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La famille compte 2024 : nouvelle ressource sur la structure des familles, disponible dès maintenant

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La famille compte 2024 est disponible dès maintenant.

Projets

La famille compte 2024

Cette nouvelle ressource de l’Institut Vanier explore l’évolution, la continuité et la complexité des familles au Canada au cours des trois dernières décennies. Publié à l’occasion du 30e anniversaire de l’Année internationale de la famille, le rapport La famille compte 2024 brosse un portrait statistique des familles au pays, en plus de mettre en relief les tendances au fil du temps et leur incidence sur les familles et la vie de famille.

Chapitre 9 – Le chemin vers la recomposition familiale a changé

Si les familles recomposées ont toujours fait partie du paysage familial du Canada, les circonstances menant à leur formation ont changé au fil des générations. À l’instar des familles monoparentales, les familles recomposées se formaient autrefois après le décès du ou de la partenaire de vie. Dans le contexte actuel, alors que les taux de divorce sont relativement plus élevés et que la mortalité est en baisse (particulièrement la mortalité liée à la maternité), les familles recomposées se forment désormais généralement à la suite d’un divorce ou d’une séparation1.

Selon les données du Recensement de 2021, le Canada compte plus de 500 000 familles recomposées2. Une famille recomposée est une famille formée d’un couple avec enfants, qui comprend au moins un enfant (biologique ou adopté) d’un seul des partenaires dont la naissance ou l’adoption est survenue avant la relation actuelle. Les partenaires des familles recomposées peuvent être mariés ou vivre en union libre.

En 2021, les familles recomposées représentaient 8,4 % de l’ensemble des familles formées d’un couple avec enfants de tous âges, comparativement à 9,0 % en 20112. Près de 4 couples de même genre sur 10 (39 %) ayant des enfants de tous âges formaient des familles recomposées en 2021, contre 12 % des couples de genre différent avec enfants3.

Dans le recensement, les demi-frères et demi-sœurs par alliance sont définis comme ceux et celles qui vivent au sein du même ménage, sans toutefois avoir les mêmes parents biologiques ou adoptifs. Par demi-frères et demi-sœurs biologiques ou adoptifs, on entend plutôt les frères et sœurs qui vivent dans le même ménage et qui ont en commun un parent biologique ou adoptifa. En 2021, environ les deux tiers (65,2 %) des enfants de à 14 ans vivant dans une famille recomposée avaient au moins un demi-frère ou une demi-sœur biologiques, adoptifs ou par alliance4. Les 37,5 % restants n’en avaient aucun.

Parmi les couples avec enfants, ceux qui vivaient en union libre en 2021 étaient plus de quatre fois plus susceptibles de former des familles recomposées (31,0 %) que leurs homologues mariés avec enfants (7,3 %)2. Ainsi, les parents auraient tendance à opter pour l’union libre lorsqu’ils s’engagent dans une nouvelle relation.

Pourquoi s’en préoccuper?

Former une famille recomposée constitue un changement de vie important qui a une incidence sur l’ensemble des membres de la famille. Les partenaires de vie endossent ainsi le rôle de beaux‑parents, et les enfants voient l’arrivée de nouveaux frères et sœurs, en plus d’être souvent appelés à déménager dans une autre maison. Au cours du processus d’adaptation, les responsabilités et les relations se transforment, et il peut s’écouler plusieurs années avant que la famille recomposée ne se perçoive comme une famille unie.

On avait autrefois tendance à dépeindre les beaux-parents de manière négative dans la culture populaire et le folklore, les présentant comme des êtres méchants maltraitant les enfants de leur partenaire. La perception que l’on a d’eux s’est grandement transformée au fil des ans, passant d’une représentation négative stéréotypée au rôle valorisé et reconnu de seconds parents. Malgré une telle évolution, les décideurs et les tribunaux peinent toujours à composer avec la complexité qui caractérise les familles recomposées, en particulier en ce qui concerne les droits et les responsabilités des beaux-parents.

Source : Statistique Canada. (13 juillet 2022). Seul chez soi : Le nombre de personnes vivant seules est plus élevé que jamais, mais les colocataires sont le type de ménage qui connaît la plus forte croissance. Le Quotidien4.

Source : Statistique Canada. (13 juillet 2022). Seul chez soi : Le nombre de personnes vivant seules est plus élevé que jamais, mais les colocataires sont le type de ménage qui connaît la plus forte croissance. Le Quotidien4.


a Dans un tel contexte, les enfants adoptifs sont traités de la même manière que les enfants biologiques.


Références
  1. Vézina, M. (2012). Être parent dans une famille recomposée : un profil. Enquête sociale générale de 2011 : Aperçu des familles au Canada. https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/89-650-x/89-650-x2012002-fra.htm ↩︎
  2. Statistique Canada. (13 juillet 2022). Tableau 98-10-0124-01 Structure de la famille de recensement y compris de l’information détaillée sur les familles recomposées, nombre d’enfants, nombre moyen d’enfants et âge du plus jeune enfant : Canada, provinces et territoires, régions métropolitaines de recensement et agglomérations de recensement. https://doi.org/10.25318/9810012401-fra ↩︎
  3. Statistique Canada. (13 juillet 2022). État de l’union : Le Canada chef de file du G7 avec près du quart des couples vivant en union libre, en raison du Québec. Le Quotidien. https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/220713/dq220713b-fra.htm ↩︎
  4. Statistique Canada. (13 juillet 2022). Seul chez soi : Le nombre de personnes vivant seules est plus élevé que jamais, mais les colocataires sont le type de ménage qui connaît la plus forte croissance. Le Quotidien. https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/220713/dq220713a-fra.htm?indid=32985-4&indgeo=0 ↩︎