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Page commémorative

Nicole Marcil-Gratton (1943-2018)

Nicole Marcil-Gratton a été membre de l’équipe de l’Institut Vanier ainsi que chercheuse et membre du conseil. Ses travaux ont eu un impact important sur la situation des familles au Canada. Elle a connu une carrière enviable à l’Université de Montréal, où elle a publié de nombreux articles et ouvrages qui ont largement contribué aux études démographiques et à la recherche sur les familles au Québec et au Canada.

Elle a aussi été cofondatrice et conceptrice du seul centre de soins palliatifs pédiatriques au Québec, Le Phare Enfants et Familles, où elle avait accueilli l’une des activités de la Tournée nationale de consultations sur les familles au Canada de l’Institut Vanier, en 2014.

Mme Marcil-Gratton a été maintes fois honorée pour sa contribution à la société canadienne, entre autres à titre de chevalière de l’Ordre national du Québec (2009). Elle a reçu la Médaille du jubilé de la reine Elizabeth II (2012) ainsi que la Médaille de l’Ordre du mérite de l’Association des diplômés de l’Université de Montréal, décernée annuellement (2013).

Épouse, mère et grand-mère affectueuse, Mme Marcil-Gratton aura marqué la vie de nombreuses personnes qui conserveront d’elle un souvenir précieux, notamment sa famille et ses amis.

Consultez la notice nécrologique de Mme Marcil-Gratton sur le site Web Le Phare.

 


Alan Mirabelli (1948-2017)

Pendant plus d’une trentaine d’années, Alan Mirabelli a été un membre engagé de l’équipe de l’Institut Vanier, où il a notamment agi comme directeur général (volet administration) et directeur des communications. Il s’est d’abord joint à l’Institut en 1975, aux côtés de son « complice de toujours », Bob Glossop, et a pris sa retraite en 2007 après de nombreuses années de dévouement envers les familles du Canada.

Alan était bien connu pour son dévouement et son parcours professionnel exemplaire voué à la consolidation des connaissances à l’échelle nationale au sujet des familles du Canada. Cependant, il avait aussi un grand talent artistique, qui s’exprimait grâce à la photographie.

Alan s’est d’abord tourné vers cette forme d’art pour trouver une certaine quiétude, découvrir et exploiter son côté créatif, et aussi pour en apprendre un peu plus sur lui-même. Pour lui, la photographie avait la vertu de « projeter le regard pour mieux se connaître », et il y voyait un processus contemplatif et méditatif qui, au-delà de ses fins propres, permettait aussi une réflexion sur soi. Et cet aspect a pris une place grandissante dans sa vie, jusqu’à son décès.

Alan était un ami cher, un collègue et un mentor. Son départ laissera un grand vide pour plusieurs d’entre nous. Ses réalisations et l’héritage qu’il laisse à l’Institut Vanier de la famille sont un legs inaltérable.

  • Jeunesse (paroles) version originale (Youth) par Daughter, adaptation de Breanna Shepley

Pour tout un chacun, M. Mirabelli était un véritable cadeau du ciel. Tout au long de ma carrière, il aura été un mentor et un ami cher. C’était un bon gars tout simplement, et un brillant spécialiste des sciences sociales. Mais avant tout, c’était un être humain de haut calibre. Il laisse un grand vide derrière lui. Nos plus sincères condoléances à la famille et aux amis d’Alan.
– Commentaire d’un lecteur, En mémoire d’Alan Mirabelli

Durant mon séjour au conseil d’administration de l’Institut Vanier, j’ai eu la chance de constater le dynamisme d’Alan à l’occasion de ses présentations ou dans les suggestions ou les concepts qu’il mettait de l’avant. Je me souviens de l’un de ces repas de l’Institut, en compagnie d’Alan et d’une demi-douzaine de membres autour de « notre » table du CA. Avec toute la verve qu’on lui connaissait, il nous avait raconté quelques épisodes de sa vie, de ses voyages et de ses péripéties, et nous avions ri un bon coup… Peu à peu, les autres membres du conseil (nous nous réunissions deux fois par année) s’étaient mis aussi à raconter leur parcours et à parler de leurs activités, de Winnipeg, de Halifax, de Vancouver ou de Saskatoon, bref de toutes les régions de ce vaste pays. Au revoir, Alan.
– Judith Martin, Ph. D., membre du conseil, 2000-2008

Alan incarnait les multiples visages que lui reconnaissent ceux et celles qui le côtoyaient : ami, collègue, mentor, auteur, conférencier, militant, gestionnaire, enseignant, raconteur, artisan, artiste, père, grand-père, bâtisseur communautaire, source d’inspiration, gardien d’une perspective nationale de la famille, et homme de dignité tout au long de son existence, particulièrement dans sa manière d’être.
– Al MacKay (ancien président et membre du conseil d’administration, et ex-directeur général intérimaire de l’Institut Vanier), En mémoire d’Alan Mirabelli

 


Marthe Chabot Laliberté (1918-2015)

C’est avec beaucoup de tristesse que nous vous annonçons le décès de Marthe Chabot Laliberté, le 29 janvier 2015, soit sept mois avant son 97e anniversaire.

Marthe a fait partie des membres fondateurs de l’Institut Vanier de la famille. Elle était aussi membre engagée du Réseau des anciens de l’Institut Vanier.

Épouse de feu Claude Laliberté, Marthe laisse dans le deuil ses enfants Michel (Patricia Cousins), Henri (Camille Lessard), Marie (Paul McGuigan), Anne, François (Carole Forest), ainsi que ses petits-enfants Jsun et Geneviève Laliberté, Benoît, Catherine et Guillaume Laliberté, Claire McGuigan, et Laurent Despins.

Pour obtenir d’autres détails : Maison funéraire Nouvelle Vie

 


Carol Matusicky (1941-2014)

L’une des figures canadiennes les plus dévouées et les plus respectées parmi celles qui s’expriment au nom des familles du pays est décédée le vendredi 5 décembre 2014, entourée des membres de sa propre famille.

Même si la voix de Carol ne se fera plus entendre au terme d’une brillante carrière au service des familles, les échos de ses nombreuses réalisations continueront de nous accompagner et de résonner dans sa propre collectivité pendant encore plusieurs années. Ceux et celles qu’elle a su encadrer et à qui elle a servi de mentor continueront de bénéficier de son héritage professionnel, et sauront se demander lorsque se présenteront des enjeux ou des situations difficiles : « Que ferait Carol dans ces circonstances? Comment réagirait-elle? » Sur le plan personnel, sa famille perpétuera l’héritage qu’elle laisse derrière elle, en Colombie-Britannique, et qu’elle lègue aussi à ses collègues et à ses amis aux quatre coins du pays.

L’Institut Vanier de la famille perd une personne qui a su incarner pendant de nombreuses années sa mission et sa vision. Carol a collaboré avec l’Institut pendant plus de trois décennies, s’y étant d’abord jointe comme membre pendant ses études universitaires avant de siéger pendant une douzaine d’années à titre de membre du conseil d’administration, qu’elle a présidé de 2001 à 2003. Les idées qu’elle partageait avec l’Institut s’inspiraient de ses brillants travaux de recherche menés dans sa propre province, en Colombie-Britannique, où elle a œuvré pendant un quart de siècle à titre de directrice générale du BC Council for Families.

Sa volonté de défendre les enfants et les jeunes découlait de son intime conviction que les familles ont besoin de soutien, tant de l’intérieur que de l’extérieur. Elle a souvent eu l’occasion de rappeler, en Colombie-Britannique et avec le soutien de l’Institut, qu’il fallait prioriser les ressources gouvernementales et communautaires au sein du système, de sorte que les mesures d’appui permettent éventuellement de « bâtir » des familles, et non seulement de « régler leurs problèmes ». C’était là aussi l’approche que privilégiait l’Institut à l’égard de la famille, c’est-à-dire que l’entraide de chacun des membres de la famille conjuguée au soutien de la collectivité élargie contribue à bâtir des familles fortes et résilientes, et favorise leur rôle essentiel en matière d’éducation et de responsabilité sociétale.

Dans le cadre des réunions du conseil d’administration, Carol avait l’habitude de rappeler à ses collègues que l’Institut Vanier demeurait l’un des derniers forums nationaux qui réunissent sur une base régulière des intervenants de toutes les régions du pays pour discuter des enjeux touchant la famille dans une perspective canadienne, et ses paroles contribuaient largement à la richesse des échanges et des débats. Elle disait souvent que l’Institut Vanier représentait un véritable trésor national pour notre pays et que nous avions le devoir, en tant que membres de son conseil d’administration, de nous employer avec ardeur à assurer sa viabilité financière et la pertinence de ses initiatives.

Pour Carol, tous les échanges étaient empreints de respect, de courtoisie, d’encouragements, de positivisme et d’humour, malgré les opinions parfois divergentes sur un enjeu donné. Elle savait traiter tous ceux et celles qui ont eu le privilège de la côtoyer comme de véritables membres de sa famille, et c’est pourquoi ses collègues et l’équipe de l’Institut l’admiraient profondément. Ses conseils et son amitié me manqueront beaucoup.

Deep peace of the running wave to you
Deep peace of the flowing air to you
Deep peace of the quiet earth to you
Deep peace of the shining stars to you
Deep peace of the Son of Peace to you

Que Dieu te garde Carol, et bon voyage.

Al MacKay

Témoignages de collègues et d’amis

Carol était de ces personnes qui vous redonnent toujours foi en la bonté. Sa générosité était sans faille, tout comme son attitude positive et sa volonté de défendre les intérêts des familles. Son influence a tout simplement enrichi ma vie.
– K. D.

Je me souviens de Carol non seulement pour ses travaux sur la famille, mais aussi pour sa chaleur humaine, sa sincérité et son respect des autres. Elle était une source d’inspiration, d’encadrement et de soutien. Elle avait un immense savoir, de profondes convictions et un parcours impressionnant. Ce fut un honneur de l’avoir connue.
– L. N.

La vie de Carol est un manifeste de générosité et un modèle d’intégrité. Plus que tout, c’est son sourire engageant qui me manquera le plus.
– A. M.

Carol était une personne bienveillante, avec un humour subtil et une manière d’être tout aussi subtile. Et pourtant, son empathie, son savoir, sa conviction et ses réalisations étaient immenses.
– S. H.

 


Roberto Gualtieri (1936-2014)

Ex-membre du conseil d’administration de l’Institut Vanier de 1979 à 1985, notamment à titre de membre du comité de direction et du comité des nominations, Roberto Gualtieri est décédé à son domicile à l’âge de 77 ans. Il laisse dans le deuil son épouse Margot avec qui il a vécu pendant cinquante ans, ses enfants Eric (Linzi), Inger et Dominic (Dasha), ses petits-enfants Anders, Miranda, Imogen, Luciano et Marcello, de même que son frère Antonio, sa sœur Teresa et les membres de leur famille.

Une célébration commémorative a eu lieu au cimetière Beechwood d’Ottawa, le 5 juin 2014, à 15 h, suivie d’une réception au domicile de la famille.

Paru dans le Ottawa Citizen, 22 avril 2014 [traduction]

 


Daurene Lewis (1943-2013)

Chers amis,

La perte d’un collègue, d’un ami ou d’un membre de la famille n’est jamais facile. C’est donc avec une profonde tristesse que je vous annonce le décès de Daurene Lewis, survenu subitement le samedi 26 janvier 2013. Toute l’équipe de l’Institut Vanier de la famille a été honorée de pouvoir compter sur Daurene en tant que membre du conseil d’administration et du Réseau des anciens de l’Institut Vanier. Son départ sera lourdement ressenti.

Daurene avait été nommée en 2005 au sein du conseil d’administration de l’Institut Vanier, par le premier ministre d’alors, M. Paul Martin. Ses réalisations étaient diverses et nombreuses, mais elle n’en soufflait jamais mot. Personnage humble et discret au sujet de ses contributions multiples auprès des collectivités, du milieu universitaire et de son pays, Daurene savait inspirer ceux et celles qui l’entouraient, peu importe les fonctions qu’elle occupait, et ce fut le cas au sein de l’Institut Vanier de la famille. Ses collègues du conseil d’administration sont ceux qui ont le plus bénéficié de sa participation à la table du conseil puisqu’elle savait toujours proposer des idées judicieuses, poser des questions pertinentes et faire valoir son point de vue précieux à l’égard de l’Institut et des familles canadiennes, sans jamais délaisser son caractère élégant teinté d’un humour subtil. Parmi ses nombreuses réalisations, on se souviendra notamment du projet qu’elle a supervisé au cours de sa dernière année au conseil, soit la révision complète du guide des politiques de ressources humaines de l’Institut.

Aileen Reid, alors membre du conseil ainsi que collègue et amie de Daurene, a assisté au service funèbre à Halifax, et a offert ses condoléances à ses proches au nom de l’Institut.

Al MacKay et Carol Matusicky
Coprésidents, Réseau des anciens

Notices parues dans les médias

Le Canada perd certainement une grande citoyenne, et l’Institut Vanier perd une amie des plus appréciées.
– Rob Shea (Terre-Neuve-et-Labrador)

Les paroles d’une chanson connue au Canada vont comme suit : « Que faire de ces mains capables qui sont les miennes? » [traduction] Certaines personnes passent à travers la vie sans envisager une telle question. Daurene a vécu la sienne sans devoir jamais se la poser.
– Aileen Reid (Nouvelle-Écosse)

Dignité silencieuse. Certes.
Générosité toute en sagesse. Toujours.
Source de conseils judicieux. Sans aucun doute.
Et j’ajouterais que Daurene était une personne d’une grande compassion.
– Scott Hannant (Ontario)

Quelle triste nouvelle que d’apprendre la perte d’une amie de l’Institut Vanier, et d’une amie personnelle! Quelle tristesse d’apprendre cela; néanmoins merci, Daurene, de ton engagement auprès de la collectivité canadienne et de ton implication au sein de l’Institut Vanier de la famille.
– David Northcott (Manitoba)

J’ai toujours été impressionnée par son apport à la table du conseil d’administration. Elle témoignait d’une digne détermination et d’un savoir impressionnant au sujet des enjeux qu’elle abordait. Voilà bien une personne que j’aurais voulu mieux connaître.
– Judith Martin (Saskatchewan)

Elle était capable de rapprochements entre les activités antérieures de l’Institut et celles à venir, entre les intérêts de l’Institut et ceux de nos éventuels partenaires. Son leadership rassurant et sa sagesse nous manqueront certainement.
– Hillel Goelman (Colombie-Britannique)

 


Raymond Doyle (1936-2012)

Membre fondateur de l’Institut Vanier de la famille et ex-membre du conseil d’administration, Raymond Doyle est décédé des suites d’une brève maladie, le 9 février 2012 au Centre Élisabeth Bruyère, à l’âge de 75 ans. Il laisse dans le deuil son épouse adorée Marie-Paule (Roy) auprès de laquelle il a vécu pendant cinquante ans, ses enfants Michel, Philippe (Louise Lalande) et Vincent, ainsi que ses frères et sœurs Robert (Clarisse Lamoureux), Monica (Raynald Perron), Patricia (Donald Quenneville) et Louise (Anthony Chezzi). Il fut prédécédé par ses parents Emmett et Simone, ainsi que son frère le rév. Alban, de même que sa sœur Béatrice. Son départ laissera un grand vide chez ses petites-filles Ashley, Sara, Nicole, Miriam et Laura, son beau-frère Onil Roy (Huguette Nantel), ainsi que ses nombreux neveux, nièces et amis.

Toute sa vie, Raymond s’est engagé activement au sein du mouvement bénévole, n’hésitant pas à donner sans réserve sur le plan professionnel et personnel. Un service funèbre a été célébré en l’église de la paroisse Saint-François d’Assise (Ottawa), le samedi 10 mars.

Paru dans le Ottawa Citizen, le 25 février 2012. [traduction]

 


Hilde Houlding (1932-2012)

Hilde Houlding est décédée à son domicile de Calgary à l’âge de 79 ans des suites d’un cancer, aux premières heures du 1er janvier 2012. Membre honoraire à vie de l’Institut Vanier et ex-membre du conseil d’administration ainsi que du comité des programmes (1999-2005), elle laisse dans le deuil sa fille unique Tracy Houlding (Bruce Wilson) de Fredericton (N.-B.) et ses deux petits-enfants, Evan et Megan Houlding. Prédécédée par ses parents Cornelius et Katharina (Hildebrand) Bergen, ses deux frères Carl et Henry, ses six sœurs Mary, Catherine, Anne, Sally, Susan et Elizabeth, elle laisse derrière elle ses quatre frères Peter, Cornelius, William et Elvin, ses deux sœurs Helen et Trudy, ainsi que plusieurs neveux, nièces et parents par alliance. Son départ laisse aussi un grand vide parmi les nombreux membres de son cercle d’amis et de collègues.

Un service funèbre a été célébré à la chapelle Foster’s Garden, le jeudi 5 janvier 2012, à 10 h. Même si Hilde était une horticultrice hors pair qui appréciait les fleurs, la famille invite plutôt les personnes qui souhaitent faire un don à se tourner vers l’organisme Calgary Family Services.

Paru dans le Calgary Herald, 3 janvier 2011 [traduction]

 


Fred Elkin (décédé en 2011)

Fred Elkin, Ph. D., est décédé paisiblement à l’unité de soins palliatifs du Sunnybrook Veterans Centre, le jeudi 1er septembre 2011, à l’âge de 93 ans. Tendre époux de Sylvia, il avait été précédé dans la mort par sa première épouse Madge. Père et beau-père bien-aimé de Mark et Lee Elkin, de Lisa et Kevin Powell, et de Delia et Bill Barkley, il laisse aussi derrière lui ses petits-enfants adorés Kylie et Rebecca Elkin, Taylor, Lauren et Matthew Powell, de même que Solomon, Liam et Denzil Barkley.

Fred fut professeur émérite distingué et professeur de sociologie à l’Université McGill, ainsi qu’à l’Université de Montréal et à l’Université York. Né à Atlantic City (New Jersey) et ancien combattant de la Deuxième Guerre mondiale, il avait servi au sein de la Division du renseignement électromagnétique de l’Armée américaine. La dépouille de Fred a déjà été incinérée.

La famille Elkin a accepté les condoléances des proches le mercredi 7 septembre, de 14 h à 16 h, au salon funéraire Morley Bedford, 159, av. Eglinton O. Les personnes souhaitant témoigner leur sympathie par un don ont été invitées à le faire auprès de l’Institut Vanier de la famille.

Fred a été – et sera toujours – un personnage important dans l’histoire de l’Institut Vanier de la famille. Préalablement à la création de l’organisme en 1965, il avait signé un ouvrage marquant intitulé La famille au Canada, qui mettait en relief plusieurs réalités et statistiques au sujet du rôle des familles, des relations familiales et de la vie de famille au Canada dans les années 60.

Ainsi, il écrivait :

La famille n’est jamais restée invariable. Même lorsque la vie était très traditionnelle et très stable, les enfants ne reproduisaient jamais fidèlement leurs parents. Désormais, le changement est un concept clé pour tout observateur qui analyse la famille. La famille, à cause de ses fonctions essentielles, ne s’éteint pas; elle change. De façons diverses, elle s’adapte, se plie et, à son tour bien sûr, elle influence.

La famille au Canada, 1964

 


Doris Badir (1924-2011)

Doris Badir est décédée le 7 juin 2011 au terme d’une longue maladie. Elle laisse dans le deuil son époux bien-aimé et aidant dévoué, Magdy, sa fille Patricia, son gendre Erik, sa petite-fille Lucie, ses frères Jack et Gordon, ses belles-sœurs Bette et Laura, ses neveux et nièces Wendy, Shelley, David, Marjorie, Michael, Kristiane, Mickey, Alice, Magdy et Mira, les membres des familles Kieren et Morra, de même que plusieurs amis et collègues.

Doris est devenue professeure à l’Institut Macdonald d’économie familiale de l’Université de Guelph en 1953, après avoir obtenu un baccalauréat en sciences (spécialisation en économie) de l’Université du Manitoba (1945), de même qu’une maîtrise en sciences de l’éducation de la Syracuse University (1953). Elle était également titulaire d’une maîtrise en sciences de l’économie décernée par la London School of Economics (1963). Doris avait commencé à enseigner dès 1965 à l’Université de Waterloo. Deux ans plus tard, elle s’établissait à Edmonton pour y travailler à titre de professeure puis de doyenne du département d’économie familiale à l’Université de l’Alberta, et ce, jusqu’en 1986. Elle avait par la suite assumé les fonctions d’adjointe spéciale du président en matière d’équité en emploi, jusqu’à sa retraite en 1990. Elle a par ailleurs présidé l’Association canadienne d’économie familiale, de 1976 à 1978, ainsi que la Fédération internationale pour l’économie familiale, de 1988 à 1992. À ce titre, elle a contribué à la déclaration par les Nations Unies de l’Année internationale de la famille, en 1994. Elle a en outre siégé au conseil d’administration de l’Institut Vanier de la famille de 1980 à 1986.

Femme au tempérament sage et posé, Doris était appréciée non seulement au Canada, mais aussi dans de nombreux pays en voie de développement, reconnue notamment comme féministe infatigable et défenseure éloquente de la cause des enfants, particulièrement ceux vivant dans la pauvreté. Elle restera bien présente dans la mémoire des siens, qui la considéraient comme une personne aimante et engagée dans son rôle de mère, d’épouse, de grand-mère, de sœur et d’amie.