Faits vécus : La participation active des femmes d’origine ethnique au Canada

Emily Beckett

Les familles immigrantes représentent plus d’un cinquième de la population canadienne (22 %) et contribuent de manière unique et diversifiée à la vie dans les milieux de travail et les collectivités au pays((Pour en savoir davantage : Coup d’œil sur la diversité familiale au Canada (février 2018))). Malheureusement, certaines d’entre elles ne bénéficient pas d’une pleine inclusion sociale; par conséquent, leurs talents, leur voix et leurs points de vue sont souvent négligés.

Afin d’accroître la conscientisation quant à la réalité de ces familles et pour favoriser leur inclusion, l’Institut Vanier de la famille a conclu un partenariat avec l’initiative New Canadian Media (NCM) dans le cadre d’une série d’articles sur la participation active des femmes d’origine ethnique en Ontario (Ethnic Women Are Full Participants in Ontario). Axés sur la situation des femmes immigrantes au Canada, ces textes mettent en relief leurs réalités diverses, notamment sur les questions touchant l’établissement au Canada, l’exploration professionnelle et le cheminement de carrière, la santé mentale, les soins familiaux, les liens intergénérationnels, la violence familiale, etc.

Vous trouverez ci-dessous le résumé de certains des articles de cette série ainsi que les liens pour y accéder (la liste complète des articles figure sur le site Web de New Canadian Media).

 

Ethnic Women Are Full Participants in Canada (en anglais seul.)

Summer Fanous

Cet article de Summer Fanous sur la participation active des femmes d’origine ethnique au Canada souligne les nombreux jalons franchis par les femmes pour faire entendre leur voix au Canada et ailleurs. Malgré des progrès importants, il persiste encore des obstacles à l’emploi et au leadership pour plusieurs femmes, et le statut d’immigrant risque d’accentuer ces difficultés. L’auteure signe le premier d’une série d’articles pour donner voix au chapitre aux femmes immigrantes au Canada afin de favoriser les progrès constants à cet égard.

 

Adapting to a New Country (en anglais seul.)

Sukaina Jaffer

Dans cet article sur l’adaptation à un nouveau pays, Sukaina Jaffer relate le parcours de plusieurs femmes immigrantes en Ontario, qui ont dû s’adapter à leur nouvelle vie. La transition et l’intégration à un nouveau pays supposent un certain nombre d’ajustements et de mesures d’adaptation complexes et diverses, qui tiennent notamment à la disparition d’un cadre culturel familier, à certains écarts climatiques importants pour les arrivants de régions plus tempérées, ainsi qu’aux obstacles culturels liés à la langue et au logement. Selon l’auteure, les cercles sociaux et le soutien sont souvent insuffisants, ce qui mine le bien-être financier des immigrantes nouvellement arrivées au Canada, comme en témoigne l’une d’entre elles, qui évoque ses difficultés à ouvrir et à administrer un centre de massothérapie à Toronto. Sukaina Jaffer souligne par ailleurs que l’information disponible s’avère bénéfique aux immigrants, tout comme l’accès à des ressources, à des programmes et à un réseau social dans leur nouvelle collectivité.

 

Getting Ahead: Taking the First Career Steps (en anglais seul.)

Jennilee Austria

Jennilee Austria signe cet article sur l’amorce d’une carrière professionnelle pour les immigrants en recherche d’emploi au Canada, en s’intéressant à quelques-uns des obstacles qui les guettent. Plusieurs immigrants doivent s’en remettre à des « emplois de survie » pour pourvoir à leurs besoins et à ceux de leur famille, puisque certains employeurs refusent parfois de les embaucher faute d’« expérience canadienne » suffisante, sans égard à la formation et à l’expérience professionnelle acquises dans leur pays d’origine. Comme en témoignent les données de recherche, la difficulté de concilier les acquis et l’accès à l’emploi est fréquente parmi les immigrants : en 2011, parmi les femmes immigrantes de 24 à 35 ans ayant un diplôme d’une université hors du Canada ou des États-Unis, 43 % occupaient un poste nécessitant seulement des études secondaires (ou moins). Jennilee Austria constate que les programmes de mentorat ont joué un rôle central pour faire tomber divers obstacles pour les immigrants, en leur facilitant l’accès à des réseaux professionnels et en offrant aux participants la possibilité d’acquérir certaines compétences de « savoir-être » éventuellement utiles en milieu de travail.

 

Being Brown and Depressed (en anglais seul.)

Aparna Sanyal

Dans cet article sur la dépression et le racisme, Aparna Sanyal relate son expérience éprouvante en lien avec la maladie mentale, et raconte le manque généralisé de soutien ainsi que les microagressions raciales dont elle a été victime durant son intégration. L’auteure évoque la difficulté de trouver un emploi sûr à bon salaire dans son domaine, qui lui aurait procuré au surplus un milieu de travail stimulant et satisfaisant. Les sentiments d’isolement et d’aliénation sur les plans personnel et professionnel ont contribué à aggraver sa dépression chronique. Malgré ses nombreux symptômes, les professionnels de la santé de même que les policiers qu’elle a rencontrés ne lui ont proposé que peu de soutien ou de ressources pour faire face à ses difficultés.

 

Grandparents at Home: A Blessing

Asfia Yassir

La cohabitation au sein de ménages multigénérationnels est plus fréquente parmi les immigrants que chez leurs homologues nés au pays (comme l’illustre le document Coup d’œil sur la diversité familiale au Canada). Dans cet article sur la présence bénéfique des grands-parents à la maison, Asfia Yassir met en relief les avantages de vivre sous le même toit que des aînés de la famille, en soulignant que les grands‑parents qui sont en mesure de s’occuper des tout-petits contribuent à alléger les frais de garde incombant aux parents. Du reste, dans le cas des nouveaux arrivants qui pourraient se sentir isolés, les grands-parents offrent aussi une présence rassurante et une source de répit. Même si les aînés nécessitent souvent plus de soins et de soutien que les autres membres de la famille, les immigrants considèrent en général que leur présence représente somme toute un avantage plutôt qu’un fardeau.

 

Ontario’s Caregivers: Double the Work, Half the Benefits (en anglais seul.)

Shan Qiao

Les membres de la famille sont souvent les premiers à fournir ou à superviser les soins et, dans certains cas, à en payer la note. Dans cet article sur le fardeau qui incombe aux aidants ontariens en dépit de certains compromis, Shan Qiao expose la situation de plusieurs femmes immigrantes ayant assumé une charge de soins auprès d’un membre de la famille, en soulignant que le fardeau accru à la maison risque aussi de peser sur le budget et de limiter le temps disponible à l’aidant pour se consacrer à d’autres responsabilités. Occuper un emploi à l’extérieur du foyer s’avère non seulement bénéfique pour les aidants sur le plan financier, mais aussi du point de vue affectif et psychologique. L’article illustre le cas d’une femme qui a tiré parti des programmes et des ressources du réseau de soins de santé pour assumer un rôle plus large que celui d’aidante auprès de son mari. Shan Qiao s’intéresse par ailleurs au double rôle qui revient aux femmes au sein de la famille lorsqu’il s’agit des soins. À l’instar de l’une des femmes citées dans cet article, de nombreuses autres se trouvent dans l’impossibilité d’assumer une pleine charge de soins auprès d’un membre de la famille.

 

Understanding the Roots of Abuse (en anglais seul.)

Tazeen Inam

Dans ce texte visant à mieux comprendre les racines de la maltraitance, Tazeen Inam évoque diverses réalités et statistiques relativement à la violence familiale dans les ménages d’immigrants au Canada, ainsi que les obstacles qui se posent à cet égard. Le nombre de femmes victimes d’homicide est en forte hausse depuis le début de 2018, alors que cinq femmes ont été tuées récemment en seulement six jours en Ontario. Que ce soit à cause de la dépendance financière, de la barrière linguistique ou d’une méconnaissance des ressources communautaires, certaines femmes immigrantes éprouvent plus de difficultés à bénéficier des ressources et d’un environnement sécuritaire, et sont parfois plus vulnérables aux situations de violence. Les récits de cas vécus sont susceptibles d’atténuer certains traumatismes et de consolider l’estime de soi chez les personnes ayant vécu des situations similaires.

 

La série Ethnic Women as Active Participants in Ontario propose une vingtaine d’articles, qui sont disponibles à partir du site Web de New Canadian Media.

 

Pour en savoir davantage au sujet de la diversité familiale et des familles immigrantes au Canada :

 


Emily Beckett est une auteure professionnelle et habite à Ottawa (Ontario).

Publié le 26 juin 2018




Faits et chiffres : les familles autochtones au Canada

L’Institut Vanier de la famille reconnaît et valorise la place des familles autochtones au Canada, qui portent toute la richesse et le dynamisme des nations vivant sur le territoire depuis des temps immémoriaux((Autorité sanitaire des Premières Nations (ASPN), « FNHA and the Truth and Reconciliation Commission Report » dans First Nations Health Authority Support for Truth and Reconciliation Recommendations (2015). Lien : https://bit.ly/2JsrmxC)). À l’heure d’engager un dialogue avec les communautés autochtones pour jeter les bases d’un ensemble de données qui serviront à étayer un processus décisionnel factuel, nous reconnaissons l’importante diversité des réalités et des expériences des peuples autochtones, notamment les familles des Premières Nations, des Métis et des Inuits. Par conséquent, la présentation des données et des statistiques dans cette ressource est axée sur des groupes ciblés, dans la mesure du possible.

Comme toutes les familles du Canada, les familles autochtones se caractérisent par leur grande diversité et leur volonté de s’adapter ou de réagir aux tendances socioéconomiques, culturelles et contextuelles. Le document Faits et chiffres : les familles autochtones au Canada met en relief diverses données de Statistique Canada illustrant les réalités familiales propres aux Autochtones du Canada.

Quelques faits saillants((Pour plus de détails sur les sources d’informations, consultez le feuillet de renseignement.))…

  • En 2016, environ 977 000 Canadiens s’identifiaient aux Premières Nations, 758 000 aux Métis et 65 000 aux Inuits, soit des populations à croissance rapide qui devraient représenter collectivement 2,0 à 2,6 millions de personnes d’ici 2036.
  • En 2016, l’âge moyen parmi les Premières Nations (30,6 ans), les Métis (34,7 ans) et les Inuits (27,7 ans) au Canada était inférieur de près de dix ans à celui de leurs homologues non autochtones (40,9 ans).
  • En 2016, la proportion des enfants de 4 ans et moins vivant avec au moins un de leurs grands-parents était de 21 % chez les Premières Nations, de 11 % chez les Métis et de 23 % chez les Inuits (soit des proportions plus élevées que chez leurs homologues non autochtones, à 10 %).
  • En 2016, 23 % des Premières Nations, 9 % des Métis et 41 % des Inuits vivaient dans un logement surpeuplé, comparativement à 9 % chez leurs homologues non autochtones.
  • En 2016, plus de la moitié (51 %) de tous les enfants de 4 ans et moins en foyers d’accueil au Canada étaient Autochtones, même si ceux-ci ne représentaient que 7,7 % de tous les enfants de ce groupe d’âge.

 

Téléchargez le document Faits et chiffres : les familles autochtones au Canada (juin 2018), publié par l’Institut Vanier de la famille.

La terminologie employée pour désigner les peuples autochtones et leur identité est en constante évolution. Nous avons cherché à cerner et à privilégier la terminologie la plus actuelle tout en admettant qu’il existe toujours des préférences personnelles et diversifiées. Au fil de ce dialogue, n’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires, à l’adresse : publications@institutvanier.ca.

Cette publication bilingue sera régulièrement mise à jour en fonction des nouvelles données. Souscrivez à notre infolettre mensuelle pour rester au fait des actualités et vous renseigner au sujet des publications, des projets et des initiatives de l’Institut Vanier.

 


Publié le 13 juin 2018




La Journée internationale des familles 2018 met l’accent sur les familles et les sociétés inclusives

Le 15 mai de chaque année, la Journée internationale des familles est l’occasion de souligner et de célébrer le rôle que jouent les familles dans la vie des individus, des communautés et de la société dans son ensemble. Les familles au Canada sont diversifiées, uniques, complexes et évolutives. Or, reconnaître et célébrer la diversité familiale est essentiel à la construction d’une société dans laquelle toutes les familles peuvent pleinement s’intégrer et s’épanouir, et la célébration de cette année, qui a pour thème « Familles et sociétés inclusives », sera l’occasion de réfléchir à cette importante réalité.

Depuis plus de cinquante ans, l’Institut Vanier de la famille s’emploie à observer, à étudier et à analyser les tendances touchant les familles et la vie de famille au Canada. Dès la première heure, le constat a toujours été sans équivoque : la réalité des familles est à visages multiples, puisque leur diversité n’a d’égal que celle des gens qui les composent.

Nos vies, nos milieux de travail et nos collectivités bénéficient de la participation unique de chacun de nos proches, que ce soit nos parents, nos enfants, nos grands-parents, nos arrière-grands-parents, nos oncles et tantes, nos frères et sœurs, nos cousins et nos amis ainsi que nos voisins, partout au pays. Ensemble, ces personnes forment un canevas de relations où nos familles prennent vie, lesquelles se redessinent suivant l’adaptation progressive de leurs membres en réaction aux forces socioéconomiques, culturelles et contextuelles en présence.

Pour en savoir davantage au sujet de la diversité familiale au Canada, consultez les ressources ci-dessous qui proposent, selon diverses formules, des renseignements et des perspectives sur la famille et la vie familiale :

Coup d’œil sur la diversité familiale au Canada (ressource statistique)

Aperçu statistique sur la diversité familiale au Canada, proposant un portrait élargi et plus détaillé des familles modernes au Canada, et de certaines tendances qui contribuent à définir notre paysage familial dynamique et en constante évolution.

La diversité familiale au Canada : mise à jour au Recensement de 2016 (fiche infographique)

Un profil de la diversité familiale au Canada, à partir de données sur les structures familiales, la réalité des familles, les modes de cohabitation ou encore les caractéristiques individuelles des membres de la famille, comme leurs antécédents ethnoculturels, leur statut d’immigrant, leur orientation sexuelle ou leurs aptitudes particulières.

Ligne du temps interactive sur les familles au Canada (ressource en ligne)

Cette ressource en ligne publiée par l’Institut Vanier met en lumière certaines tendances touchant divers volets, comme la maternité et la paternité, les relations familiales, les modes de cohabitation, les enfants et les aînés, la conciliation travail-vie personnelle, la santé et le bien-être, les soins familiaux, etc.

Les mots pour le dire : définir la famille dans la diversité sociale (article de Transition)

Le regretté Alan Mirabelli, ex-directeur général de l’Institut Vanier (volet administratif), traite de la diversité familiale, de la définition fonctionnelle de la famille préconisée par l’Institut, et des avenues favorables à l’inclusion.

Les couples modernes au Canada : recensement de 2016 (fiche infographique)

Sommaire statistique en deux pages à propos des couples modernes au Canada, proposant diverses données sur les différentes relations de couple, la parentalité, le travail et la famille, la diversité au sein des couples ou encore les tendances affectant les situations matrimoniales.

Andrew Solomon – La diversité, la différence, l’incapacité et les familles (vidéo)

Conférencier et auteur primé, Andrew Solomon, Ph. D., présente une conférence des plus inspirantes sur la diversité, la différence et l’incapacité à l’occasion de la Conférence sur les familles au Canada 2015.

La famille canadienne : redéfinir l’inclusion (vidéo)

Table ronde organisée en juin 2017 par l’organisme Racines de l’empathie (avec la participation de la directrice générale de l’Institut, Nora Spinks), qui réunissait divers leaders et éducateurs pour discuter de diversité, d’inclusion et des familles modernes au Canada.

La vie à la ferme et les familles au Canada (fiche infographique)

Bref portrait des familles d’agriculteurs et des changements qui les touchent depuis quelques décennies, notamment à partir de données démographiques sur les familles et les ménages d’agriculteurs de même que sur l’évolution de la conciliation travail-famille.

Coup d’œil sur les familles des militaires et des vétérans au Canada (ressource statistique)

Aperçu statistique des familles des militaires et des vétérans au Canada, à partir de données et d’études diverses sur la composition de ces familles et leurs relations familiales, et sur l’impact de la vie militaire pour leur bien-être.

Comme en témoignent les recherches, les données et les discussions présentées dans ces ressources, la diversité demeure l’une des caractéristiques centrales de la vie familiale, qu’il s’agisse des familles d’hier et d’aujourd’hui, ou de celles des générations à venir. En somme, cette réalité alimente le dynamisme de la société canadienne en pleine évolution.

Téléchargez cette liste de ressources.

Selon les mots de Son Excellence le très honorable David Johnston, ex-gouverneur général du Canada, à l’occasion de la Conférence sur les familles au Canada 2015 : « Les familles, peu importe leur origine ou leur composition, apportent une couleur nouvelle et particulière à la tapisserie canadienne diversifiée ».

 


Publié le 15 mai 2018




Les familles au Canada : les parents s’organisent

En lien avec la publication demain du budget fédéral et des rumeurs concernant l’instauration d’un nouveau congé parental pour l’autre parent (congé de paternité), l’Institut Vanier de la famille a colligé diverses données et statistiques récentes sur les questions touchant le travail, la famille et la paternité d’aujourd’hui au Canada.

Vous trouverez ci-dessous des perspectives et des renseignements actuels à propos des parents au Canada et des forces socioéconomiques, culturelles et contextuelles qui contribuent à définir la vie de famille, et vice-versa.

Les femmes, le travail et la famille

  • En 2017, le taux de participation au marché du travail parmi les femmes de 25 à 54 ans se situait à environ 83 % (en hausse constante depuis 1976, alors à seulement 52 %)((Statistique Canada, Enquête sur la population active (EPA), estimations selon le sexe et le groupe d’âge détaillé, tableau CANSIM no 282-0002. (Dernière mise à jour au 5 janvier 2017.) Lien : http://bit.ly/2AQ30XA)).
  • En 2016, le taux de participation au marché du travail des mères dont le plus jeune enfant était âgé de moins de 6 ans se chiffrait à 73 % (par rapport à 36 % en 1976)((Institut canadien de la santé infantile, « Module 8, Section 2: Labour Force Participation Rate » dans The Health of Canada’s Children and Youth: A CICH Profile (2018). Lien : http://bit.ly/2oq4xyZ)).
  • En 2017, les femmes représentaient les trois quarts (74 %) des travailleurs à temps partiel de 25 à 54 ans (contre 89 % en 1976)((Statistique Canada, Enquête sur la population active (EPA), estimations selon le sexe et le groupe d’âge détaillé.)).
  • En 2015, 69 % des familles formées d’un couple avec enfants comptaient sur deux soutiens (comparativement à 36 % en 1976)((Statistique Canada, « L’essor de la famille à deux revenus avec enfants » dans Mégatendances canadiennes, no 11-630-X au catalogue de Statistique Canada (30 mai 2016). Lien : http://bit.ly/1spgLXV)).
  • En 2015-2016, les familles qui ont reçu à la fois des prestations de maternité et parentales de l’AE ont utilisé en moyenne 47 semaines sur une base familiale (sur les 50 semaines disponibles)((Emploi et Développement social Canada, Rapport de contrôle et d’évaluation de l’assurance-emploi pour l’exercice financier commençant le 1er avril 2015 et se terminant le 31 mars 2016 (10 mai 2017). Lien : http://bit.ly/2osGE9I)).

Fécondité

  • En 2014, 44 % de toutes les nouvelles mères ayant donné naissance à leur premier enfant avaient passé le cap de la trentaine (contre 28 % en 1994)((Statistique Canada, Naissances vivantes, selon l’âge et la parité de la mère, Canada, tableau CANSIM no 102-4508. (Dernière mise à jour au 26 avril 2017.) Lien : http://bit.ly/2HPRuio)).
  • En 2014, les femmes de 30 à 34 ans ont engendré 35 % de toutes les naissances (soit près de trois fois plus qu’en 1970, à 14 %)((Statistique Canada, Naissances vivantes, selon l’âge et la parité de la mère, Canada.)).
  • En 2014, les femmes dans la quarantaine ont engendré 3,6 % de toutes les naissances (soit plus du double qu’en 1994, à 1,4 %)((Statistique Canada, Naissances vivantes, selon l’âge et la parité de la mère, Canada.)).

 

Les nouveaux pères et les relations familiales

  • En 2016, 30 % de tous les nouveaux pères au Canada déclaraient avoir pris un congé parental ou en avoir l’intention (par rapport à seulement 3 % en 2000)((Statistique Canada, « Enquête sur la couverture de l’assurance-emploi, 2016 » dans Le Quotidien (15 décembre 2016). Lien : http://bit.ly/2Dhy43R)), ((Katherine Marshall, « Utilisation par les pères des congés parentaux payés » dans L’emploi et le revenu en perspective, no 75-001-X au catalogue de Statistique Canada (juin 2008). Lien : http://bit.ly/2qowqpg)).
    • Cette hausse à l’échelle nationale est principalement attribuable à l’augmentation marquée du nombre de pères qui bénéficient d’un congé au Québec, suivant l’instauration du Régime québécois d’assurance parentale (RQAP) en 2006.
      • En 2016, 80 % des pères québécois disaient avoir pris un congé parental ou en avoir l’intention (comparativement à 28 % en 2005)((Statistique Canada, « Enquête sur la couverture de l’assurance-emploi, 2016 ».)).
      • Hors Québec, la proportion de nouveaux pères ayant bénéficié d’un congé parental (ou qui en avaient l’intention) est passée de 11 % à 13 % au cours de la même période((Statistique Canada, « Enquête sur la couverture de l’assurance-emploi, 2016 ».)), ((Katherine Marshall, 2008.)).
  • En 2015-2016, 14 % des demandes de prestations parentales ont été faites par des hommes((Emploi et Développement social Canada, 2017.)).
  • D’après une étude parue en 2015, il existe un « impact important et persistant » au Québec dans les rapports hommes-femmes au cours des trois années suivant un congé de paternité en vertu du régime québécois((Ankita Patnaik, « “Daddy’s Home!” Increasing Men’s Use of Paternity Leave », document d’information préparé à l’intention du Council on Contemporary Families (2 avril 2015). Lien : http://bit.ly/1Igwa0Y)).
    • Les pères ayant pris un congé sont ensuite susceptibles de s’impliquer davantage dans les tâches ménagères (et ils y consacrent 23 % plus de temps).
    • En contrepartie, les mères sont plus susceptibles de participer au marché du travail. De plus, les pères québécois ayant bénéficié du RQAP passaient en moyenne une demi-heure de plus par jour à la maison comparativement aux pères hors Québec.
    • Selon une récente étude publiée par Statistique Canada, 41 % des répondants parmi les pères québécois affirmaient en 2015 avoir participé au nettoyage, à la lessive et à d’autres travaux ménagers le jour même (soit une moyenne beaucoup plus élevée que dans d’autres régions canadiennes, où ce taux oscillait entre 25 % et 35 %)((Patricia Houle, Martin Turcotte et Michael Wendt, « Évolution de la participation des parents aux tâches domestiques et aux soins des enfants de 1986 à 2015 » dans Mettre l’accent sur les Canadiens : résultats de l’Enquête sociale générale, no 89‑652-X au catalogue de Statistique Canada (1er juin 2017). Lien : http://bit.ly/2qKJnuu)).

 

Diversité parentale

  • En 2016, le Canada comptait près de 73 000 familles formées d’un couple homosexuel, c’est-à-dire 0,9 % de tous les couples (soit un bond de 61 % par rapport à 2006).
    • 12 % des couples homosexuels élevaient des enfants (contre 8,6 % en 2001), dont les quatre cinquièmes étaient des couples féminins.
    • Plus de 10 000 enfants de 0 à 14 ans vivaient au sein de familles formées d’un couple de même sexe((Statistique Canada, « Recensement en bref : Les couples de même sexe au Canada en 2016 » dans Produits analytiques, Recensement de 2016 (2 août ). Lien : http://bit.ly/2vi9a2o)).

Ménages multigénérationnels

  • En 2016, le Canada comptait 404 000 ménages multigénérationnels (regroupant au moins trois générations), soit 2,9 % de tous les ménages.
    • Quelque 2,2 millions de Canadiens vivaient au sein de ménages multigénérationnels, soit 6,3 % de la population canadienne (contre 4 % en 2001).
  • En 2016, environ 15 % des enfants issus de l’immigration vivaient au sein d’un ménage multigénérationnel((Statistique Canada, « Recensement en bref : Les enfants issus de l’immigration : un pont entre les cultures » dans Produits analytiques, Recensement de 2016, no 98-200X-2016-015 au catalogue de Statistique Canada (25 octobre 2017). Lien : http://bit.ly/2liEtq4)).
  • En 2011…
    • 22 % des grands-parents inuits cohabitaient avec leurs petits-enfants;
    • 14 % des grands-parents des Premières Nations vivaient sous le même toit que leurs petits-enfants;
    • 5 % des grands-parents métis partageaient le même ménage que leurs petits-enfants.
      • À titre comparatif, cette situation touchait 3,9 % des grands-parents non autochtones durant la même année((Anne Milan, Nadine Laflamme et Irene Wong, « Étude : Les grands-parents qui vivent avec leurs petits-enfants, 2011 » dans Regards sur la société canadienne, no 75-006-X au catalogue de Statistique Canada (avril 2015). Lien : http://bit.ly/2E3xAib)).

 

Pour en savoir davantage au sujet de la diversité familiale au Canada :

 

Si vous souhaitez solliciter une entrevue avec la directrice générale de l’Institut Vanier, Nora Spinks, veuillez écrire à l’adresse : lsteele@institutvanier.ca.

 


Publié le 26 février 2018




Ligne du temps interactive sur les familles au Canada

Il y a cinquante ans, il aurait été difficile d’imaginer la société et les familles d’aujourd’hui, et encore plus de les comprendre. Des données montrent que les familles et la vie de famille au Canada ont gagné en diversité et en complexité au fil des générations, et cet état de fait s’illustre particulièrement lorsque l’on s’intéresse aux grandes tendances à long terme.

Malgré l’évolution des familles, ces dernières ont toujours eu le même impact au fil des ans. De fait, compte tenu des divers rôles et fonctions qu’elles remplissent au bénéfice des individus ou des collectivités, les familles demeurent encore et toujours la pierre d’assise de notre société et le moteur de notre économie, et occupent une place centrale dans nos vies.

Notre Ligne du temps interactive sur les familles au Canada permet de mieux comprendre l’évolution des familles au Canada depuis un demi-siècle. Cette ressource en ligne publiée par l’Institut Vanier met en lumière certaines tendances touchant divers volets, comme la maternité et la paternité, les relations familiales, les modes de cohabitation, les enfants et les aînés, la conciliation travail-vie personnelle, la santé et le bien-être, les soins familiaux, etc.

Consultez la Ligne du temps interactive sur les familles au Canada*

 

Liste complète des sujets :

  • Maternité
    • Âge maternel
    • Fécondité
    • Participation au marché du travail
    • Éducation
    • Mères au foyer
  • Paternité
    • Relations familiales
    • Emploi
    • Soins et travail non rémunéré
    • Travail-vie personnelle
  • Démographie
    • Espérance de vie
    • Aînés et personnes âgées
    • Enfants et jeunes
    • Familles d’immigrants
  • Familles et ménages
    • Structure familiale
    • Budget de la famille
    • Taille des ménages
    • Logement
  • Santé et bien-être
    • Bébés et naissances
    • Santé
    • Espérance de vie
    • Mort et fin de vie

Toutes les références relativement aux statistiques illustrées dans la Ligne du temps interactive sur les familles au Canada sont accessibles ici.

 

* Nota : La ligne du temps n’est accessible qu’à partir d’un ordinateur de bureau. Elle ne fonctionne pas sur les téléphones intelligents.


Publié le 8 février 2018