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La famille compte 2024 : nouvelle ressource sur la structure des familles, disponible dès maintenant

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La famille compte 2024 est disponible dès maintenant.

Projets

La famille compte 2024

Cette nouvelle ressource de l’Institut Vanier explore l’évolution, la continuité et la complexité des familles au Canada au cours des trois dernières décennies. Publié à l’occasion du 30e anniversaire de l’Année internationale de la famille, le rapport La famille compte 2024 brosse un portrait statistique des familles au pays, en plus de mettre en relief les tendances au fil du temps et leur incidence sur les familles et la vie de famille.

Chapitre 7 – Les jeunes adultes sont plus susceptibles de vivre avec leurs parents qu’auparavant

La propension des jeunes adultes à vivre avec leurs parents a augmenté au cours des 30 dernières années. Les données de recensement montrent qu’en 2021, près de la moitié (45,8 %) des jeunes adultes de 20 à 29 ans vivaient avec au moins un parent1. Le fait de vivre avec ses parents jusqu’à l’âge adulte peut être une nécessité, une préférence, voire les deux2. En 1991, 32,1 % des jeunes dans la vingtaine vivaient avec leurs parents3. Cela inclut les jeunes adultes n’ayant jamais quitté le foyer familial ainsi que ceux qui y sont retournés après avoir vécu ailleurs.

Comme c’était le cas il y a 30 ans, les hommes dans la vingtaine étaient relativement plus nombreux que les femmes à vivre au domicile parental en 2021 (49,4 % contre 42,0 %, respectivement)1. Les hommes (64,6 %) et les femmes (59,3 %) de 20 à 24 ans étaient plus susceptibles de vivre avec leurs parents que ceux et celles de 25 à 29 ans (35,2 % et 26,7 %, respectivement).

Dans l’ensemble des provinces et territoires, c’était au Nunavut (54,7 %) et en Ontario (53,3 %) que l’on retrouvait, en 2021, les pourcentages les plus élevés de personnes dans la vingtaine vivant chez leurs parents1, à savoir les seules régions se situant au-dessus de la moyenne nationale. C’était par ailleurs au Yukon (33,8 %), en Nouvelle-Écosse (36,4 %) et en Saskatchewan (36,9 %) que les proportions de jeunes cohabitant avec leurs parents étaient les moins élevées.

Plusieurs facteurs contribuent à de telles différences sur le plan géographique. Le logement y joue souvent un rôle. Par exemple, la disponibilité et la qualité du logement constituent des problèmes de longue date au Nunavut, où l’on retrouve le pourcentage le plus élevé de jeunes adultes vivant avec leurs parents. Dans les grands centres urbains comme Vancouver et Toronto, le coût élevé de la location ou de l’achat d’une maison constitue un facteur déterminant pour les jeunes adultes qui n’ont pas toujours les moyens de quitter le foyer familial.

Comparativement aux régions rurales, les grands centres urbains abritent également une plus grande proportion de familles immigrantes, chez qui la cohabitation avec les parents est plus fréquente2. Les données de l’Enquête nationale auprès des ménages de 2011 ont montré que la proportion de jeunes adultes immigrants dans la vingtaine vivant avec leurs parents était plus élevée que la proportion de non-immigrants (50 % contre 42 %)3.

Pourquoi s’en préoccuper?

La cohabitation avec un parent constitue souvent une source précieuse de soutien émotionnel, logistique et financier. C’est particulièrement le cas lorsque l’on poursuit des études, que l’on vit une rupture ou une séparation, que les offres d’emploi se font rares ou que sévissent des perturbations économiques. Le choix de vivre avec ses parents peut en outre s’avérer stratégique, notamment lorsque l’on doit composer avec de faibles revenus, la perte d’un emploi ou le coût élevé de la vie. D’autres opteront également pour ce mode de vie en raison de soins donnés ou reçus d’une génération à l’autre.

Les données les plus récentes sur le sujet montrent en effet qu’en 2012, 9,0 % des jeunes adultes âgés de 20 à 34 ans qui vivaient habituellement au domicile familial étaient les principaux aidants de l’un de leurs parents ou des deux4.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer l’augmentation du nombre de jeunes adultes qui cohabitent avec leurs parents, notamment le pourcentage plus élevé de jeunes qui poursuivent des études postsecondaires, et dont la dette d’études entraîne souvent une plus grande dépendance sur le plan économique. Le fait que vivre avec ses parents soit mieux accepté aujourd’hui qu’auparavant constitue également un obstacle de moins à une telle cohabitation.

Sources : Milan, A. (15 juin 2016). La diversité parmi les jeunes adultes qui vivent avec leurs parents. Regards sur la société canadienne3.

Statistique Canada. (13 juillet 2022). Situation dans la famille de recensement et dans le ménage, présence d’un parent dans le ménage, groupe d’âge et genre : Canada, provinces et territoires, régions métropolitaines de recensement et agglomérations de recensement1.


Références
  1. Statistique Canada. (13 juillet 2022). Tableau 98-10-0137-01 Situation dans la famille de recensement et dans le ménage, présence d’un parent dans le ménage, groupe d’âge et genre : Canada, provinces et territoires, régions métropolitaines de recensement et agglomérations de recensement. https://doi.org/10.25318/9810013701-fra ↩︎
  2. Statistique Canada. (13 juillet 2022). Seul chez soi : Le nombre de personnes vivant seules est plus élevé que jamais, mais les colocataires sont le type de ménage qui connaît la plus forte croissance. Le Quotidien. https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/220713/dq220713a-fra.htm?indid=32985-4&indgeo=0 ↩︎
  3. Milan, A. (15 juin 2016). La diversité parmi les jeunes adultes qui vivent avec leurs parents. Regards sur la société canadienne. https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/75-006-x/2016001/article/14639-fra.htm ↩︎
  4. Statistique Canada. (2 août 2017). Les jeunes adultes vivant avec leurs parents au Canada en 2016. Recensement en bref.
    https://www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2016/as-sa/98-200-x/2016008/98-200-x2016008-fra.cfm ↩︎