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La famille compte 2024 : nouvelle ressource sur la structure des familles, disponible dès maintenant

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La famille compte 2024 est disponible dès maintenant.

Projets

La famille compte 2024

Cette nouvelle ressource de l’Institut Vanier explore l’évolution, la continuité et la complexité des familles au Canada au cours des trois dernières décennies. Publié à l’occasion du 30e anniversaire de l’Année internationale de la famille, le rapport La famille compte 2024 brosse un portrait statistique des familles au pays, en plus de mettre en relief les tendances au fil du temps et leur incidence sur les familles et la vie de famille.

Chapitre 2 – Les couples se marient à un âge plus avancé

Si par le passé, le mariage était considéré comme une étape préalable à la vie de famille, c’est actuellement toujours le cas pour de nombreuses personnes. Depuis les années 1970, les couples sont toutefois de moins en moins enclins à se marier et une proportion croissante d’entre eux choisissent de vivre en union libre. Les données montrent que les personnes qui choisissent aujourd’hui de « se passer la bague au doigt » – que ce soit ou non la première fois – le font généralement à un âge plus avancé.

En 2021, parmi les personnes de 15 ans et plus au Canada, près de 6 sur 10 (56,9 %) étaient en couple,à savoir mariées ou en union libre1. Plus des trois quarts (77 %) des couples vivant ensemble en 2021 étaient mariés, comparativement à 94 %en 19812. En 2020, l’âge moyen des personnes mariées était de 34,8 ans, soit une hausse de 3,5 ans par rapport à 31,3 ansen 19943. Au cours de cette période, l’âge moyen au premier mariage a également augmenté, passant de 27,8 à 31,2 ans.

Les taux de nuptialité par âge fournissent des renseignements supplémentaires sur le moment du mariage. Ceux-ci témoignent d’un déclin dans l’ensemble des tranches d’âge au cours des trois dernières décennies, particulièrement chez les moins de 30 ans. Le recul le plus considérable à jamais enregistré au pays a eu lieu en 2020, lorsque les mesures de santé publique visant à limiter la propagation de la COVID-19 ont entraîné la fermeture des lieux de rassemblement publics2.

Divers facteurs sociaux, démographiques et culturels ont contribué au fait que les couples se marient à un âge plus avancé. Ces facteurs sont également à l’origine de l’évolution similaire de certaines transitions importantes qui surviennent désormais plus tard dans la vie, notamment le départ du domicile parental, l’arrivée d’un enfant et l’achat d’une maison. Il y a 30 ans, l’un des principaux facteurs était le nombre croissant de remariages survenant à un âge plus avancé. La libéralisation du divorce en 1968 a entraîné une augmentation du nombre de personnes contractant un deuxième ou troisième mariage après avoir divorcé de leur conjoint précédent2 – ce qui a fait augmenter l’âge moyen au mariage. La popularité croissante des unions libres est aujourd’hui devenue l’un des principaux moteurs des mariages plus tardifs.

En outre, de plus en plus de jeunes poursuivent des études postsecondaires et ont tendance à lancer leur carrière avant d’envisager le mariage. En raison de certains facteurs économiques, comme les coûts élevés du logement et de l’enseignement postsecondaires, les jeunes couples peinent souvent à économiser suffisamment d’argent pour fonder un foyer et acquérir une stabilité financière avant de se marier. Bon nombre d’entre eux préfèrent d’abord favoriser leur développement personnel, apprendre à mieux se connaître, et trouver le bon ou la bonne partenaire avant de formaliser un engagement à long terme, tel que le mariage.

Pourquoi s’en préoccuper?

Comme le mariage était autrefois une étape préalable à la venue d’enfants, celui-ci survenait à un bien plus jeune âge. Aujourd’hui, les couples ont tendance à repousser le moment du mariage, ayant en tête avant tout de satisfaire d’autres aspirations. Et même lorsqu’ils envisagent le mariage, la plupart des jeunes préfèrent désormais « tester » une première cohabitation avec leur partenaire avant de s’engager formellement, ce qui a pour effet de repousser l’âge moyen du mariage. Or, comme le risque de divorce diminue lorsque les partenaires sont plus âgés, cette évolution pourrait se traduire par des mariages en moyenne plus durables4.

Source : Statistique Canada. (14 novembre 2022). Âge moyen et âge médian au mariage, selon l’état matrimonial légal3.

Source : Statistique Canada. (14 novembre 2022). Nombre de personnes qui se sont mariées une année donnée et taux de nuptialité pour 1 000 personnes non mariées, selon le groupe d’âge et l’état matrimonial légal5.


Références
  1. Statistique Canada. (29 mars 2023). Tableau 98-10-0132-01 État matrimonial, groupe d’âge et genre : Canada, provinces et territoires et régions économiques. https://doi.org/10.25318/9810013201-fra ↩︎
  2. Statistique Canada. (14 novembre 2022). Moins de « Oui, je le veux » : baisse historique des nouveaux mariages durant la première année de la pandémie. Le Quotidien. https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/221114/dq221114b-fra.htm ↩︎
  3. Statistique Canada. (14 novembre 2022). Tableau 39-10-0056-01 Âge moyen et âge médian au mariage, selon l’état matrimonial légal. https://doi.org/10.25318/3910005601-fra ↩︎
  4. Clark, W., et Crompton, S. (28 juin 2006). Jusqu’à ce que la mort nous sépare? Le risque de dissolution du premier et du deuxième mariage au Canada. Tendances sociales canadiennes. https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/11-008-x/2006001/9198-fra.htm ↩︎
  5. Statistique Canada. (14 novembre 2022). Tableau 39-10-0057-01 Nombre de personnes qui se sont mariées une année donnée et taux de nuptialité pour 1 000 personnes non mariées, selon le groupe d’âge et l’état matrimonial légal. https://doi.org/10.25318/3910005701-fra ↩︎