mariées chez les 50 à 64 ans, contre 8,5 pour 1 000 chez les 15 à 34 ans1. Bien que le taux de divortialité soit plus élevé dans les tranches d’âges plus jeunes, celui-ci a également diminué ces dernières années.

Les jeunes couples d’aujourd’hui ont tendance à suivre des trajectoires différentes de leurs prédécesseurs en ce qui concerne leur situation conjugale. Au cours des dernières décennies, une proportion croissante de jeunes a préféré l’union libre au mariage. Comme les divorces ne s’appliquent qu’aux couples mariés et non aux unions libres, une proportion décroissante de couples optant pour le mariage entraîne inévitablement une diminution du nombre de divorces au sein de la population3.

Pourquoi s’en préoccuper?

Les statistiques sur le divorce ne reflètent qu’une partie des relations qui prennent fin. En 2021, plus d’un couple sur cinq (22,7 %) au Canada vivait en union libre3, une proportion qui continue d’augmenter et qui s’avère beaucoup plus élevée dans certaines régions du pays, en particulier au Québec et au Nunavut. Or, lorsque les couples en union libre mettent fin à leur relation, cela ne figure nulle part dans les données sur le divorce.

Les statistiques sur les divorces demeurent malgré tout des indicateurs précieux, car la plupart des couples sont mariés et sont donc sujets à un divorce au cours de leur vie. Ces statistiques sont à ce jour parmi les seules données dont on dispose sur la fin des relations. Il est essentiel de comprendre ces tendances, car elles jettent un éclairage unique sur des sujets qui sont au cœur de la vie familiale, notamment la fécondité, les finances, le logement et la prestation de soins.

Source : Statistique Canada. (14 novembre 2022). Nombre de divorces et indicateurs de divortialité2.

Source : Statistique Canada. (9 mars 2022). Regard sur cinquante ans de divorces au Canada, 1970 à 2020. Le Quotidien1.


Références
  1. Statistique Canada. (9 mars 2022). Regard sur cinquante ans de divorces au Canada, 1970 à 2020. Le Quotidien. https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/220309/dq220309a-fra.htm ↩︎
  2. Statistique Canada. (14 novembre 2022). Tableau 39-10-0051-01 Nombre de divorces et indicateurs de divortialité. https://doi.org/10.25318/3910005101-fra ↩︎
  3. Statistique Canada. (13 juillet 2022). État de l’union : Le Canada chef de file du G7 avec près du quart des couples vivant en union libre, en raison du Québec. Le Quotidien. https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/220713/dq220713b-fra.htm ↩︎